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NUE

Le Créateur fait ce qu'il veut de ses créatures : le potier ne tire-t-il pas de l’argile, à son gré, des vases d'honneur et des vases d’ignominie (3)? Ne croyons donc pas qu'en amenant les hommes du néant à l'être, le Seigneur ait dû se proposer une fin ambiguë. Il a eu la résolution expresse et absolue de donner à certains d’entre eux la béatitude du Ciel, et de jeter les autres dans les souffrances de l'enfer. Et cette résolution, il l'a formée avant la prévision de tout péché. Même du péché originel ? Sans doute, puisque le péché originel, avec la damnation qu'il entraîne, n'a pu arriver, soit chez le premier homme, soit chez les anges, que par la volonté de Dieu (4). Vainement les « sorboniques » recourent ici, par une de leurs cavillations ordinaires, à la différence de volonté et de permission (5). La distinction est ridicule quand il s’agit de la Puissance infinie à qui « il appartient de régir et de gouverner toutes choses », et qui même « ne voit les choses advenir pour autre raison sinon pour ce qu'il a déterminé qu’elles advinssent (6) ». Dieu n’a pas seulement prévu et permis « la chute du premier homme et en icelle la ruine de toute sa postérité, mais il l’a aussi voulue ». C’est par l'ordonnance de Dieu, « pour ce que Dieu avait jugé cela être expédient », qu'Adam « est trébuché ». C'est par l'ordonnance de Dieu que « tous les enfants d'Adam sont chus en cette misère en laquelle ils sont présentement détenus et qui les rend damnables ». Et ainsi, à remonter au principe, la cause de la « perdition des iniques » n’est autre que le décret de Dieu, qui, « pou-

clair, et l'opinion de Jansénius et d’Arnauld paraît soutenable même à des théologiens catholiques fort peu suspects de jansénisme. V. par exemple : TixeronT, Histoire des Dogmes, t. IL, p. 294.

(3) V. sur l'opinion protestante touchant la prédestinalion, t. XVII, p. 151 et suiv. ; t. XIX, p.487 et suiv; cf. CALVIN, surtout Institut. chrét.,

liv. II, ch. 23. — (4) Institut. chrét., liv. IH, ch. 23/00. etISULV: (5) V. Institut. chrét., liv. I, cap. 18, et Liv. II, ch. 23. Calvin appelle cette distinction une « eschappatoire ». De même Lurner, De Servo

arbitrio. Cf., sur ces opinions de Calvin, t. XVII, p. 151-152.

(6) Institut. chrét., Liv. II, ch. »3 et Liv. I, ch. 18. Cf. Comment. sur la Genèse, ch..3 : « Les oreilles d’aucuns sont offensées quand on dit que Dieu l'a voulu. Maïs je vous prie, qu'est-ce autre chose de la permission de celui qui a droit de défendre, ou plutôt qui a la chose en main, qu’un vouloir »? Luther s'exprime de même. En réalité il serait aisé de montrer que leur véritable pensée revient à peu près à celle des thomistes, ou encore de Leibnitz, comme Leibnitz lui-même l'a remarqué. V. p. ex. Théodicée, + part., n° 158 et suiv.

vant envoyer la vie ou la mort à son plaisir », « dispense et ordonne » que « aucuns, dès le ventre de leur mère, soient destinés certainement à mort éternelle (7) ». Décret effroyable, il faut l'avouer, — decretum horribile fateor (8), écrit Calvin — mais dont Dieu n’a point de comptes à nous rendre. « Ils demandent à quel propos Dieu se courrouce contre ses créatures, lesquelles ne l’ont provoqué par aucune offense ? Car de perdre et ruiner ceux que bon lui semble, c’est chose plus convenable à la cruauté d’un tyran qu'à la droiture du Juge. » Question « téméraire » et même vide de sens. Il n'y a pas à « enquérir des causes de la volonté de Dieu » : la volonté de Dieu n'a point de cause, étant elle-même la cause de tout ce qui est (9). Et il n'y a pas à rechercher comment la volonté de Dieu est juste : « Elle est tellement la règle de toute justice que tout ce qu'il veut, il le faut tenir pour juste d'autant qu'il le veut (10). » D'où un célèbre théologien réformé, Piscator, a très logiquement déduit que Dieu ne laisserait pas d’être juste quand même il serait directement l'auteur du péché, quand même il condamnerait des innocents (11). Tout ce qu'on peut dire, c'est, d'abord, que Dieu ne faisant rien, selon l'Écriture, qu’ « à cause de soi-même (12) », les damnés comme les élus doivent servir en quelque manière à « illustrer la gloire de son nom » ; et, ensuite que la damnation non plus que l’élection ne se fonde sur aucune considération de mérite ou de démérite. « Comme Jacob n'ayant rien mérité par ses bonnes

