EXPOSÉ DES PREUVES
Il y a phis de dix-huit cents ans cpie,<; dans la Judée et jsous Tempire d'Auguste^ parut dans le monde un houms extraorbi^ imxB) appelé Jésits, l'auteur de la religion qu'on nomme chrétienne ; il enseigna une doctrine sublime et tout empreinte de vélité; il forma des disciples^ pauvres pêcheurs dont Tignorance était connue; il donna ce qu'il ensei^ait comme étant la parole de .
Dieu;, il disait parler en son nom; il a prétendu ontoriser sa. doctrine par ^es miracles^; il se donnait comme le Fils de Dieu^ qu'il appelait son Père ^ lise fit passer pour Dieu lui-même; il fut^^rucifié à l'âge de
trente4roi8 aiis; il passa pour être ressuscité le troisième jour, comme il Tavait an*noncé; enfin, par la prédication de sa doctrine, il a fait changer de face à Tunivers.
Voilà, en abrégé, le sujet que je traite; ce sont des faits, et en preuve de ces faits, j'avance ici des propositions fondamentales, comme autant de preuves de la divinité ^e Jésus-Chbist, et je dis :
Un homme dont la venue a été annoncée
au monde longtemps avant sa naissance; Un homme dont la doctrine et les mœurs
ont été toutes saintes et Texpression fidèle -
de la sainteté même ; Un homme qui, venant sur la terre, s'est
donné pour Dieu, et qui a été autorisé
de Dieu même; Un homme dont les œuvres et les succès
ont été prodigieux et au-dessus de toutes
les forces de la nature; Un homme, enfin, dont les souflBrances
mêmes et la mort ont été glorieuses et
suivies de prodiges;
Cet homïne, s'il' est véritablement tel, est sans contredit un homme extraordinaire, un homme suscité de Dieu, un Homme-Dieu, Dieu lui-même; or, que* Jésus-Christ ait été effectivement tel, c'est ce que j^ai à prouver. La* conclusion, cha-cun la tirera aisément lui-même; et ce ne pourra être que celle-ci, qui fut celle du centurion chargé de le garder : donc cet homme était véritablement Dieu, vere filim Dei erat iste.
Avant que d'entrer en preuve, je demande deux choses : la première, que s'il se présente à Tesprit quelque difficulté, on ne croie pas que je la laisse> parce que je n'y réponds pas d'abord ; qu'on attende la fin, et on verra, je l'espère, que je satisfais à tout. La seconde, c'est qu'on ne sépare pas les propositions que j'ai avancées les unes des autres; quoique chacune, prise en particulier, fasse preuve, c'est néaninoinsde la liaison et du concours de toutes, prises ensemble, que doit se former la
pBMLve eoB^ète de la véorité. essentielle let fûfldaïaaQtale que j'établk. : cet heaume élait véritablement Ui&VLy vere fiUus />ei.
erat iste^
EntioBsiauB ua détail qui va uauft mettre:
touAa la>£digioa 6Q1B les youz.