SECONDS PBBUVB DB FAIT
UN HOMME DONT LA DOCTRINE ET LIÇS MOEURS ONT ÉTÉ TOUTES SAINTES ET l'eXPRESSION FIDÈLE DB LA SAÏNTEtll mAkB. '
Qu(» de plt!8,fifthit> &BL effet, de phiSBn^ bbfisie^ dd.plttsdmaqœ saiddctrine et ses Icâs^ Toiit ce; qui^eles' sages; siKTasAis .dé Vatàicpàtè ont ^seignéaTantlui a-^t-ilrien qui approche de la sublimité de ses dogmes et de^ riatégidÉtô ; dè^ mmotéAl La sa^sse prétandue4es.Sociate,dea'Blato%q«'eaiM30 ^^ folie, en ctomioiaisQii .dea masdimeft dé Jéeus^bTrâtl y^d;6^.aQiiâyit6, sidlinûléj; étendua^ t0nt»'y tsowe^ tout^s'y Bwtieiti^ gaii&q^e]3«.4e4éi]Qu»ntajdiwifiiDdn8le6ikîa
des plus ss^es philosophes, il y a totxjoMs quelque défaut; les traces de rhtimanité s'aperçoivent toujours dans l'ouvrage des hommes, et les plus grands hommes donnent souvent dans les plus grands traversa En voulez-vous des preuves? Bocrate, par exemple, autorise le divorce sans aucune raison ; Lycurgue approuve le vol, pourvu qull soit fait avec art et finesse; Solon tolère des satisfactions des sens si honteuses, qu'elles font rougir ceux mêmes à qui il les permet. Sénèque n'en vient-il pas jusqu^à combler des plus grands éloges ceux qui se sont donné la mort à eux-mêmes ?
Raison humaine, où ôtes^vous? Sont-celà les grands hommes que vous avez produits?
Dans la doctrine de Jésus«-Christ, au contraire, je ne trouve rien que de saint et de digne de son auteur ; [tous les vices y soût proscrits, toutes les vertus y sont commandées, et toute la perfection des vertus présentée. C'est elle qùi^ la première, nous
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d^iiTért ees secrets ineffables, jusqu'alors presque inconnus, de rabnégation de soimême dans les plus grandes délices ; du pardon héroïque dans les plus grandes injures ; du mépris des richesses dans la plus grande abondance; du mérite de la virginité dans la fragilité de la chair; de Thu* milité sincère dans Téclat des honneurs; vertus dont les païens ne connaissaieiit pas même le nom.
Considérez cette loi sainte sous différents rapports. A l'égard de TÉtre suprême, ce n'est qu^amour, anéantissement, dépens* dance; devant lui tout homme n'est rien.
Envers le prochain ^ ce n'est que douceur, <iue charité, que tendresse; tous les hommes sont frères. Â l'égard de lui-même, l'homme doii être modeste, tempérant^ modéré, vigilant sur sQi ; l'homme est le seul ennemi de lui-même, et c'est en cela qu'il s'aime véritablement. Si cette doctrine était suivie et cette morale priytiquée^ Tordre régnerait dans le monde, la terre serait pour
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lieia^deia tarsa) Étant caqu^eUd est/ r^^stth il>paB é¥i;dénl qafeUe est dascendoe du del s^vpojBoa Auteur?
