Id., Ibid
appelait 8oa heure, où cette charité lui faisait donner volontairement sa vie en holocauste pour notre rédemption, et où il consommait l'œuvre divine.
L'Évangile, du reste, le dit expressément. Immédiatement à la suite de ces paroles : Voilà votre Mère, nous lisons : « Après cela, Jésus, voyant que tout était con- « sommé...)) Évidemment, ce tout était consommé se rapporte à ce qui précède, et notamment aux dernières paroles après lesquelles tout est consommé. Et par ce mot : consommé, Jésus a exprimé ailleurs ce qu'il entendait dire : « J'ai consommé, ô Père! l'œuvre que vous a m'avez donnée à faire pour que vous soyez glorifié « et qu'ils a^ent la vie éternelle \ y>
Telle est donc manifestement la portée et la fin de ces suprêmes paroles : Voilà votre Mère; voilà votre Fils.
Et en les attaquant parce que « la hauteur extrême «du caractère de Jésus uniquement préoccupé de son c( œuvre et n'existant que pour l'humanité, » en exclut tout sens privé, M. Renan prouve dans la Vierge Marie le ministère de Mère des hommes, comme en s'attaquant à sa virginité il a prouvé son titre de Mère de Dieu.