‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 180 sur 188 · I. Vie de Jésus, p · texte numérisé non relu

I. Vie de Jésus, p

respect d'Elisabeth, respect de Jean-Baptiste, respect de Joseph, respect des Bergers, respect des Mages, respect de Siméon, respect de Jésu s et de Dieu lui-même ! C'est ce qui apparaît dans toutes ces grandes scènes, dans tous ces sublimes et touchants mystères de TAnnonciation, de la Visitation, de la Nativité, de FAdora-. tion des Mages, de la Purification, de la Fuite en Egypte, de Jésus retrouvé parmi les Docteurs, de sa soumission à Marie durant trente années, et du grand miracle de Cana où il anticipe la manifestation de sa divinité en sa faveur.

Conçoit-on que, dans une Vie de Jésus, M. Renan ne consacre à tous ces grands événements que cette note jetée au bas d'une page : Comp. Luc^ I, 28 ; H, 35, impliquant déjà un grand respect pour Marie? qu'il déchire et fasse disparaître ainsi la moitié de l'Évangile, sans en donner aucune raison?

Assurément il en a une , et elle parait clairement dans le soin même qu'il prend de la cacher : c'est le témoignage éclatant rendu par l'Évangile à la virginité, à la maternité divine de M a rie.

L'Évangile lui-même le déclare : m Tout ceci a été <i fait afin que s'accomplit ce que le Seigneur avait dit a par le prophète, disant : Voici, la vierge concevra « et enfantera un fils qui sera appelé Emmanuel^ qui n veut dire : Dieu avec nous *.

\. Matth., I, 22.

«c Peut^tro, (fit M. Renan, un œilsàgace eût-il su a reconnaître dès lors le germe des récits qui devaient a lui attribuer une naissance surnaturelle, soit en Tertu. «c de cette idée, fort répandue dans l'antiquité, que tt rhonune hors ligne ne peut être né des relations «c ordinaires des deux sexes ; soit pour répondre à un « chapitre mcd* entendu d'Isale, où Ton croyait lire que a le Messie naltrsdt d'une vierge ^... if

Vœil sagaccy ici, serait singulièrement myope. On ne croyait pas^ lire dans le chapitre indiqué d'Isale, qoe le Messie naîtrait d'une vierge. On lisait très-clairement ce qui était très-clairement écrit en hébreu et traduit en grec par les Septante : — a Dieu lui-même a TOUS donnera un prodige ." Voici : La tierce eoncea vra et enfantera un Fils qui sera appelé Dieu atec «BOUS*. » Fils de la Vierge, dont le Prophète dit un peu plus loin : — « Un petit en&nt nous ebt né et un fils nous a été donné, on l'appellera... Dibu^.. »

Et on entendait ouvertement cette prophétie du Messie, bien avant la venue de Jésus-Christ*.

Et d'autre part, outre l'applicatioû directe de cette

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