Màbc^te^samteté^ oeÉle majorté dans les paroles^ Jésus Ta-t-il soukaMie*4ao9lai efifels? La sublimité, da la iqpéeulation ne s'ask;<6lle point démentie daii& la pratique ¥ CoQTaiaqttei^oiis pav-vousi^méme ; pranes en mam son Évangile; consalteB ses ni«r»
ximes et confrontez se^exen^fes : pcems etlisaci.^
Il ' a • canonisé la pan^feté. Que possède* t-îl X -^Le idéponillement 4e tout, voilà son> partage^ Il a^ montré le» lanx éolat des bmt^ BtiuS': on vent la «hoisir po«ir roi*, et il* s^nluit.. Il a. condamné les pkMirs; c'est llioQime*da douleon»^ U a défendu la ven^ gaaaçej sa Joue estMfléIrie par^nn<Bonffî^
M i$iBmBM^ Q\m'Mt^ilVqjati dii-ilf Set exemples vont plus loin que ses jxmmm»i sÀcanâiéteieaiddft phirencôBB^no 43iEBsaoniù 1 gfi»pArolè6rT(>aft[ àfogmtardesf saiiit»^ dan» litt> ozKiimvefiar 8axiii»t6 J3[Kêim
6et:iKffmn6{fi(slr&oi)dxiMirsî'8 Tâéa^ soim to^yeuiscrdii: pubMor; U a cesnrenié^paiiniite hommes; on; f à examiné y on Itiia-itenifav dasfpiégaa;^ onilui' aâlfëssé^defteiidiùdhéBç nfrÂsttouteeli^ qiK.M a%tH)nirepTDeliéil Det quoi iVt«en:ao(mEé ? Bttee qu'il mtà^ gmt ay€Q<lffii ptthUcains^elrîleGnpécbettfv^ dfitce'j(pi6 eêfffèîsiriplesise ïoMàtmi kiiabiÉ saiis;lav«rkaT6 maiois ; dexe qufii gaéiria^ saôtèsemadadaB le:joB{F. dn sabbaè^ la oen^ i^re la plnaimaligm-n^ tuem^qne^ekip de JM>rte>quB'<de tant d'yeux OQTerts sur lui;, de.taiat d'oTeîiles altoitiiYea' à ses paroles^ éè^jtaoii-dieiHiemif qu^ilia eusdmsHlons léa temps; danatona les lieux;' chez toutes^ les naEtions^ jnifsy piâen»^ hérétiqixe»^ qui ont eenapir^ c<yajaié'eontfa lui, pourrie n6i>r« cil- «t le di&mer; paa. un^^stfal qui ait pir
trouver- eh lui • le • moindre trait "^répré^ hénsible.'
Mais tandis qu'on ne pouvait découvrir des défauts en lui^ dans lui éclataient toutes, les vertus : je n'entreprends pas d'en tracer le détail; une langue mortelle pourrait* elle en exprimer les grandeurs? et que pourrais -je dire qui en donnât quelque idée? Qu'il nous suffise de dire que sa cha* lité^ut immense^ son zèle sans bornes^ sa patience à toute épreuve; sa sagesse fat supérieurement éclairée^ sa tendresse saintement animée; son ardeur divinement embrasée ; chacune de ses paroles est un oracle ; chacune de ses actions un prodige ; chacune de ses démarches un modèle de quelque vertu; souverainement bon, souverainement saint, souverainement aimable et parfait; quelques traits que j'ajoute à ce tableau, quand je' parlerais'le langage des anges, tout ce que je dirais serait au-dessus de toute croyance, et encore au-dessous de la vérité. Tel devait être le
PMtife saint etsàns taehe» à qui seul il appartient d'entrer dans le sancti^aire, de cimenter le testament de la double alliance, de proeurer le grand ouvrage de la récon* ciliation entre le ciel et la terre, d'être élevé. au'^dessus des [deux et séparé de la conta* gion des pécheurs K
^ Âmsi le trop célèbre J.-J. Rousseau, n'a-t-it pu is*erapécber de s'écrier :
. « Je Yons aToae que la mi^esté des Ëcritures m^é* tonne, la sainteté de rËyangiie parle à mon coeur. VoyeE les livres des philosophes ayec toute leur pompe ; qu'ils sont petits près de celui-là ! Se peut* il qu'un liVre si suUime et si simple tout à la fois , soit l'ouyrage des hommes? Se peut-il que celui dont il fait l'histoire, ne soit qu'un homme lui- Sttême? Est-ce là le ton d'un enthousiaste, ou d'un ambitieux sectaire ? Quelle douceur, quelle pureté dans ses mœurs ! quelle grâce touchante dans ses instructions! quelle éléyation dans ses maximes! quelle profonde sagesse dans ses discours! Quelle présence d'esprit, queUe finesse et quelle justesse dans ses réponses! quel empire sur ses passions! Où est l'homme, où est le sage qui sait agir, souffrir et mourir sans faiblesse et sans ostentation? Quand Platon peint son juste imaginaire, couvert de tout l'opprobre du crime et digne de tout le prix de U
ciiàim pa«ai le& bommgss «'bss DMNi V0m DliHJ > . et Dieu Va . anterisô dan» sa
vertu, il peint Jésus-Christ trait pour trait; la ressemblance est si' frappante que tous les saints Pères Ftnit scaitlà; il a'estpai passiûe de>s'7 trompai*; Quels préjugés, quel aveuglaii^Btr ne taat^- il pas avoir pour oser comparer le fils de Sophronisquc au ïlls deiMariftI Qmlié dlstancie de Fnn:à l'aiiteM Socrate, mourant sans doulenv^sainâgBomi^dy soutient ailé0iaol'jtt«flpi'ftiif<l»mt ' 8<m peraonasge^; et isi ^ceAte moipt ni'eût. Uononé' sa vie> on doulefût^si SooraM «rtao toniisoa «^rttfat atubre ebosft que so^iiie. H kvf eoto^ dit'^oay la toattàù; d'AUtaes «vaaÉ lui l'avaient QiîMi^iil^iitliquft.) iLae fii>qaetdli« oe^ilstftvavBnt Dttt^ il^ne Ûi que. niâttr« en levons lenn ex«mplesj Aiiatideii&vaii élé juste avaat qae Socrate. eût dilxe qwBudéua. que jwtioe. Léonidite .était- .^lort' pom WftfMifSy.. avant jq«e>Soor«tAieût fatisinitdevoir. d^ai«i anr èai patria. Sparta était «oboe» avant que SoeraiB Qvà.\oiJé^ la sobriété ; avanliqufil eût défini la vertu, la 6ièi80 ebandatt:on baumes vertueux.
