Vie de Jésus, p
LA MÉTRODB. S9
impossible ; par oonséquent, il ne saurait y avoir de disi^ cussioD entre vous et nous.
Tel est, en effet, le langage de ces messieurs. Éoouitons-les, en nous permettant quelques observations, pour faire ressortir ce qu'ils entendent par cette mé* thoda, qu'ils w^^Ment partir de la raison.
a Depuis qu'il y a de Tétre, dit M. Renan, tout ce qui a s'est passé dans le monde des phénomènes a été le <i développemeiît régulier des lois de Tôtre, lois qui ne « constituent qu'un seul ordre de gouvernement^ qui « est la nature* Qui dit au-rdessus ou en dehors de la a nature, dans Tordre des faits, dit une contradiction, a comme qui dirait sur divin dans Tordre des subs** a tances ^ »
'^ Comment est-^e une contradiction ? Est-ce que le contraire, c'est-à-^dire la nature législatrice d'ellemême, et dès lors effet et cause d'elle-même, ou plutôt effet sans cause, a Tévidence d'un axiome î N'est-ce pas plutôt une évidente absurdité?
— Point de raisonnement, nous répond le critique, tt Ce n'est pas d'un raisonnement, mais de Tensemble a des sciences que sort ce grand résultat : il n^y a pas « de surnaturel^. r>
M» Henan reproduit la même doctrine dans sa Vie d^ Jésus, ffl^a notion du surnaturel, avec ses impossibilités,