I.KS DKl \ KUUr.UHS CCXTRAIRKS 3-i
humaine n'a de tlisposition que vers le mal et de mouvement proju'C que cilui de la concupiscrnce (i4). Agir spontanément signilie donc, pour Ikouime tomoé, pécher nécessairement. Il est « toute ];erversité », « toute malice », « matière de nioit » (i5). Aussi incapable de bonne œuvre qu'une statue de sel ( st incapable de sentiment et de vie (i6). Incapable même de nnérison ou de correction, si ce n'est que le Seigneur, par une transformation inverse de celle qui a fait notre déchéance, V al)olisse notre volonté perverse, puis après nous en donne de sui-niènie une lionne » (i"]). Elle vaut à ia rigueur, cette parole divine, que l'homme doit renaître, parce qu'il est chair [iS). En taut cfue chmr. nous ne s(jmmes pas, comme ce pèlerin dont parle l'Evanj^ile. et auquel certains théologiens veulent abusivement nous com})ai'ef, c à demi morts >>, mais « bien morts et ensevelis » i k»).
Que disent, par contre, les molinistes?
Loin de croire la nature humaine inguérissable, ils estimeraient plutôt qu'elle n'a pas b<;soin de guérison (20).
Leur fort, à ces théf)logien5 qu'on pourrait appeler — du nom que d(mnait saint Augustin aux pélagiens leurs précurseurs — « les superbes défenseurs du libre arbitre » (21), c'est que l'homme est libre, et que la chute originelle n'a ])mnt aJléré sa libertc'. Il faut savoir (\nl\ leurs yeux, il n'est de
14 Institut. Chrét., liv. II, (îh. I, n° 8 et suiv.i. — i5i Ibid. et cli. V. n." 18 et 19 V. aussi liv. I, ch. I, n° 9 — ii(5 Lutueu, in Déclarât. avlUul. Concord. ait. II. — '17) Institut. Chrét., liv. II, ch. III, n° 7. — nSi Ibid., p" t. N'oublions pas qu'on pourrait trouver chez Cjilvin de nombreux 1 extes montrant que, selon lui, la corruption de la nature n>sl pas l-olale ni absolue. V. à ce sujet Dolmkrgci'; : Calvin, (Lausanne iîH«),
I\'. p. i45-i5(. — 191 Ibid., ch. V., n" 19. Il est à remarquer cjue le Jcrme que répudie Calvin !« à demi mort ». senii^'iiUSi, est celui même lient se sert Arnauld pour caractériser l'état de l'honinie déchu. V. l. X, |). 0.
1201 Dans sa Tentative, Arnauld oppose b s protestants, qui déclttrent l'homme insanabilcin aux pélagiens et aux molinLsles. qui le déclarent sanum. V. t. \, p. li. — 211 V. Tra<l. de l'Egal, rom., t. Il, i53-i54.
