V. t. XVII, p. (,«. t. XXIX, p
,71; V. t. X, p. 18G. — (72) Galat. III, 2i; .Vue, Exp. Kp ad (ialat. V. t. XVIII, p. 71O: t. XVII, p. 747 748. — (73) Galal. III. V. l. XVIII, p. 714. — 174) Ibid., p. 7i3. Cf. l. XVII, p. 7?S. — (75) V. t. XVII, p. 748 — 761 AuG., Exp. ap. ad Galat.. lib III ad Ho ni/., cap. 4- V. l. X, p. 477* t. XVII, p. 134, etc., et t. XIII, \\. '\\- et siiiv. Saint Auj^nstin dcsi<;ii: aussi un qu itricinc étal, in puce, mais qui i;nnccnic les élus dans lauti c monde.
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trois riais : ante Legein, c est 1 étt>*,des jmyens ; snh Lcgc. c est 1 état des juifs ; sub Gratià, c'est celui des chrétiens.
D où il ressort qu'exception faite ])"ur ce petit nombre d'hommes choisis, que Dieu, devançant pour eux l'ordre des temps, a fait miraculeusement participer à la F'oi du Messie futur, nul d'entre les payens, en anl que payens, ni des juifs purement juifs, nu jamais reçu ni ne reçoit la grâce. La grâce est réservée aux chrétiens : Gratin proprin Christiann- 7'nm I-'- ).
Mais les chrétiens mêmes, si tous, incontestablement, ils «ont, ou ils ont eu, quelque part à la grâce, — puisque le seul fait d'être chrétiens est déjà le fruit d'une première grâce, — peut-on dire qu'ils y aient part constamment et toujours (i)? Peut-on dire que les secours nécessaires et suffisants pour bien vivre ne leur manquent jamais dans les occasions où ils en auraient besoin pour bien vivre '^
Il est deux sortes de chrétiens ■ les pécheurs et ics Justes.
Considérons les premiers, et surtout les plus misérables d entre les premiers, ces personnes vieillies et ensevelies dans leurs vices, dont le creur, dit l'Écriture, est plus dur que la pierre, dont l'âme est plus pleine de puanteur qu'un cadavre enterré depuis quatre jours, dont toutes les voies sont impures et souillées ; ces gens qui sont appelés les ministres du diable, ses enfants, ses membres, et qui sont assujettis de telle sorte à sa puissance qu'il en fait tout ce qu'il veut (2). Osera-t-on prétendre que ces gens-là ont toujours assez de grâce pour résister aux tentations vers lesquelles leurs habitudes les entraînent, et qu'aussitôt qu'ils ei: ont envie, ils trouvent à leur disposition une « abondance et surabondance » de force surnaturelle par où la conversion leur devient aisée (3)?
Beaucoup de raolinistes l'osent prétendre. Et certains d'entre
(77) Aug., De Gestis Pelagii, cap. ^ ot Ef - 177 lalias 96) ; V. t. XVIII. p. 36r, p. 556, etc. — (n « En quelque tat (ju'ils soient » déclare le théologal Habert, V. t. XVI, p. 2S0. — 2I II, m. U, 26: V t. XVI, p. 278 et p. 280.
;3) V. t. XVI, [1. 271.