Explication de la prophétie dlsaie
LA VIERGE MAKIE. 441
« voyant réunis sa mère et son disciple chéri, eût dit à « Tun : c( Yoilà ta mère, i» à Tautre : c< Voilà ton fils. » tt Mais on ne comprendrait pas comment les évangéce listes synoptiques, qui nomment les autres femmes, « eussent omis celle dont la présence était un trait si ce frappant. Peut-être même la hauteur extrême du ca- <K ractère de Jésus ne rend-elle pas un tel attendrissea ment personnel vraisemblable, au moment où, uni- <c quement préoccupé de son œuvre, il n'existait plus « que pour Thumanité^ »
Puis, en note, il fait remarquer, d'une part, que « Luc avait prédit à Marie qu'un glaive de douleur lui ce percerait le cœur. Mais qu'on s'explique d'autant a moins qu'il l'omette à la croix. » — D'autre part, que ce n'est que pour se donner de ^importance, que Jean a imaginé cette scène. « La grande considération i< dont jouit Marie dans l'Église naissante le porta a sans doute à prétendre que Jésus l'avait gratifié de « ce glorieux dépôt, qui lui assurait sur les autres c( apôtres une sorte de préséance, et donnait à sa doca trine une haute autorité. »
Je ne discuterai pas, en elle-même, cette basse imputation, que rien n'autorise, que tout repousse du caractère de saint Jean.
Choisir l'Apôtre de la charité pour en faire un artisan