^ «r'Atifis où: Jéla9*431ffist avnt-il5 appris ctats^-iei fieas^cèfae moiola .pnre^«() âevéa >d«nt*lnt -seul' a doœié le» leçons et f exemple? D&bu lui. la^ simplicité des p|ns.héfinqn68 vertus bononi lepUi» ineonoo de toM les iMOiplai. La..mog;t d& Socrala pbilosapbant tiaqqniHainBpfcgseejefciHnisy csl^ia pliwdowBe qy^on
prétention de la manière la plus sensible et la plus authentique. C'est la troisième vérité.
' puisse désirer : celle de JésushChrist expirant dans les tourments^ injorié, raillé^ maudit de tout un peuple^ est la plus horrible qu'on puisse craindre. Socrate, prenant la coupe empoisonnée^ bénit celui qui la lui présente et qui pleure ; Jésus, au milieu d'un supplice affreux^ pria pour ses bourreaux acharnés. Oui, si la vie et la mort de Socrate sont d'un sage, la vie et la mort de Jésus*Christ sont d'un Dieu.
a Dirons-nous que l'histoire de l'Évangile est- inventée à .plaisir ? Mon «mi, ce u*4tt «pas «faasi ' qMn iavente, et ies iaits da Socrate, dont penaêaae «• doute, sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ. Au fond, c'est reculer la difficulté sans la détruire; il serait plus inconoevable que plusievra 4iommes d'accord eussent fabqqué ce livre, qu'il «ne f;att qu'un seul en ait fourni le sujet. Jamais des auteurs juifs n'eussent trouvé^ ni ce ton, ni cette morale; et l'Évangile a des- capsctères- de vérité si fx^aetàê,' A frappants, si parftxiteinent ioànAlaUes^- que i'àMwiv teur ea serait plus étomwnttque le hér9Si»^{Émile,) Est- ce un saint Père ou un philosophe qui parle «insi ? N'est-ce pas confondre les, philosophes, pttr an philosophe même ? \
CHAPITBE ni.
TR0I8I&MB PBBUVB DB FAIT»
JÉSUS s'est donné pour DIEtXi»
Que Jésus-Christ se soit donné pour Dieu, rien de si constant ; il Ta publié, il Ysl hautement déclaré; ses paroles en ce point sont expresses : c< Je vous le dis en vérité, mon Père et Moi ne sommes qu'un, Ego et Pater unmnsunms. (Joan., x.)
« Moi, qui vous parle, je suis le principe et Tauteur de tout, Ego et principium qui loquorvûbis. » (Jôan., vin,)
« J'existais avant qu'Abraham fût né, Antequam Abraham fieret, ego sum. » (JoaUr, vnï.)
Tous ses discours, toutes ses actions.
toutes ses démarebea tendaient là ; et quand, pendant sa passion , le Grand-Prêtre Fadjure au nom du Très-Haut de s'expliquer nettement s'il est Dieu :
« — Vous l'avez dit, répond-il, je le «uis, Vas dicitisy quia ego Bvm, » (Luc, xxn.) C'était même le reproche que lui faisaient les Juifs : a Vous n'êtes qu'un homme, lui disaient'ils, et vous osez vous donner pour Dieu, Tu cum homo sis, facis te ipsutn Deum. » (Joan., xix.)
