‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 52 sur 188 · Discours sur l'histoire universelle, part. ii · texte numérisé non relu

Discours sur l'histoire universelle, part. ii

2. Il ne le mettait pas moins dans le passé ; seulement il metlait la réparation de sa perte dans l'avenir, et c'est de lui que les autres nations tenaient et ce souvenir et cette espérance, en Celui qui était appelé le Désiré de toutes les nations.

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n lence le peuple de Dieu, pendant qu'autour de lui les « religions païennes se réduisent de plus en plus, en (c Perse et en Babylpnie, à un charlatanisme officiel; « en Egypte et en Syrie^ à une grossière idolâtrie; dans « le monde grec et latin, à des parades. Ce que les marc< tyrs chrétiens ont fait dans les premiers siècles de « notre ère, ce que les victimes de Torthodoxie persé- « cutrice ont fait dans le sein même du christianisme a jusqu'à notre temps % les Juifs le firent durant les « deux siècles qui précédèrent l'ère chrétienne. Ils fu- « rent une vivante protestation contre la superstition a et le matérialisme religieux. Un mouvement d'idées « extraordinaire, aboutissant aux résultats les plus op- « posés, faisait d'eux, à cette époque, le peuple le plus « frappant et le plus original du monde ^. »

M. Renan ne nous laisse pas le soin de constater un autre phénomène inexplicable, s'il n'est surnaturel : à savoir, que cette prodigieuse attente du Messie, qui ne s'était jamais lassée ni précipitée depuis quatre mille ans ; qui ne s'était jamais arrêtée ni égarée sur aucun objet, ni à aucune époque antérieurement à Jésus -Christ, prophétisa en quelque sorte elle-même son terme au moment où elle allait l'atteindre : ou plutôt, pour parler

i . Nous laissons cette phrase pour la fidélité de la citation. Il en est des martyrs comme de toute chose : martyrs et martyrs il y a; et, comme toute chose, on les connaît à leurs fhUts.

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