‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 181 sur 188 · Id., ch. IX, t · texte numérisé non relu

Id., ch. IX, t

4. Paraphrase chaldaïque de Jonathan-ben-Huziel, — leMedraschrabba, sect. Debarim, fol. 287, col. 3 ; — le livre Ben-Kira, fol. 41 verso, édit. d'Amsterdam, 1760.

prophétie à Jésus-Christ au début de FÉtangilé de sailït Matthieu, TAnge de rAnnonciatîon , dans saint Luc, par ces mêmes paroles d'Isaïe qu'il adresse à la vierge Marie : « Voici, vous concevrez et enfanterez un « fite qui sera appelé le Fils du Très-Haut, » montre comme du doigt Taccomplissement de la prophétie.

Et lorsque, après cela, nous entendons Elisabeth inspirée de Dieu à la vue de Marie, « s'écrier d'une « grande voix : Vous êtes bénie entre toutes les femmes « et le fmit de votre sein est béni ! Et d'où peut me « venir cet honneur, que la Mère de mon Seigneur « daigne venir à moi! » — lorsque nous entendons Marie elle-même, inspirée du Verbe qu'elle porte dans ses flancs, ((glorifier le Seigneur parce que sa puissance (( a fait en elle de grandes choses, et que pour cela « toutes les générations à venir la proclameront bien- <( heureuse; » — lorsque nous voyons Marie, associée d'une manière si privilégiée à Jésus dans les gloires de l'Epiphanie et dans les douleurs de la Présentation; — lorsque, enfin, pour abréger, nous lisons dans le début de l'Ëvangile de saint Jean cette sublime généalogie du Vbrbe fait chair, sortant de Dieu de toute éternité et naissant de Marie dans le temps, — comment ne pas voir clairement, qu'à moins de répudier le plus bel enchaînement prophétique et historique qui se puisse voir, il faut honorer dans Marie la Mère Vierge dui Fils èe Diea?

« Honorons donc ensemble, avec la distinction confie venable, dit Bossuet, le Fils de la Vierge et la Vierge tt Mère, puisque le Fils de la Vierge est le Fils de Dieu, a et que la Mère Vierge est Mère de Dieu ; reconnais- <K sons dans ces deux mots, Mère Vierge et Fils de la <s Vierge, la plus belle relation qui puisse être conçue; ce adorons Jésus-Christ comme vrai Dieu; mais tt confessons à la fois que ce qui a le plus approché fil de lui est celle qu*en se faisant homme il a daigné fil choisir pour être sa mère^ »

Voilà ce que fait éclater Tattaque de M, Renan.

Il ne fait pas moins ressortir en Marie Mère de Dieu le ministère de Mère des hommes.

Ce ministère lui fut décerné par Jésus mourant, léguant sa Mère à Thumanité , en ces mémorables paroles à Marie et à saint Jean : a Femme, voilà votre c( Fils; — Fils, voilà votre Mère. »

M. Renan accuse encore toute la portée de cette investiture , par le malaise qu'il en ressent et par les mo;ens qu'il emploie pour la contester.

« S'il fallait en croire Jean, dit-il, Marie, mère de « Jésus, eût été aussi au pied de la croix, et Jésus,

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