‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 64 sur 188 · FtedeJéstts^p · texte numérisé non relu

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toute sa puissance impériale et tout le fanatisme des Juifs, pour remettre joterrc sur pierre; et par quel prodige cette tentative sacrilège fut confondue à la grande confirmation de la prophétie. <( Des contemporains, « dont le témoignage est imposant^ dit Gibbon, attes- « tent que des tourbillons de vent et de feu renver- « sèrent et dispersèrent les nouveaux fondements du « temple ^ d

M. Renan, animé du même esprit que Julien, s'y prend différemment et à moins de frais. Il ne s'attaque pas à Taccomplissement de la prophétie; mais à la prophétie même : à sa date. Elle a été écrite, bien certainement, dit-il, après l'événement; après le siège de Jémsalem. La légende l'a prêtée à Jésus. Et quoique tout démontre que saint Luc, qui la rapporte, ait écrit son Évangile bien avant; cependant de cela seul que ce serait un fait surnaturel et sans en demander davantage, saint Luc a nécessairement écrit après le siège de Jérusalem. M. Renan l'affirme par quatre fois, et M. Havet, pour plus de sûreté, y ajoute son sceau.

Fort bien : donc si, indépendamment de saint Luc, et par des documents dont vous ne contestez pas l'antériorité, nous établissons la prophétie, nous aurons enfin,

1. Histoire de la décadence de V empire romain^ t. IV, p. 399 à 401. — Gibbon raconte avec détail toutes les circonstances de cet événement

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de votre aveu^ un prodige, un témoignage surnaturel bien avéré.

Or, saint Matthieu et saint Marc, dont vous reconnaissez Fantériorité, rapportent la même prophétie de Jésus : a Voyez-vous tout cela, dit Jésus à ceux qui a lui faisaient remarquer la structure du temple? En a vérité, je vous le dis, il n'y sera pas laissé pierre sur « pierre*. »

Mais que nous sommes simples de nous donner tant de mal! M. Renan en convient. Oui : il convient de Tantériorité de la prédiction ; et il en convient, non-seulement sur le témoignage de saint Matthieu et de saint Marc, mais sur celui de saint Luc lui-même après l'avoir rejeté par quatre fois*.

Il est donc pris par lui-même, direz-vousî — Il est vrai, s'il n'était pas un libre penseur qui jitge et n'est point jugé, et qui se rit de la discussion et de la raison.

Ces messieurs ont des privilèges vraiment sumatu* rels contre le surnaturel.

Vous ne devineriez jamais comment, après avoir nié la prophétie de Jésus sur le temple contre toute preuve; après l'avoir avouée contre sa propre négation ; il l'explique contre le caractère surnaturel de prodige qu'il lui a reconnu d'une manière si éclatante :

<( Plus clairvoyant que les incrédules et que les fana-

4. Matth., XXIV, J, 2. —Marc, xiii, 1, 2. 2. YiàâAié;sa&, p. 339.

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ce Uqaes, dit-U, Jésus devinait que ces superbes con- « structions étaient appelées à une courte durée*. »

Nous ne gâterons pas ce dernier trait en le commentant. Il se suffit à lui-même; et il achève, en ce qui touche les prophéties, la démonstration de la vérité de notre foi, par la déraison de Timpie.

Outre sa portée générale, cette démonstration a une portée radicale contre toute l'œuvre de M. Renan que nous devons noter en terminant ce chapitre.

Les prophéties attestent Texistence et Fintervention d'un être qui domine les temps et les événements ; pour qui il n'y a pas de temps ; qui est éternel. Elles nous obligent à reconnaître qt/il est /'Éternel, selon la juste expression dont il se caractérise lui-même par ses prophéties.

Or, en cela, il est manifestement surnaturel et il en fait acte éclatant : puisqu'il est vrai que la nature humaine est sujette au temps, est inévitablement la proie de ce sphinx assis aux portes de l'avenir et qui en garde les mystères.

Nous avons donc, dans les prophéties, des faits avoués par nos adversaires, et dont le caractère, surnaturel en

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