‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 15 sur 188 · Troisième lettre de la Montagne · texte numérisé non relu

Troisième lettre de la Montagne

aller plus loin, mais dont Findication suffit pour montrer que c'est en s'adaptant à la nature de l'homme, en la saisissant par toutes ses facultés et par tous ses instincts, que le Christianisme le conduit, Télève au surnaturel et h la foi,

Je suis confondu^ je Tayoue, lorsque je lis dans M. Havet ces lignes : a Le philosophe part de la raison, c( le croyant part de la foi. Pour lui \ la foi n'a pas de a litres à produire, mais tout au plus à se défendre de ft ceux qu'on prétendrait produire contre elle.... Pour 01 l'orthodoxe, l'Évangile est sacré, et tout doit y être « présumé vrai..,. Il croit le prodige qui y est relaté, et « il exige qu'on le croie, et c'est lui qui demande qu'on tt lui démontre qu'on ne peut pas croire. Ces démonsii trations h rebours ne sont pas et ne peu\^nt pas être M toujours faisables ; mais quand elles se font, on* les a élude. On se tire d'un mauvais pas par une entorse, (K par une supposition ou par tout autre artifice, etc. K Ces $ortes de livres peuvent satisfaire un lecteur ^ qui a la même foi que l'auteur et qui ne veut pas $( qu'on l'ébranlé; mais ils ne répondent pas aux véri- « tables libres penseurs ' . »

M. Havet juge ainsi ces sortes de livres (nos apologé*

1. Pour luij est ^fnphibologique ; M. Havet a voulu dire : pour celui-ci.

Page 1