LA QUESTION, S
Au fond de toutes ces questions, et de bien d'autres qui en sont les corollaires, il a*y en a qu'une seule : Dieu, avec toutes les conséquences que je n'ai pas be* soin de déduire pour le salut ou la ruine des sociétés.
tt La Révolution croit à l'humanité, l'Église croit en « Dieu, » dit M. Proudhon. Voilà les deux termes de l'antagonisme créé par l'impiété. \( L'Église croit en « Dieu, reprend-il; elle y croit mieux qu'aucune secte; a elle est la plus pure, la plus complète, la plus écla- « tante manifestation de l'essence divine , et il n'y a « qu'elle qui sache l'adorer ^ » — Voilà pourquoi il faut lui faire la guerre.
Il n'y a que l'Église qui sache adorer Dieu et qui en conserve la notion pratique dans le monde; parce qu'il n'y a qu'elle qui affirme Jésus-Christ, qui conserve sa doctrine et qui communique sa vie. Jésus-Christ, qui est la forme de Dieu ^, la figure de sa substance ', Dieu avec nous*, Fils adorable de l'Éternel, par qui seul nos adorations^ par rapport à la divine Majesté, ont une valeur infinie, et qui, dès lors, en soit digne.
L'Église 4 Jésus -Christ, Dieu: trois vérités , trois croyances pratiquement solidaires dans le monde ; qui font que l'une d'elles ne peut être mise en question sans
1 . Bêla Justice dans la Révolution et dans VÉglise, t. P% p. 27.