I. Introduction, p. xv
LA IÉTHODE. 81 « la philosophie interprétera dans un sens de plus en « plus raffiné. Il a pour lui une longue prescription ; le « supprimer serait dérouter l'humanité et se séparer « par le langa$e des simples qui adorent si bien à leur « manière'. »
Quant au mot divb, il veut une tout autre explication.
Je dois une réparation à M. lenan. Il n'est pas athéc. Il est panthéise.
Il est vrai que l'athée est celui qni nie que l'univers ait un Auteur et un Maître; et que le panthéiste est celui qui nie que l'uni,«ers ait un Ateur et un Maitre : ce en quoi ils se ressemblent fort, comme on le voit. Mais l'athée se borne à nier Dieu et le panthéiste en hérite. Le premier le détr6ue, le second se met eu sa place. Celui-là le supprime, et celui-ci l'absorbe. Le panthéisle garde de Dieu ce qu'il en faut pour diviniser l'homme : la substance, le divb,; le divin dont il a dit : « l'humanité fait du divin, comme l'araignée « tile sa toileS; » et dont l'humanité et certains hommes dans l'humanité sont l'expression plus ou moins haute. C'est ainsi que M. Renan a dit de la persomle de 3 s s que « il est permis de l'appeler di,dnc, non en ce sens « que Jésus ait absorbd tott le divh, (il en reste encore);
1. Libertë de penser, t. 1, p. 348, et Éludes d'histoh'e religieuse, p. 4 i 8, 419.