(7) Institut. chrét., Liv. II, ch. 23. — (8) Institut. christ., lib. III Cap. 23, n° 7. Cité in t. XVII, p. 151. — (9) Institut. chrét., Liv. IL, ch. 23, n° 2, n° 5, etc. — (10) Ibid. Cf. Luruer : Deus est cujus volun-

latis nulla est causa nec ratio que illi ceu regula el mensura præscribatur, cum nihil sit œquale aut superius, sed ipsa est regula omnium. Si enim esset illi aliqua regula vel mensura aut causa aut ratio, jam nec Dei voluntas esse posset. Non enim quia sic debet vel debuit velle, ideà rectum est quod vult. Sed contrà : quia ipse sic eult, ideo debet rectum esse quod fit. (De Servo arbitrio, éd. de Weimar, t. 18. p. 712.)

(11) Bayle loue ce Piscator d’être en cela plus sincère que bon nombre de ses coreligionnaires. (V. Rép. au Provincial, ch. 161, cité par LerBnirz, Théodicée, 2° partie, n° 335). Arnauld cite Piscator à propos d'une question toute voisine de celle-là. (V.t. XIII, p. 47). — C’est cette conception luthérienne et calviniste poussée à l'extrême que Leibnitz réfute si souvent en la rapprochant (à tort d’ailleurs) de la doctrine cartésienne des Vérités éternelles. (V. Discours de Métaphysique, art. Il). C’est aussi cette conception que répudie très expressément Jansénius. (V. notamment lib. III, de Stat. Nat. Pure, cap. 1, 2, 4, 5, 6).

(12) Institut. chrét., Liv. III, ch. 99 6.

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œuvres est reçu en grâce, aussi Ésaü n'ayant rien offensé est rejeté de Dieu (13). » L'un ne doit pas plus nous scandaliser que l'autre: Si placet tibi Deus indignos coronans, non debet displicere immeritos damnans (14).

L'économie du-salut, dès lors, n’est pas bien compliquée. De la ruine dans laquelle il a plu à Dieu de précipiter le-genre humain, il lui plaît de retirer un petit nombre d'hommes qu’il adopte pour ses enfants et qu’il prédestine au Ciel {15). Ces enfants de Dieu, qui ne sont, originellement, pas moins corrompus que les autres, Dieu, avant de les glorifier, fait-il en sorte de les rendre saints? Nullement. D'une part, il n’a nul besoin, pour donner à un homme la béatitude, de juger que cet homme en est digne : car qui peut l'empêcher de faire ce qu'il veut à qui il veut (16)? D'autre part, la sanctification de l'homme supposerait, à la lettre, une nouvelle création. Car l'homme par sa faute est devenu, — telle est, nous l’avons vu, l'opinion des réformateurs, — essentiellement et incurablement mauvais. Sa volonté n’est plus que concupiscence; et la concupiscence, même dans ses mouvements non délibérés et non consentis, est toujours péché. Il est donc impossible qu’il sorte jamais de nous, sous quelque influence et avec quelque secours que ce puisse être (17), rien de vraiment pur, puisque partout où la volonté intervient, elle apporte nécessairement avec elle ce poison de la concupiscence, qui fait son être. Nos actes mêmes de charité, si Dieu y meut notre cœur, s’en trouveront viciés (18). Ce que saint Augustin dit de l’infidèle abandonné à ses seules forces, est vrai du chrétien, fûüt-il assisté de Dieu autant qu'ont pu l'être la Vierge et les Saints : il est incapable d'accomplir pleinement, dans sa lettre et dans son esprit, le moindre commandement de la Loi (19); il pèche, il offense

(13) Jbid., Liv, II, ch. 92, n° 11. — (14) Lurner. De Servo arbitrio, éd. de Weimar, t. 18, p. 931. Il est permis de penser, avec Leibnitz, que la formule de Luther, en dépit de ce qu’elle a de volontairement excessif, signifie seulement, comme le montre le contexte, que tous les hommes sont par eux-mêmes également indignes d’être séparés de la masse de damnation. (V. Théodicée : De la conformité de la foi avec la raison parag. 50).

(16) V. t. XII, p. 221. — (17) Utcunque Spiritu Dei adjuventur, dit Calvin, parlant de l'impossibilité où sont les justes d'accomplir pleinement les commandements, v.t. XIV, p. 81.

