‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 22 sur 152 · Apoc., I · texte numérisé non relu

Apoc., I

96 Jsus-c,asa .

« pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la « terre, dit-il lui-m6me, non; ]e ne suis pas venu ap- « porter la paix, mais le glaive; car je suis -enu sépa- « rer l'homme de son pbre et la fille de sa mère. Et « qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n'est pas « digne de moi. Oui recherche sa vie la perdra ; et qti « perdra sa vie à cause de moi, la trouvera '. » Ce langage, qui s'harmonise si di,«inement a-ec celui où .Iscs parle de la douceur et de la suavité de son joug, n'a pas 6t6 compris, parce qu'il n'était pas go5t6, par ]l. llenan. Comme dans celui-ci, il n'a vu que « le « fin et joyeux moraliste des premiers jours, » il n'a u dans celui-là que « le géant sombre, qu'une sorte « de pressentiment grandiose jetait hors de l'humanité, « dévorant la ,ie à sa racine, et réduisant tout à un « affreux désert . »

:ette impression de M. I{enan est celle de la nature humaine, telle qu'elle s'est offerte à JÉs2s. Se faire reconuaitre et accepter par cette nature, la faire revenir des Mystères d'Adorais à ceux du Ca2ClFÉ; se faire adorer et aimer par elle, Die en croix; ne révéler la l)i,¢itité qu'en la produisant sous l'aspect le plus salutaire, mais le plus horrible au monde, scadale au jd[, lolie au (jetil, était, il faut en convenir, outre la gantesque entreprise de se faire adorer comme le Dieu

l. Matth., x, 3-39.

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