Vie de Jésus, p
58 JÉSOS-GRRIST.
Il en convient lui-même : « Si Ton part de ce prin- « cipe, dit-il, que tout personnage historique à qui Ton a attribue des actes que nous tenons aujourd'hui pour a peu sensés ou oharlatanesques a été un fou ou un a charlatan, toute ma critique est faussée ^ »
Et en effet, je prends l'engagement de le démontrer, on ne peut renier Jésus-Christ qu'au moyen d'une morale et d'une logique dont l'application, en toute autre matière, conduirait droit à Mazas ou à Charenton.
rV. Mais nous n'avons rien dit encore du grand expédient de la méthode de M. Renan, qui eq est comme le pivot sur lequel roule tout son livre :
La négation dogmatique du surnaturel.
C'est là le mot d'ordre et de passe de toute la conjuration. Tout le monde y obéit comme à un pacte : M. Renan, M. Schérer, M. Havet, même M. Sainte- Beuve.
^— La négation du surnaturel. Eh bien I soit, e^est une opinion comme une autre ; discutons-la.
— La discuter I audace sacrilège ! Mais c'est un dogme, un dogme d'incrédulité, comme votre affirmation est un dogme de foi. Vous partez de la foi, vous autres croyants ; nous philosophes et Ubres penseurs, nous partons de la raison, qui n'admet pas le surnaturel, qui le tient pour