Rousseau, ÉmiUe, liv. iv
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a grand de tous, et ce fait a pour centre la personne du «t Christ, le Crkist tei qw l^ Évangile nousTareprétk sentéK »
C'est en ceci que M. Renan se sépare de Strauss, qui ne voyait, lui, dans Jésus, qu'un idéal théologique et légendaire : «c M. Strauss, dit-il, s'est trompé dans sa a théorie sur la rédaction des évangiles, et son livre a, « selon moi, le tort de se tenir beaucoup trop sur le « terrain théologique, et trop peu sur le terrain histo- « rique^. » M. Renan croit devoir cependant, dans une note au bas de la page, disculper Strauss d'avoir nié l'existence de Jésus, et il appelle étrange et absurde calomnie cette opinion qu'on a généralement de son système. Il est vrai, en effet, que Strauss reconnaît qu'il a existé un Christ quelconque ; mais il l'est aussi qu'il nie l'existence du Christ, tel que r Évangile nous fa représenté^ et qu'il en fait un fantôme purement légendaire : et c'est cela qui est étrange et absurde. Il était réservé, cependant, à M. Renan de faire pis encore. Strauss avait du moins respecté et admiré, dans ce fantôme légendaire de Jésus, l'idéal évangélique : M. Renan y a substitué le fantôme de son impiété. Mais seulement il a voulu lui donner une base historique, et il a mis à profit, pour cela, les aveux mêmes que lui arrachait la nécessité.
i. Discours d'ouverture^ Berlin. Hav. indép,, i^^ mai 1812. 2. Vie de Jésus, introd., p. viii.
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Le terrain évangélîque est, il l'avoue, en effet, un terrain historique, u Grâce aux beaux travaux dont cette « question a été Tobjet depuis trente ans, un problème « qu'on eût jugé autrefois inabordable est arrivé à « une solution qui, assurément, laisse place encore à « bien des incertitudes (il faut passer, pour le moment, « à M. Renan celte réserve que nous allons apprécier <( bientôt), mais qui ^fit pleinement aux besoins de <c l'histoire^. »
Et d'abord, ^ s'ils sont de ceux dont ils portent les K noms, les évangiles, sans cesser d'être lég^tidafres « (par l'unique raison présupposée que le surnaturel « est impossîWe), prennent une haute valeur; puis- « qu'ils notts font remonter au demi-siède qui suivit « la mort de Jésus, et même, dans deux cas, aux té- « mm'm ocuiaifei de ses actions*. »
« Pour Luc d'abord, le doute n'eiôt guère posatttfe. « L'Évangile de Luc est une composition régulière fona dée sur des documents antérieurs. L'auteur de eet « Évangile est certainement le même que celui des Actes «c des Apôtres. Or, Fauteur des Actes est un compac< gnon de saint Paul, titre qui convient parfaitement « à saint Luc. » — M. Renan assigne ici à saint Luc une date postérieure au siège de Jérusalem, sur Tunique raison déjà jugée, et sur ïaqueHê lui-même se déjuge,
{. Vie de Jésus, introduction, p. xiv.