‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 139 sur 188 · Vie de Jésus, p · texte numérisé non relu

Vie de Jésus, p

NOtJ VELUS PASSION. 337

où par conséquent il est important. La divinité de Jésus -Christ proclamée solennellement par luimême devant le représentant officiel du sacerdoce et en face de toute la nation, est un fait grave, rapporté non pas par ^^n, mais par trois Évangélistes ^ Il n'est douteux pour M. Renan que parce qu'il est concluant. Comment en effet est-il douteux, alors qu'il se recommande des mêmes témoignages que le fait de la comparution de Jésus devant Calphe dont M. Renan ne doute pas? Où est le critérium qui lui fait discerner cette comparution, qu'il admet, de ses circonstances, qu'il rejette? Évidemment dans la valeur et la portée de celles-ci, qu'il fait ressortir par cela même. Le courage de Jésus décidé à mourir n exige pas cela, dit-il. C'est-àdire que vous opposez une opinion de vous à un fait de l'histoire. Et quelle opinion! De ce que Jésus- Christ était décidé à mourir pour la vérité n'y a-t-il pas lieu de conclure plutôt qu'il a dû lui rendre témoignage? Et quant à la probabilité que, chez Caîphe comme chez Hanan il garda le silence, elle n'a qu'un défaut : c'est que chez Hanan il ne garda pas le silence; puisque ses réponses lui attirèrent cet odieux soufflet contre lequel il réclama, par une parole sur laquelle M. Renan seul garde le silence.

Mais suivons le Sauveur devant Pilate, et dans ce re-

i. Matth., xxYi, 64. — Marc, xiv, 62. — Luc, xxii, 69.

33S J<8US-€HftIST.

npuYellement de la Passion, revue et complétée par M. Renan, évoquons avec lui le çrand procès.

a Pendant que Pilate siégeait sur spn tribunal ina terrpgeant Jésus, dit TÉvangile, sa femme lui envoya* « dire : np vous mêlez point de ce qui touche ce juste; «c cari'a^été auj9urd'|iui étrangement tourmentée en a sppj^e à cause de lui ^ »

Grotius^ avec tous les commentateurs, s'appuy^mt avec raison sur ce moi jttste^ et sur Fimpr^sion de respect (jue cette qualification dans la bouche de cette femmç suppose dans son cœur, fait cette réflexion, que « |i'innocence de Jésus lui avait sans doute été révélée a par pieu en songe^ ainsi, peut-être, que le maj qui «c pourrait résulter pour Pilate d'une inique condan^a nation. Et il se pourrait, ajoute Grotius, que ce fût a une femme ayant la crainte de Dieu, tellp que les <K femmes de quelques autres procuratei/rs romains apcc paraissent èf cette époque^. » ^in^ parle le savant et judicieux Grotius. ' 1

M. Renan est un critique d'une autrp race. |

Il est jaloux de cette unique m£^rque d'intérêt rencontrée par le divin Accusé dans le déchaînement de

Page 1