Vie de Jésus
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d'égolsme, sans produire ao seul indice d'une telle dégradation, c*est être bien malheureut; ^'est témoin gner aussi toute la force et toute la portée de la vérité qui réduit son agresseur à cette misère.
M. Havet lui-même s'y refuse. « Si on se représente «c ainsi les choses, dit-il, il faut donc supposer que <c Jean, à son tour, a menti, et cela de la façon la plus a hardie et la moins aisée à comprendre. »
Mais il est vrai que M. Havet peut être magnanime à peu de frais ; il n'a qu'à étwrtctr, sans le prouver, ce qt/il pense, que Jean n'a rien écrit, qu'aucun compagnon de Jésus n'a rien écrit, qu'il n'y a pas d'Évan-^ gile authentique. Cette commode négation simplifie tout, et la difficulté présente en particulier. « Tout est <( simple, dit-il^ pour qui admet que ce n'est pas Jean « qui parle ici, mais son éeoie, etc. ^ » Simple, eit effet ; mais par trop simple.
M. Havet, cependant, entre à la suite de M. Renan dans un autre système d'infivmation de la scène du Calvaire, de ce grand Stabat Mater qui porte ombrage à la critique; et il le généralise même atout ee qui a rapport à Marie.
Ce système consiste à tirer, des différences que pifé^ sentent entre eux les quatre Évangiles au sujet de la Mère de Jésus, un argument contre l'importance qu'ils lui attribuent.