‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 144 sur 188 · Vie de Jésus, p. 42K · texte numérisé non relu

Vie de Jésus, p. 42K

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lies et les récits les plus dignes de foi, — seule r^ie de TOtre critique?

M. Renao ne peut pas croire que Marie, mère de Jésus, ait été au pied de la Croix. Il admet tout le monde, excepté elle, et il ne la tolère tout au plus qu'éi distance. Combien donc rejette-tril la grande parole par laquelle son diyin Fils la lègue pour Mère à tous les chrétiens I

Nous vengerons cet article du testament divin, dans un chapitre final sur la Yiergk Mère. Disons seulement ici que ce n'est pas sur saint Luc, cette fois, mais sur saint Jean, que M. Renan fait paraître toute la malveillance et toute l'impuissance de sa critique. « S'il « fallait en croire Jean, dit-il, Marie, mère de Jésus, « eût été aussi au pied de la croix, etc. d

Et pourquoi ne faudrait-il pas en croire Jean, à tous les titres, plus que vous, qui ne lui opposez rien que celte offense?

€( Les synoptiques, dit-il, sont d'accord pour placer a le groupe fidèle « loin de la croix. » Jean dit a à « c6té, » dominé par le désir qu'il a de s'être approché c< très-près de la croix de Jésus*. »

Il faut plaindre M. Renan de comprendre ainsi le disciple de la charité, de prêter un désir si vain à son

4, Fie de Jésus, p. 422.

âme apostolique, et de ne pas voir à quel point il montre lui-même ici le triste désir dont il est dominé.

M. Renan laisse passer le trait des « vêtements de « Jésus tirés au sort, » quoiqu'il se recommandât à son incrédulité par son caractère d'accomplissement de la prophétie : Ils ont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort^. — Mais il est vrai qu'il avait affaire ici aux quatre Évangélistes.

La scène admirable du bon larron, où le Sauveur du monde, au plus fort de la cruauté qui l'immole et de l'anéantissement où il est réduit, fait éclater la grandeur de sa gr&ce et la richesse de sa gloire, comme un roi sur son trône, en remettant toute une vie criminelle et en disposant d'une place dans son royaume, répugne à M. Renan. Il admet les outrages du mauvais larron; il n'admet pas le repentir du bon. En général, il a le malheur de ne pas croire aux bons instincts de la conscience humaine, «c Luc, dit-il, suivant son goût pour la con- <K version des pécheurs, a ici modifié la tradition'. >« Comme si la conversion des pécheurs était un fait déplacé et un goût singulier dans une œuvre qui a eu pour unique objet la conversion du monde, et en particulier

i, P»al. XXI, 19.

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