36 LA DOCTRINi: l)i: l.A (WiACr.
liberté que dans r indifférence d'équilibre (22). Un agent est libre qui, toutes les conditions requises |)our agir étant supposées présentes, peut agir ou ne pas agir {indiljérence de contradiction), agir dans un sens ou dans le sens contraire indifféî'ence da contrariété (u3). La volonté est libre qui, placée
(22) Le mot indiljérena', au temps d'ArnauUi, néqiiivaut pas précisément à ce que nous appelons aujourd'hui lihcrtc d'indilj'rrencf. l'ar lui-même il ne signifie pas grand'chose de plus que liherlr, comme on peut s'en rendre compte déjà chez Jansénius et Saint-Cyran, et encore chez Leibnitz. V. Théodicée. prélace. et aussi art. 35, 4^ et 309. ! Aussi doune-t-il lieu à des équivoques, — dont se plaint ArnauM. (piand il lait remarquer (jue thomistes et ang-ustiniens admettent comme les molinistes une indijjlet'enfia ad utrumlibet, tout en entendant par là des choses très diverses. iV. t. III, p. G()2-GG3, et p. 579; cf. t. Xi., p. 8.) C'est pour éviter ces équivoques, senible-t-il, que les écrivains de la lin du siècle ont pris de pins en plus Ihaîiitude qui restera an XVIII' siècle) de caractériser la conception moliniste du liljre arbitic par l'expression d'indifférence d\?({uilil)re iqueni\)\oie déjà, entre autres, Fromond, le giand ennemi des luolinistes, dans son Clirysijjpns, 164 '1. p. 91. On sait, du reste, q>ie les molinistes (Petau, par exemple! distinguent ordinairement deux sortes A'cijuilibre ou iV indifférence : ïéqnilibre d'inclination et Véquilibre de puissance ; celui là, ils l'avouent, est très rarement réalisé : c'est le cas de l'àne de Buridan, qui n'est pas ])lus sollicité d'un côté (jue de l'autre ; Véquilibre de puissance, qui est le libre arbitre même, consiste en ce ([ue la volonté, si lorlenienl qu'elle soit sollicitée vers une action, a toujours en elle la force de se (léterminer, et de se déterminer efl'ectivement, à l'action opposée. Celle conception du libre arbitré comme puissance d'équilibre est, d'après saint Augustin et ses disciples, l'erreur capitale des pélagiens. Saint Augustin rapporte [Ep. jSG, ad Paul., alias 1061 : Pelagiuin aliqnando ità paribus rnonientis potestaleni voluntatis aequd lance perpendere, ut quantum ad peccanduni, tantani etiani ad non pcccandani calere dejiniret ; cf. Op. imperfect., lib. V, cap. 48. C'est aussi l'opinion des semi pélagiens, d'après ce que rapporte saint Prosper à saint Augustin. (V. Lettre 226, in Epist. Aug.'.
(28) Illud agens liberuni dicitur quod posilis omnibus reqnisitis ad agendum, potesl agere et non agerc, axil ità agere unum ut contrarinm ' etiam, agere possit. Cette définition de la liberté n'est pas de Molina lui- même. Elle était classique dans les écoles de son temps, et usitée même chez des thomistes. Mais Molina lui donne un sens particulier . (V. à ce sujet Alvarez, Disp ii5, n" 4), qui revient à identifier la liberté avec Vcrqnilibrium potentia' aut virium. (Molina, Concord. Quaest. XIV, art. XIII, Disp. IIl. Molina distingue par la suite les deux sortes de libertés qu'envelop|)e la définition : liberté d'agir ou de ne pas ajir iquoad cxercitium actiis) ou liberté d'agir d'une manière ou d'une autre [quoad speciem actiis).
Cette distinction est souvent exprimée en d'autres termes ; indifférence de contradiction, ou indifférence de contrariété.
La conception moliniste de la liberté a été très souvent exjtosée à l'occasion des controverses relatives à .lansénius. L'un de ceux qui l'ont expliquée avec le plus de netteté est le grand ennemi de .lan-
LKS DEL'X KIîKKURS C.ONTIÎ A tUES Sj
ilevaut une déci.sion à prendre, peut toujours, quels que soient les motifs qui la pressent, se décider ellectivement soit pour un parti, soit pour l'autre, sans que rien l'y détermine. Ainsi Compris, le lihre arl)itre est évidemment un indivisible, qui ne comporte point de degrés, et qui est tout entier partout où il se trouve. Que les influences bonnes ou mauvaises, intérêt, appétit, passions, devoirs, qui agissent sur lui soient un peu plus ou moins puissantes, il peut toujours arriver qu'il résiste à la plus forte, et qu'il cède à la plus faible. Si donc, malgré le péché d'Adam, l'homme, ainsi que le déclare l'Eglise, est demeuré libre, il doit rester, comme Adam lui-même, indéterminé entre le bien et le mal, susceptible de bien comme de mal. Aussi Molina admet-il qu'il n'est point de tentation que le libre arbitre déchu, livré à ses seules ressources, ne puisse parvenir à surmonter, ni (ce qui revient au mêmei de commandement qu'il ne puisse accomplir i 'j4).
