Id., ibid., p. xvi
LES ÉVANGILES. iG3
de la clarté de la prophétie de Jésus sur cette ville. « Nous sommes donc ici, continue-t-il, sur wn ten^ain fc solide^ car il s'agit d*uD ouvrage écrit tout entier de a ia même main^ et de la pius par faite unité ^. »
« Nous avons là un biographe du premier siècle, un « artiste divin qui, indépendamment des renseignew ments qu'il a puisés aux sources les plus anciennes, ii nous montre le caractère du fondateur avec un « bonheur de trait, une inspiration d'ensemble, un rea lief que n'ont pas les deux autres synoptiques^.
« Les évangiles de Matthieu et de Marc, en effet, « n'ont pas, à beaucoup près, le même cachet indivi- « duel. Ce sont des compositions impersonnelles, où « l'auteur disparaît totalement. Un nom propre, en tête « de ces sortes d'ouvrages, ne dit pas grand'chose « (contradiction flagrante avec ce qu'il vient de dire « quelques lignes plus haut). Mais si l'évangile de Luc (( est daté, ceux de Matthieu et de Marc le sont aussi; « car il est certain que le troisième évangile est posté- « rieur aux deux premiers ', » et que ceux-ci, dès lors, sont de la première génération.
Quant à leur valeur, elle se rélève de l'infériorité que M. Renan vient de leur donner par rapport à saint Luc. a Matthieu, en effet, mérite évidemment une confiance
i. Vie de Jésus, introdiiction, p. xvi.