‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 174 sur 188 · Luc, II · texte numérisé non relu

Luc, II

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Ion le sens que le mot glaive emportait souvent chez les Hébreux, dit le savant Grotius.

Voici donc que, dans jane entreprise dont le but, comme le moyen, est la négation de Tordre surnaturel, la négation de Dieu et de toute religion en Jésus - Christ, il faut comprendre Marik, il faut l'impliquer dans la même impiété et dans le même blasphème.

Apprenez par là, demi-chrétiens et protestants, apprenez, de l'impie et de Tathée, à ne pas exclure Marie du culte de votre piété et de votre foi.

Et, comme si ce n'était pas assez de cette attaque commune à Marie, à Jésus-Christ et à Dieu, pour nous montrer la relation qui nous la recommande, l'ennemi nous signale les points particuliers qui doivent motiver notre culte, en y dirigeant son agression, avec l'infisdllible instinct de la haine.

. Ces points sont au nombre de deux :

1® La virginité de Marie par où elle apparaît Mère de Dieu.

2® La part qu'elle a eue au mystère et au testament de la croix, où elle a été instituée Mère des hommes.

La virginité de Marie ne pouvait être négligée par M. Renau.

S'il l'eût laissée subsister dans son œuvre, il eût laissé

subsister en elle la divinité de Jésus-Christ, et en celle-ci la Divinité même.

En effet : de même, dit TjBrtuUien, qu'il convenait que le Fils de Dieu naquit de la femme, pour qu'en cela il fût Fils de Thomme; de même il convenait qu'il ne naquit pas de la semence de l'homme, de peur que, s'il était tout fils de l'homme, il ne parût point Fils de Dieu *•

Ainsi, admirable économie ! comme la maternité de Marie découvre l'humanité du Verbe, s^ virginité en découvre la divinité ; et l'accord de la maternité et de la virginité en Marie, l'accord de l'humanité et de la divinité en Je s u s. La Mère-Yier ge témoigne I'Hohme-

DlEU.

C'est pourquoi la Vierge Marie a été de tout temps le bouclier et le glaive de la foi chrétienne contre toutes les hérésies qui se sont attaquées à Jésus-Christ, l'argument à deux tranchants par^ lequel l'Église a eu raison de toutes les subtilités de l'erreur. Aux premières hérésies qui niaient la chair du Verbe on opposait la maternité de Marie; à celles qui nièrent ensuite la divinité de Jésus-Christ, on opposa la virginale et céleste conception par laquelle il s'était fait chair ; enfin à celles qui vinrent nier Tunion personnelle en lui des deux natures, on opposa la maternité divine dont il était l'unique fruit.

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