Voilà de ces phrases soufflées c mme il y en a tant dans
LÀ IcêlHODE. 4â
« n'est pas la circonstance matérielle , impossible à « contrôler, c'est l'âme même de l'histoire; ce quil « faut chercher y ce n^est pas la petite certitude des mi- « nuties^ c'est la justesse du sentiment général, Id té- « rite de la couleur... Ce sentiment d'un organisme vi- <c vant, on n'a pas hésité à le prendre pour guide dans « l'agencement général du récit*. »
Traduit en français pratique, cela veut évidemment dire : on n'a pas tenu compte des faits, il ne s'est pas agi de retrouver la réalité historique, et on ne s'est pas préoccupé de la certitude. Petitesses, minuties que tout cela ! On a visé uniquement à une création de l'art. — Et en traduisant ainsi, on le verra dans un instant, nous sommes généreux encore.
Voilà pour la divination.
Et maintenant, la conjecture.
La conjecture occupe une grande place dans la Vie de Jésus, et joue un grand rôle. Tout le récit en est tissu : ce sont des peut-être^ il sefnble que, sans doute, il est probable, dit-on, on est porté à croire^ il se peut ^ il est vraisemblable, il est impossible de décider si, et autres locutions de ce genre.
M. Renan, qui jouent Teffet aux yeux des lecteurs. Grande langue française de Pascal et de Bossuet, qu'as-tu fait de ta netteté et de ta clarté? Mais il est vrai que la clarté est la bonne foi des philosophes, a dit Vauvenarguesl