Luc, IV
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tîon de l'art religieux qui fut son culte et qui est sa gloire.
Tout l'Évangile, qui, de la crèche à la croix, n'est qu'une traînée, si je peux ainsi dire, de souffrance, de pénitence, de persécution, de contradiction, de mépris et de sacrifice ; qui n'est qu'une ascension de l'auguste Victime à ce sanglant Calvaire où elle est restée pour le monde le divin Crucifié : cette face hideuse de l'Évangile, mais en cela d'autant plus aimable et adorable, parce qu'elle n'est hideuse que par amour, la Saijnte Face est ainsi égayée, enluminée, barbouillée par le pinceau bouffon de M. Renan ! On nous la fait joviale ! ! ! Juste Dieu ! en quels jours vivons-nous I Et M. Sainte-Beuve en présage encore de plus mauvais, où nous regretterons, dit-il, M. Renan, et où nous dirons a qu'on nous « rende la Vie de Jésus de M. Renan ! Au moins celui- « là il ne méconnaissait pas le doux maître ^ » Àh! viennent ces jours plus sombres! Nous y aspirons. Qu'on nous rende YEcce Homo de la Passion, et qu'on nous délivre du charmant rabbi delà pastorale ! qu'on nous tresse la couronne d'épines, mais qu'on nous épargne la couronne de muguet I
M. Renan a eu bien raison de dire : a Ceux qui sor- « tent du sanctuaire ont dans les coups qu'ils portent a au dogme une sûreté de main que le laïc n'atteint