‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 38 sur 188 · Apoc, I · texte numérisé non relu

Apoc, I

a pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la « terre, dit-il lui-iDéme, non; je ne suis pas venu apa porter la paix, mais le glaive; car je suis venu sépa- « rer Thomme de son père et la fille de sa mère. Et a qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n'est pas a digne de moi. Qui recherche sa vie la perdra; et qui <K perdra sa vie à cause de moi, la trouvera '. i»

Ce langage, qui s*harmonise si divinement avec edui où Jésus parle de la douceur et de la suavité de son joug, n'a pas été compris, parce qu'il n'était pas goûté, par M. Renan. Comme dans celui-ci, il n'a vu que « le c( fin et joyeux moraliste des premiers jours, » il n'a vu dans celui-là que <c le géant sombre, qu'une sorte « de pressentiment grandiose jetait hors de l'humanité, « dévorant \s^ vie à sa racine, et réduisant tout à un « affreux désert^. »

Cette impression de M. Renan est celle de la nature humaine, telle qu'elle s'est offerte à Jésus. Se faire reconnaître et accepter par cette nature, la faire revenir des Mystères cP Adonis h ceux du Crucifié; se faire adorer et aimer par elle. Dieu en croix; ne révéler la Divinité qu'en la produisant sous l'aspect le plus salutaire, mais le plus horrible au monde, scandale au juif ^ folie au gentil, était, il faut en convenir, outxe la gigantesque entreprise de se faire adorer comme le Dieu

\. Matth., X, 34-39.

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