‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 88 sur 188 · Id., p · texte numérisé non relu

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Cette seconde eiplicatioD et la précédente se détruisent réciproquement. H est clair, en effet, que si le merveilleux était pour [Jésus Fétat normal^ et si la faculté de flaire des miracles passait pour une licence régulièrement départie par Dieu aux hommes, et n'avait rien qui surprit, Jésus n'avait pas à se mettre dans un état anormal, et à s'imaginer qu'il avait le pouvoir de faire des miracles; ou que si, pour se croire ce pouvoir, il était obligé de se monter l'esprit jusqu'à l'extravagance, c'est que pour lui, comme pour ses auditeurs, le miracle était chose bien extraordinabe. Je n'ai pas besoin d'ajouter que l'Évangile, où le Fils de Dieu apparaît toujours dans un calme d'autant plus grand qu'il fait de plus grandes choses, ne laisse aucune excuse à M. Renan d'avoir eu recoure à cette explication de la folie , sur laquelle nous reviendrons plus amplement.

M. Renan, pour éviter l'écueil, hasarde une troisième explication. C'est que, dans l'absence de toute science médicale à cette époque, « la présence d'un homme <i supérieur, traitant le malade avec douceur, et lui <c donnant par quelques signes sensibles l'assurancade a son rétablissement, est souvent un remède décisif. « Qui oserait dire que dans beaucoup de cas, et en dece hors des lésions tout à fait caractérisées, le contact « d'une personne exquise ne vaut pas les ressources c< de la pharmacie ? Le plaisir de la voir guérit. Elle

« donne ce qu'elle peut, un sourire , une espérance , « et cela n'est pas vain ^ »

Je n'oserai pas dire le contraire, mais j'oserai dire que cela n'a rien de cammun avec ce que nous voyons dans TÉvangile , que les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, et les morts ressuscitent. Voilà ce que le contact d'une personne exquise ne fera jamais.

Il fallait donc en venir à la seule et unique explication dont rien ne peut préserver celui qui ne jfléchit pas le genou devant le Christ, son imposture.

(( Ce serait manquer à la bonne méthode historique, « dit M. Renan décidé à tout braver, que d'écouter « trop ici nos répugnances, et, pour nous soustraire « aux objections qu'on pourrait être tenté d'élever tt contre le caractère de Jésus, de supprimer des faits « qui, aux yeux de ses contemporains, furent placés « sur le premier plan. »

M. Renan, et il faut lui en savoir gré, parce que c'est assez rare, pose ici franchement la question. La certitude des faits évangéliques, que l'incrédulité moderne (car l'ancienne la reconnaissait) a si opiniâtrement niée ou éludée, est acquise. Je veux dire qu'il est certain que tous les faits merveilleux qui sont racontés du Sauveur ont été donnés par lui, et ont passé aux

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