‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 52 sur 152 · hl., ibid., p. XLItI · texte numérisé non relu

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LES ÉVArGILES.  ï7

des faits et des traits de l'lIomme-Dieu, et, si je peux parler ainsi, sa photographie sans retouche? A ne considérer les Évangiles qu'en eux-mêmes, indépcndamment de tout témoignage extérieur, ils sont si loin de la légende, que c'est même les méconnaître que de les assimiler à des biogradies à la façon de Stétone, et qu'il faut y voir des lorocès-verbattx incomparables de la Vérité mëme qui les a inspirés.

Cette manière, disions-nous dans nos Étttdes, qui n'a pu être inspirée que par la sincérité et la conviction portCs au plus haut degré, donne à l'lvangile nn air de vérité saisissant. On ne peut se défendre de croire ce qu'on cherche si peu à "tous faire croire, ce qu'on redoute si peu que vous ne croyiez pas. Cette absence complète de réilexions et d'ornements relès'e les faits, et leur donne un aspect frappanl de rigoureuse fidélité ; c'est plus qu'une reproduction, c'est quelque chose de la réalité, comme si les faits eux-mêmes étaient venus s'imprimer sur ce fond de candeur inaltérable. Une pieuse tradition rapporte que lorsque J  s c s allait au supplice, tombant sous le poids de sa croix, une sainte femme perça la foule acharnée de ses bourreaux, et, s'approchant de sa personne, appliqua sur sa face adorable un linge blanc pour en essuyer la sueur et le sang dont elle était ruisselante; et qu'en récompense de cette courageuse compassion, il se fit un miracle : les traits de l'auguste victime restèrent empreints sur le

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voile consolateur. Ainsi, peut-on dire, l'Évangile nous reproduit les traits de la vie de Jsus; et, dans sa candide et véridique simplicité, il est pour nous comme le voile dê Véronique'.

Cependant, d'après M. Renan, voici comment cela se serait fait.

« Ce qui est indubitable, c'est que, de très-bonne « heure, on mit par écrit les discours de Jésus en « langue araméenne, que de bonne heure aussi on « écrivitses actions remarquables . Ce n'étaient pas là « des textes arrOés et fixés dogmatiquement a. Outre « les évangiles qui nous sont parvenus, il y en eut « une foule d'autres, prétendant représenter la tradi- « tion des tétnoius oculaires . Ou attachait peu d'ira- « portance à ces 6crits, et les conservateurs, tels que « Papias, y préf6raient hautement la tradition orale ».

t. Ëtudes, t. IV, p. tt.

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