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suite à la triple majesté du malheur, de rinnocence et de la défense! Insulte telle, que la patience le cédant cette fois à la dignité, la grande Yictime en qui nous Tarons tous reçue la releva pour l'humanité tout entière par cette simple et ferme réponse dont M. Renan ne fait pas de cas : « Si j'ai mal parlé, montrez-le-moi; « si j'ai bien dit, pourquoi me frappez-vous' ? »
Jésus conduit ensuite devant Caîphe, y est accusé d'avoir blasphémé. « Le mot fatal, que Jésus avait réela lement prononcé (M. Renan en dépose), « Je déa truirai le temple de Dieu, et je le rebâtirai en trois « jours, » fut cité par deux témoins, » et était bien réellement un blasphème, comme le fait encore remarquer M. Renan. « Jésus refusa d'expliquer la parole « incriminée. S'U faut en croire un récit, le grand « prêtre alors V aurait adjuré de dire s'il était le Mes- K sie \ Jésus t aurait confessé et aurait proclamé dece vaut l'assemblée la prochaine ^ venue de son règne c< céleste. — Le courage de Jésus, décidé à mourir, « n'exige pas cela, ajoute M. Renan. U est plus pro- <c bable qu'ici, comme chez Hanan, il garda le sia lence*. »
M. Renan fait voir encore ici où le récit le blesse, et
1 Jean, xvni.