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de faire des miracles passait pour une licence régulièrement ddpartie par Dieu aux hommes, et n'avait rien qui surprlt, Jésus n'avait pas à se mettre dans un état «morm(d, et à s'imaginer qu'il avait le pouvoir de faire des miracles; ou que si, pour se croire ce pouvoir, il Oait obligé de se monter l'esprit jusqu'à l'extravagance, c'est quc pour lui, comme pour ses auditeurs, le miracle 5tait chose bien extraordinaire. Je n'ai pas besoin d'aj(uter que l'Évangile oh le Fils de Dieu apparaît rot|jours dans m calme d'autant plus grand qu'il fait de plus grandes choses, ne laisse aucune excuse à M. l¢cnau d'avoir eu recours à cette explication de la folie, sur laquelle nous reviendrons plus amplement. M. l,enan, pour éx'iter l'écueil, hasarde une troisième explication. C'est que, dans l'absence de toute science médicale à cette époque, « la présence d'un homme « supévicur, traitant le malade avec douceur, et lui « donnant par quelques signes sensibles l'assurance de « son rétablissement, est souvent un remède décisif. « Qui oserait dire que dans beaucoup de cas, et en de- « hors des lésions tout à fait caract@isées, le contact « d'une personne exquise ne vaut pas les ressources « de la pharmacie? Le plaisir de la voir guérit. Elle « domc ce qu'elle peut, un SOUl'ire, une espérance, et « cêla n'est pas vain '. »