séiiiiis. le P. jésuite Dechamp-s : Obsenandiim primo c.\ Philusophift, \'ulffai'ique opinionc, Uherurn arbitrium ità definiri : potenlia est, qwi', positis omnibus ad agendum prfrreqaisitis, potesl ugurr et non agere. Libertas sic explieata duplex est : contrarietotis alten;. altéra cont radie lionis. Libertas contrurietatis, quœ cl specijicativis dicitar. ca est qua\ positis omnibus ad agendum pra-requisilis. cohtiarios artus exercere potesl : iil amare vel odisse. Liberlas K'ero cont ru diclionis. qua' et exercitii, est illa quw, positis omnibus ad agendum pra'requisitis, potesl actnm ponere ^el non ponere : ut amarc i'cl mtr, amure, licel odire non possil. Utramque lH)erlatem hanc perimit necessil<is siinplex, seu determinatio ad unum, quia alterius partis eligendœ facu! lalum sripit. 'Anlonius Ricnrdas. Defensio Censura- Sacrum Facultatif Iheologica Parisiensis, etc.. disputalio theologica de libéra arbitrio... Paris. 4'i '> édition. 1646 la \" étant de i645j, p. i.3. Decbaoaps préci.se ici la définition de Molina en spéeiliant : i" (jue le double pouvoir dont parle Molina comme constituant la liberté doit être un pouvoir qui se traduit en acte et non pas un pouvoir .séparé de lacté, comme l'admettent les tliomi.stes ; que toute ilctcrmination supprime la liberté. -V ses yeux, libre, indiflércnt. indctcrminc. sont termes sjnoiiymes : Esscl autem libéra m arbitrium si, iisdcm positis causis, in nobis essct nliquanilo appetere. alitjiiando refugerc \lbid., p. i(i3i. Et la liberté est bien un véritable pouvoir d'équilibre : car il est libre ce qui est in nostrà polcslate . mais illud tantum esse in nostra polestalc i/uod f)er<equc possumus et cjus opposituni. Ibid., p. 242. 249 et suiv. .
(24) 1'. Concord. Quast XIV, art. XIII, Disp. ij) et 20. Molina entend que le libre arbitre peut surmonter chaque tentation en partiiu ier, mais non point toutes les tentations qui se présenteraient au cours d'une [>ériode assez longue. Même ainsi restreinte, il ne présente cette tlièse :[ue comme une opinion plausible, vers laquelle il penche visiblement, mais à laquelle il n'ose donner son assentiment. \ Ibid.. disp. nj. VIemb. ti; cf. S« hm:em.\nx, p. 224.
38 LA DOCTRIXK DE L\ GUAGE
Mais aloi's, où est la déchéance ? et en quoi soinm'Cs-nous corrompus ?
La réponse des molinisles s'appuie sur une distinction radicale entre cet état naturel et cet état surnaturel que nous avons vus, cliez Luther, abusivement confondus. Pour eux nature et surnaturel forment deux ordres superposés, dont le premier est complet imv soi-même, et dont le second ne l'ait que répéter le premier à un niveau plus élevé. L'homme, créé participant de ces deux; ordres, apparaît ainsi double : avec deux sortes de fins, deux sortes de devoirs, deux sortes de vertus, deux sortes de péchés, deux sortes de récompenses et punitions, deiiv sortes de secours (25). En tant qu'il appartient à Tordre naturel, Fliomme est composé d'une àme spirituelle et d'un corps semblable à celui des animaux : par suite de' ce mélang-e, il doit naturellement sentir en lui des passions {motus i'iriuin sentientiuni) qui « soient en opposition avec sa raison, s(dlicitent sa volonté, l'inclinent et s'efforcent de l'entraîner à des actes honteux et déraisonnables » ; et naturellement aussi éprouver toutes ces défectuosités corporelles qui sont la laim, la soif, la fatig-ue et la mort (26). Il est destiné au bonheur, et il ne peut y avoir de bonheur en dehors de la connaissance et de l'amour de Dieu : mais à un bonheur naturel qui se bornerait à la jouissance de Dieu connu par la raison et aimé par la volonté, à travers ses manifestations A'isibles. Enfin, de même que cette béatitude naturelle doit récompenser l'exercice régulier de nos facult s humaines, les désordres de ces facultés encourent des châtiments, mais des châtiments naturels, et par conséquent finis (27).
