Id., p
302 JÉSUS-CItRIST.
Ainsi, l'axiome sur le denier de César, qui a décidd l'avenir dt« Christianisme; ainsi, le Christianisme mme, cette ransformation religieuse qui a renouvelé la face du monde, ont tenu probablement, dans l'âme de JSsus, h la fiu(c de son devancier Juda le Gaulonite. Ainsi, c'est par réaclion contre l'erreur et le sort de celui-ci, que J5sus a éi la oie politique et a pris la oie religieuse, rêvazt, dds lors, nll autre royaume et une autre d61ivr«mcc. Ainsi, c'est par calcul d'ambition et nn par sagesse pr6conçuc de dessein, c'est comme moyen d'arriver et de ne pas Ire Seras6, que J6sus de Nzarcth est devenu le S«tnyetlr du inonde !!! Sans ce Juda-lk, J6sus se f6t fonrvo'é, et le genre hulnain eût manqué sa glorieuse destinée.
Mais quoi ! cela ne lui profita gnère, car il fut erasé, lni attssi, par le procuraur Ponce-Pilale. Sa fin fut absolument la mme. D'off vient donc la petite diff6ronce qu'il y a aujourd'hui entre le C n t t ST, présidant encore apt'bs deux mille ans aux destinées du monde, et le pauvre Gaulonite, et tous les autres faux messies ensevelis dans le in,me oubli ?Uniquemeut de ceci que, comme il apparut Sttl" sa cFoix même au centurion romain, « vraiment il 6tait Dieu celui-lb. » Verè Filius erat iste '.
Yoilk oh aboutit la belle invention de M. Rean. Et
i. blatth.» xxvJl, 5. -- llarc, xv» 39. -- Luc» xxtI b 47.
SA PERSO51[NE. 303 cette conclusion sort de tous ses blasph5mcs. 11 Cai»lit tout ce qu'il veut renverser.
M. lenan, comme nous l'avons u, conteste à J s u s- C RI S'r sa naissauce à Bctléem, par la seule raison qu'elle était proph6tisée; et il fait ressortir par lb le prodige de l'événqucnt. 11 lui conteste aec le mêlnC acharnement le litre de fils de Da¢,id, par l'unique rais.n aussi que c'6tait le litre proph6tique du Messie. Il recounalt cepcudant que ce titre lui 6tait d6ccrn6 unanimement. Sur quoi se foudc-t-il doigt pour le lui disputer? -- Admirez la divinati(,u ! -- sur l'opinion de Jdsus lui-même. Et oh trouve-t-il en lui cette opi- ion si contraire h toute sa conduite? [1 la lui prête, d'abord; et puis il la coucilie avec sa couduite toute contraire, en lui ptî.tant eucore de n'agir en cela que contre sou opiniou, et par machiav61ique acquiescement h l'opinin publique qui ilattait sa vanit6 et son ambition en lui d6cernant ce titre. Combien M. Ienan est-il donc riche de tels sentimeuts pour en ètre si g6u6reux!
« Comme le 5Iessie devait 6tre fils de Bax'id, dit-il, « on lui d6cernait uatureliement ce titre, qui 6tait « nouyme du premier. J6sus se le lotissait dot,e" avec « pl(«isb', quoiqu'il lui caust quelque embarras, sa « naissauce 6tant toute populaire '. Le titre de «tils de