Dites-moi : de tous les crimes, de toutes les impiétés, de tous les attentats qui peuvent se commettre^ en est-il de plus grand, de plus énorme, de plus affreux que celui de vouloir s'ériger en Dieu, être adoré comme Dieu, s'arroger les droits imprescriptibles de la divinité? Je sais que parmi les païens insensés, plusieurs en s^nt venus à cet excès de folie. Les Salmonée en Crète^ les Hannon à Garthage, les Alexandre en Grèce, les Néron, les Tibère à Rome, ont voulu s'ériger en dieux. Mais aussi de quel
as
œil Tunivers et la ^st^nlâ les out*ils <ra*gardésl Monstres couroxmés qui ont déshonoré ThuTnaaité, m voulant s'élever audessus de Thomme^ ils étaient coupables^ ils étaient abominables sws doute ; mais je ne crains pas de ,1e dire, Jésus-Ghrist le serait encore infiniment davantage, s'il n'était pas Dieu. Car remarquez que ces princes orgueilleux^ ces hommes ambitieux, n'en venaient là que dans ces jours de nuages où la prospérité les éblouissait, où .la fortune les aveuglait; à. la tête des armées, dans des jours de triomphe, dans Tivresse et le transport des paissions où ils n'étaient plus à eux-mêmes ; au lieu que Jésu&*Christ s'est donné pour Dieu de sang-froid^ dès son entrée dans le monde^ durant tout le cours de sa vie.
Il y a plus encore i les autres princes, dans l'égarement de leurs pensées, ne s'érigeaient en divinités qu& chez un peuple, chez une nation; d'ailleurs, ils ne préteiidaient pas être les seuls dieux dans cet
imîv»^; iU ne refuaaient pas de partager avec d'autres Tenceus et Tautel; au lieu * que* Jésus-Clmst prétend être le seul Diçu^ le seul adoré de tout le monde et par tous .les peuples.
«—Vous n'avez qu*un ^ul Maître, disait-il à ses disciples, et ce Jdaître^. c'est ' moi, c'est le Christ, Jfa^û^^ ve$ter unus m, Chrisius* j» (>IVfatth.,.xxiii»)
« Quiconque n'est pas pour mni^ combat contre moi , Qui wm est vucwn, contra me e^^» (Luc, XI.)
Et dès lors il renverse V^ute autre loi comme impiété, toute autre religion comme superstition, tout autre sacrifice comme sacrilège et profanation; or,* je le répète, si Jésus^Christ n'est pas Dieu, quel péché, quelle impiété, dans lui, de s'attribuer les droits delà divinité, et d'élever ains^ autel , contre autel, sous les yeux de Dieia même ! Car enfin, enlever les biens d'autrui^ flétrir la réputation, arracher la vie, c'est une injustice, c'est un crime, c'est un désordrjs;
maiâ po^er ses vues et ses prétentions jusqu'à la divinité même, c'est un forfait, c'est un attentat, c'est une monstruosité; il faut poitr cela toute l'enflure de l'orgueil, toute l'audace de la présomption, toutes les ténèbres de Faveuglement, tout l'excès de tous les désordres.
Or, Jésus-Christ s'est porté pour Dieu, et s'il ne l'est pas en effet, que &it donc Dieu dans le çielî N'a-t-il plus dé foudres dans sa colère, n'a-t-il plus de tonnetre dans lès trésors de ses vengeances ? Quoi ! un hônime «e donne pour Dieu, il prend Dieu même à témoin, il s'appuie de son autorité, il at« teste sa sainteté, il appelle en témoigns^e sa puissance ; et Dieu ne tonne pas, et Dieu ne l'extermine pas pour le démentir et arrêter l'effet du prestige! Lorsqu'en 1848, lors des élections générales, sur la place publique d'une de nos petites villes du Midi, un homme, entendant gronder la foudre, osa s'écrier : S'il y a un Dieu, qu'il me foudroie ! le tonnerre tomba sur lui et le tua, car il
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venait de s'attaquer à la puissance de Dieu même, et i^honneur de Dieu était en jeu *• Mais, pour Jésus-Christ , non-seulement Dieu ne le punit pas, ne l'extermine pas^ mais c'est Dieu même qui l'avoue, qui le soutient, qui Fautorise, et qui l'autorise par la voie la plus efficace, la plus éclatante, la plus authentique, par la voie des prodiges et des miracles.
> Tous les journaux de cette époque ont rapporté ce fait.