Tel est l'état de pure nature, dans lequel Dieu, si bon lui enl semblé, aurait parfaitement pu créer l'homme (28),. sans lui
(aàj V. Moi.ixA. Concovd. Qir. XIV, art l'î, disj). '5S \'. aussi t. X^ 11. p. 347, et .I.vNsv:.Mi;s. l.ib. IV de S fat. nat. Laps., oaj). i() : .Scholastfvi dtiplicem hoinifiem in iino lioniine corulideritnl, diipliemn Jidcni, dnjiUvrm cluu'itatein, daplices veritatesy diipUcia opéra, iina natiiralia, altéra supcrnaturalia... Il est supernii du faire oitserver le rappoi-t ijiii unit à ces principes m:)iinistes ia (iaetiine du; p ■cht! plUlosophv[ae. V. plus l>as, |j. II- et siiiv.i
(26 Moi.iNA. Concord. (hi. XIV, art i3, disp. 3; Cf. Suahm/: Wo/cy-. /!'. J)e .'■itat. nal. Imm. cap. S. — (271 V. sur loiit eela notainiiieiil Médina. ih d. (ii.sp. 5. — (38) Ibid., tltsp. 5; Siiir la p.>ssil>ilité de l'étal de \)\\vinuiurc et reiifaul « Cuis-;eii3V » de \lasli)o. ^ . Mkumaxt. Meiimiiis, 1,
LES l)i:U\ KRKEIRS C.ONÏKAIKKS 'J9
prêter dautra assistance que ce ( oncoiirs gcricral l'aule (liu[uel mille créature ne subsisterait i'^\)}.
En fuit, cepend-ant. Dieu a voulu, par une sorte de sujvroi-ation, conterer à Adam, déjà muni de toutes les propriétés convenables à la nature humaine, des priviièt;^s. et aussi des obligations, supérieurs à ce que la nature humaioe comportait : il la appelé à une tin transcendante, savoir : la vision intuitive et la possession immédiate de Dieu, ce qu'on nomme la vie éternelle; et pour arriver à cette (in. il lui a fourni les moyens nécessaires, savoir : oîilre « les vertus surnaturelles infuses » de ibi, d'espérance et de charité, la g-ràce de " justice orig^inelle », qui avait, entre autres avantagées, celuidesoumettre à la raison la concupiscence, et de garder le corps exempt de maladie et de mort 3o .
Mais voici qu'Adam a mésusé des dons de Dieu, et failli à sa vocation surhumaine. En conséquence'' il sest vu retirer, avec la « grâce de justice originelle » par où cette vocation aurait dû se réaliser, les prérogatives extraordinaires dont la dite grâce était la source. A plus forte raison a-t-il perdu la possibilité de les transmettre à ses descendants : ni'mo dat quod non habet. En cela, et en rien d'autre, consiste la déchéance. L'iiomme est déchu, parce qu'au total sa condition présente est bien moins belle que sii condition primitive. Tout de menu chez lui 1 humanité proprement dite n'est point lésée. « Le péché de notre premier père ne nous a nui que dans les dons gi'atuits qui nous aviiient été faits, et partant nos facultés naturelles, en nous comme chez les Anges, sont demeurées intactes après le péché, telles qu'elles eussent été d'api'ès leur nature, si elles n'eussent été accompagnées d'aucun ]irivilège surnaturel (3i i.» D'un mot, la cluile est tout bonnement le passage de Vélat sarnatiirei à VéLal de pure nature *i2). Entre la pure nature et la nature déchne l'unique dillercuce
|). ()42-ti^4' (I-es moliiiisU's <'n liiviw nt un tH"guuie«it en ra\eui' de l'cJal «le pnrc iiaUire, on montrant (pKM-.ct, CTilaiit, (|ui, Helaiil point sorti de la lij^née d'.\<laiii par la \(>ie <Jc la ^('iKhalioii, jiJivail point <ic pcclnori},'inel, et cependant avait toutes les misères des euiaiiU ordinaires.) — (21)1 Sur ce concours, y. ibid., disp. a(>-3o.
