‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 175 sur 188 · De carn. Christ., xvii · texte numérisé non relu

De carn. Christ., xvii

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A tous ces titres, le culte de la vierge Marie, Mère DE Dieu, a grandi dans le monde, comme le palladium de la foi.

M. Renan, donc, devait le justifier une fois de plus, en attacpiant la divinité de Jésus-Christ dans la virginité de Marie.

Mais, battu à Tavance dans ses prédécesseurs, il n'a fait voir que sa faiblesse, et que la force de la vérité à laquelle il s*est beurté.

Au quatrième siècle, un certain Helvidius se fit un nom moqué, par la pauvreté et Tignorance des arguments dont il attaqua la virginité de Marie. Saint Jé^ rôroe le confondit à jamais; et depuis lors, catholiques et protestants n'ont rappelé son entreprise que pour la mépriser. — « Helvidius s'est montré par trop ignoc< rant, dit Calvin, de dire que Marie a eu plusieurs «c fils, parce qu'il est fait mention en quelques endroits « des frères du Christ. Nous avons déjà dit, en effet, « que selon la coutume des Hébreux, on appelle frères « tous parents*. » Ajoutons que les frères de Jésus sont nommés dans l'Évangile par leurs noms, comme fils de Marie de Cléophas, sœur de Marie, mère de

\. Comment sur Vharm. évang., p. 285. —Le nom de flrérej pour cousin^ n'était pas seulement d'usage chez les Hébreux, mais aussi chez les Grecs et les Romains. Quem Jesu fratrem id est GONsoBRiNUM, loqmndi génère etiœm Grescis et "kom^is noto, dit

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Jésus, et par conséquent, comme n'étant littéralement que les cousins germains de Jésus.

Il faudrait être par trop ignorant pour ne pas savoir cela, ou par trop se moquer du public pour le taire. Aussi M. Renan s'exécute-t-il à ce sujet.

« Marie, en effet, dit-il, avait une sœur nommée « aussi Marie, qui épousa un certain Alphée ou Cleo- « phas, et fut mère de plusieurs fils, qui jouèrent un c( rôle considérable parmi les disciples de Jésus. Ces c( cousins germains... prirent le titre de frères du « Seigneur ^ »

Néanmoins M. Renan reprend en sous-œuVre la tentative d'Helvidius. Il ne peut se résigner à la virginité de M Ait ie; et sa critique, insoumise autant qu'impuissante, se replie en machinations insidieuses contre ce talon virginal dont il a été écrit : Ipsa conteret caput tuuniy et tu insidiaberis calcaneo ejtis •.

Donnons notre attention à ce spectacle; il est triste, mais des plus instructifs.

« La famille, dit M. Renan, qu'elle provînt d'un ou t( de plusieurs mariages, était assez nombreuse. Jésus

Grotius.— Aujourd'hui encore, en Russie, il n'existe pas de nom pour signifier cousin, cousin germain, etc. On appelle frère tous les proches parents. Pour distinguer les frères proprement dits des cousins, on dit : frère de père.

i • Vie de Jésus, p. 24.

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