Malachie, ch. iii
126 JÉSU-CHRISTo Messie, et la prenant dans nn sens judaïque, s'efforce d'écarter l'application de cette prophétie à Jean-Baptiste. Il reconnaît néanmoins que Jean rappelait en eret cette /îgure dtraïge «le la vieille Mstoire d'Israël ; qu'il était ainsi Ul autre Élie. -- « Si vous le voulez comprendre, « Jean est Ilie qui doit venir , » disait Jsus aux Jnifs, et eu eux à M. Rouan. -- M. Renan iinit par le comprendre tout à fait, et si bien, que la beauxWdu caracff're et de la mission de Jean-Bptiste lui inspire les plus belles lignes, selon nous, de sa [ïe «le Jés«s : « Jean resta dans la légende chréticlme ce qu'il fut « en réalité, l'austére préparateur, le triste prédicateur « de pénitence avant les joies de l'arrivée de l'Époux, « le proph/te qui annonce le royaume deDieu et mem't « a'ant de le voir. Géant des origines chréticnnes, ce « mangeur de sautere|les et de miel sauvage, cet âpre « redresseur de torts, fut l'absinthe qui prépara ]s « lèvresà la douceur du royaume de Dieu. Le décollé « d'llérodiade ouvrit l'ère des matyrs chrétiens; il fut « le premier témoin de la conscience nouvelle. Les mon- « dains, qui reconnurent ell lui leur véritable ennemi, « ne purent permettre qu'il écût; son cadavre mutilé, « étendu sur le seuil du christianisme, traça la voie san- « glante où tant d'autres devaient passer après lui a. » t. Vie «le Jésus, p. 20t.