‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 25 sur 188 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

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c( y dit-ii, apparaît toujours où natt la science expéria mentale de la naturel » — a Près d'un siècle avant « Jésus, Lucrèce avait exprimé d'une façon admirable « rinflexibilité du régime général de la nature. La né- <( gation du miracle, cette idée que tout se produit dans « le monde par des lois où l'intervention personnelle a d'êtres supérieurs n'a aucune part, était de droit « commun dans les grandes écoles de tous les pays <( qui avaient reçu la science grecque. Jésus ne sut rien tt de ce progrès^. »

— Si le raisonnement était permis, si la raison pouvait se faire entendre, il nous suffirait de dire que la science expérimentale de la nature^ en découvrant les lois admirables qui la régissent, découvre par cela même la sagesse surnaturelle qui les lui a données^ comme l'empreinte découvre le cachet, et que Tinflexibilité de ces lois dans leur sujet, qui est la nature, ne prouve pas leur inflexibilité dans leur auteur, qui est Dieu; que celte inflexibilité dans leur sujet prouve, au contraire, la suprême puissance qui les maintient; et que, comme elles ne sont pasmétaphysiquement nécessaires^ on doit admettre , a moins de nier ouvertement cette toutepuissance, que la même inflexibilité qui la prouve, prouve qu'elle peut y déroger. D'où suit, ce me semble, que loin qu'on puisse écarter la question du surnaturel

i . Liberté de penser^ p. 41 .

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