Vie de Jésus, p
au moweni de ce sacrifice qui versait sur le moode k j grâce de celte conversion I
M. Renan, qui dépouille le récit de la mort de Jésus de tout son caractère non-seulement divin mais moral, s'attache en revanche à en imaginer et présenter tout l'aspect matériel et physique. Toute une page de description anatomique aboutit à cette conclusion. «Tout a porte à croire que la rupture instantanée d'un vais- (c seau au cœur amena pour lui, au bout de trois a heures, une mort subite ^ »
Au seul point de vue du goût et de l'art, ce grand sujet du Crucifiement^ quia inspiré tant de chefs-d'œuvre et épuisé tant de génies de sa sublimité inarrivable, n'a pas même tenté la fantaisie de M. Renan, si ce n'est pour le réduire aux proportions et aux conditions d'une exécution vulgaire.
La soif du divin Crucifié, et cette dernière parole : SiTio, parole délibérée par le Dieu mourant; parce que, (( sachant que toutes les prophéties avaient été acc< compiles, il ne manquait plus que ce trait à leur conte sommation ^ » n'inspire à M. Renan que cette note : « Marc, XV, 23 ; Matth., XXVII, 34 (il aurait dû ajouter
i. Vis de Jésus, p. 425.