‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 139 sur 152 · De carn. Christ., xv · texte numérisé non relu

De carn. Christ., xv

426 JSUS-CmlST.

A tous ces titres, le culte de la vierge Marie, MitRE tE Dmu, a grandi dans le monde, comme le palladium de la foi.

M. lenan, donc, devait le iustifier une fois de plus, en attaquant la di,Anité de J  s u s- C n R t s x, dans la virginité de MIUE.

M«,is, battu à l'avance dans ses prédécesseurs, il n'a fidt voir que sa faiblesse, et que la force de la vérité à laquelle il s'est heurté.

A, quatrième siècle, nn certain llêlvidius se fit un nom moqué, par la pauvreté et l'ignorance des arguments dont ilattaqua la irginité de MARIE. Saint Jérbme le confondit à jamais ; et depnis lors, catholiques et protestants n'ont rappelé son entreprise que pour la mépriser. -- « lldvidius s'est montré par trop igno- « tant, dit Calviu, de dire que Marie a eu plusieurs fils, « parce qu'il est fait mention en quelques endroits « des fl'ères du Christ. Nous avons déjà dit, en effet, « que selou la coutume des Hébreux, on appelle frères « tous parents . » Ajoutons que les-frères de J¢sus sont nommés dansl'Évangile pal" leurs noms, comme fils de Marie de Cléophas, sœur de M, ,E, mère de JsJs,

t. Comment. sur l'harm. Arang., p. 28i. -- Le nom de frëre, pour cousin, n'élait pas seulement d'usage chez les Hébreux, mais aussi chez les Grecs et les Romains. 0uem Jesu raSTrEt id est COiN$OBBIUI, loquendi genere etiam 6reecis et Itomanis noto,

LA VIERGE MARIE

et par conséquent, comme n'étant littéralement que les cousins gcrmains de Js ts.

Il fandrait 6trepar trop ignorant pour ne pas savoir cela, on par trop se moquer du public pour le taire. Aussi M. lenan s'exAcure-t-il à ce snjet.

« Marie, en effet, dit-il, avait une sœur nommée « aussi Marie, qui épousa un certain Alphée ou CIC- « phas, et fut mère de plusieurs fils, qui jouèrent nn « rble considérable parmi les disciples de Jéstts. Ces « cousins germains.., prirent le titre de frères du Sei- « gneur . )) léanmoins, M. Renan reprend en sous-oeuvre la tentative d'Helvidius. Il ne peut se résigner à la virginité de M.R r; ; ct sa critique insoumise autant qu'impuissantc, se replie en machinations insidieuscs contre ce talon virginal dont il a été écrit: [psa conteret caput tuum, et tu insidiaberis calcaneo ejus  Donnons notre attention à ce spectacle ; il est triste, mais des plus instruetifs.

« La famille, dit M. Renan, qu'elle provînt d'un ou « de plusieurs mariages, était assez mombreuse. Jésus

dit Grotius. -- Aujourd'hui encore, en Russie, il n'existe pas de nom pour signifier cousin, cousin germain, etc. On al)pelle [rdre tous les proches parents, l'our dislinguer les fl'ères lWOlwement dits des cousins, on dit : l)'ère de përe.

Page 1