'3o) V. Coucord. (^)u. XIV, art. t3, dist. H. Molina disliiii;ue eede j^ràce de « justice orij;in<lle » de ec que les Ihéolo^i^ieiis ont continue d'appeler ffràcc snnrH/ianlp nu hnhit.nelie). — 3i'> Ihitl.. dtsp. 3.
•3-J Ihid'.
4o I.A DOCTRINK DE I.A (JIîAC.K
es! que le manque de a^ràce el de justii-e, qui dans la pure ntiture eût été une simple absence (niera neg'aUo) a main tenant le caractère d'une prwaiion. C'est la dillerence qui est « entre un homme nu et un homme dépouillé 33.
(hiant au libre arbiti*e, duquel dépend l'usage des forces surnaturelles comme des forces naturelles, et qui fait une ])artie essentielle de la nature de l'homme, il est chez nous ce qu'il était cliez Adam . apte à se mouvoir dans tous les sens, et à produire toute sorte d'actes, fut-ce des actes de foi, d'espérance et de charité, bref à imiter en tout la conduite d'Adam aA'^ant la faute (34^ : il lui manque seulement ces instruments supérieurs, grâce de justice originelle et vertus infuses, par où, — comme un nombre alîectéd'un haut coefficient, — le mérite des actes d'Adam se trouvait agrandi et comme rehaussé (35). Pour notre volonté, de même que pour les autres facultés de notre nature, à les envisager dans leurs principes constitutifs, il y a infériorité de condition et découronnement, non ruine, \ù blessure, ni à proprement parler corruption.
Nous voilà, ce semble, aux antipodes de Luther. Kt cependant, au fond du luthéranisme comme an molinisme, si l'on néglige les dilférences de langage, c'est bien la même j^iensée qui se dissimule ; la négation du péché originel.
Les uns et les autres conservent le mot ; mais les uns et les autres abolissent la chose, puisqu'ils en otent l'élément spécifique, ce qui fait que le péclu' originel est un péché.
Péché implique à la l'ois culpabilité et souillure, l'éatus et ui'icula, suivant le langage de l'Ecole. Or, aux yeux des molinistes, nous venons de le voir, la chute d'Adam n'a eu pour l'humanité d'autre n'sultat que de la ramener à sa condition
(33) V. t. XVll, |). ijO l.'cxpi'essioii esl de lUlliinniii cl de Siiaroz), et t. XVIII, i>. 9/J2. Pour wnt; critique clétalllée de la tlotliine iiioliniste de l'état de [)iire nature, cï. Jansénius : lil). I, II, III De Slnlu Natiirac piirae, à la fin du l. II do l'Augiistinus. Le chap. I du i"" livre est fonsacré à rex[)t)sé de la doctrine.
(34^ Sur ces actes naturels de foi, d'espérance cl de cliarité, v. Coucord., Ou XIV, art. i3, disp. 14 et 38 ; cf. Schnkemaxx, p. 224, et An\AUi,r>, t. XVIII, p. 63. — (35) fiJvchendn nalui-ani (Concord., (hi. XIV, art. i3,
disp. 45. ci' SCHNEKMA.\X, p. 223 .