‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 120 sur 188 · FièdeJésfii, p · texte numérisé non relu

FièdeJésfii, p

« David » fut le premier qu'il accepta, probablement c( sans tremper dans les fratides innocentes, par les- « quelles on chercha à le lui assurer. »

Admirez les charitables atténuations de M. Renan, par lesquelles il prévient les révoltes de ses lecteurs et leur distille le blasphème avec onction! Jésus accepta, il est vrai, un titre qui ne lui était pas dû, et qui égarait Topinion publique ; mais, sans tremper dans la fraude, — probablement; — fraude, après tout, innocente, et dans laquelle il aurait pu, par conséquent, tremper. C'est pourquoi M. Renan administre le blasphème à plus haute dose, et dit : « La croyance universelle était que le Messie serait fils de David et naîtrait comme lui à Bethléem. Le sentiment de Jésus n'était pas précisément cela. Mais l'opinion, ici, lui fit une sorte de violence. « Il se laissa donner un titre sans c( lequel il ne pouvait espérer aucun succès. Il finit, ce « semble, par y prendre plaisir, car il faisait de la « meilleure grâce les miracles qu'on lui demandait en c( l'interpellant ainsi. Ici, commo dans plusieurs autres « circonstances de sa vie, Jésus se plia aux idées qui « avaient cours de son temps, bien qu'elles ne fussent « pas précisément les siennes. »

Franchement, M. Renan, cette manière d'écrire l'histoire, et de déshonorer, je ne dis pas ce qu'il y a de plus sacré, mais ce qui serait le plus vulgaire, ne déshonore que vous-même. Je vous le dis, non pas par des

ce semble, et par At^ probablement ;ïsm^ précisément, et en bon français.

Jusqu ici, cependant, le héros de M. Renan n'a été qu'un politique matois, rasant Timposture : maintenant, nous allons le voir y tomber, h^ jeune démocrate^, devenu tout à coup un révolutionnaire transcendant et un anarchiste, « qui annonce à ses disciples des déc( mêlés avec la police, sans songer un moment qu'il y « ait là matière à rougir* (toute police est pour a M. Renan la sainte Hermandad), va se démasquer. »

En effet : « Tout ce qui était en lui se développa et « se produisit avec un degré croissant de puissance et « d'audace ^. Il dut choisir* entre ces deux partis, ou a renoncer à sa mission, ou devenir thaumaturge *. » Or, thaumaturge, ne Tétant réellement pas, c'est jongleur. — c< Il est des miracles, sans qu'on puisse les c< distinguer, où il a consenti à jouei' un rôle, sans « qu'on puisse savoir si les circonstances et les traits « qui y sentent la jonglerie sont bien historiques, ou

4 . Vie de Jésus, p. 277. On s'est moqué joliment, dans la savante Allemagne, même dans les écoles rationalistes^ de l'œuvre de M. Renan, avec déversement sur le caractère français : particulièrement au sujet de ce tic qu'on nous attribue de transporter dans l'antiquité des types contemporains et nationaux, de faire de Jésus, par exemple, un Camille Besmoulins et un sans -culotte. (Voir la Vie de Jésus et la critique allemande, par l'abbé Meignan.)

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