(18) V. t. XIII, p. 95-96, et t. XIV, p. 81-82. — (19) V. Institut. chrét. UV A chap. ri, nodet 15, (ne. Cf tEXIIL, p:195-97:

Dieu en toutes ses actions. Saint Laurent a mérité l'enfer en souffrant le tourment du feu pour Jésus-Christ (20). S'il en est ainsi, la seule justice dont il puisse être question pour l'homme ne saurait être évidemment qu'une justice relative, non formelle (21), ou, pour mieux dire, qu'une justice d'emprunt. Les élus ne deviennent'pas justes, mais il plaît à Dieu de les considérer comme tels, revêtant leur iniquité de ce manteau, la sainteté parfaite de Jésus-Christ (22).

En cette imputation consiste la grâce de l'adoption. Elle est liée à la Foi, non pas à la Foi générale que tout chrétien peut avoir en la révélation et en les promesses du Christ, mais à la Foi spéciale par laquelle chaque prédestiné croit, de confiance certaine, en vertu d’une sorte d’illumination de l'Esprit, qu'il est au nombre des élus, ou, ce qui revient au même, que Dieu a décidé de n'avoir point égard à ses fautes (23), foi dite justifiante, non qu'elle soit à aucun degré le gage méritoire de la justification, mais parce qu’elle en est la cause. D'un autre côté, comme les dons de Dieu sont « sans repentance », la justice imputée ne peut manquer d'être inamissible (24). Le décret éternel que Dieu a pris de tenir ses élus pour justes, en dépit de leurs fautes, vaut pour tous les états divers où ils se trouvent dans le temps (25). Quels que soient done les « crimes énormes » auxquels un élu, ou, ce qui est la même chose, un justifié, s’'abandonne, il ne laissera pas, dans le moment même qu'il s’y abandonne, d’être « membre de Jésus- Christ », et « temple de l'Esprit Saint (26) ». Au reste, il est

(20) De l’aveu du protestant Chamier. V. t. XIII, p. 96. V. aussit. XIV, p. 81-82.

(21) V. t: X, p. 130. — (29) Jbid. V. aussi t. XIII, p. 213. Cf. Calvin, Institut. chrét., Lib. IT, chap. 11, n°2. — (23) V. t. X, p. 105; t. XIII, p. 93- 94. — (24) V. t. XIIT, en particulier p. 98 et suiv. V. aussi t. XIV (tout l'ouvrage) et t. XV (tout l'ouvrage, et particulièrement p. 149 et suiv.).

(25) V. t. XITI, p. 220 et suiv. Arnauld donne cette doctrine comme « la doctrine commune des calvinistes » ; mais il reconnaît que « certains nouveaux ministres » ne l’admettent pas, « ayant pris sur cela des routes écartées ». (V. t. XIII, p. 685 et 689 et t. XV, p. 163.) Nous aurons à revenir sur ces doctrines protestantes, considérées dans leurs conséquences pratiques, dans notre 2° partie, ch. I.

(26) Sur cette compatibilité de la justice avec les crimes énormes ; V. les trois ouvrages : le Renversement de la Morale de Jésus-Christ par les Calvinistes, l'Impiélé de la Morale des Calvinistes et le Calvinisme convaincu de nouveau de dogmes impies, consacrés entièrement à cette question.

vrai de dire qu’un justifié n’est jamais bien longtemps dans le crime, ear la Foi, inséparable de la justification, est vivante et efficace (25) et doit engendrer dans l’âme des fruits qui sont les bonnes œuvres (entendez : des œuvres matériellement bonnes) (28). Encore est-il que ces effets de la Foi ne sont pas si nécessaires que le fidèle ne puisse tomber et ne tombe par intervalles, — l'Ancien et le Nouveau Testament en fournissent assez d'exemples (29), — dans des égarements aussi abominables que ceux de David (30). Cela n'empêche pas qu’il ne demeure agréable à Dieu; cela ne le fait pas déchoir de la vie de l'âme ni de la vraie Foi (31). Qu'il aille même, pour un temps, jusqu’à l’apostasie (32), sa Foi, durant ce temps, aura eu une syncope (33), elle aura été « affaiblie », non pas éteinte (34). Et s’il est des fidèles qui ont perdu la foi définitivement et sans retour à Dieu, c'est qu'ils n'étaient pas de « vrais fidèles », c’est qu'ils n'avaient qu'une « foi temporelle », une vaine ombre de foi « différente d'espèce » de la foi qui justifie et qui sauve (35), c'est que, quoique baptisés et paraissant appartenir à l'Église, ils n'étaient pas véritablement régénérés (36).

D'où l'on peut conclure, — pour faire ressortir en quelques mots le contraste de l'erreur calviniste avec l'erreur moliniste, — que la Grâce, qui se réduit, selon les réformés, à la Foi justifiante, est donnée uniquement aux seuls élus, mais également à tous les élus (33); que les élus, l'ayant une fois reçue, n'en sont jamais destitués; qu'ils ont donc part, eux seuls, et chacun d'eux pour toute sa vie, à la bienveillance de Dieu et aux mérites du Christ, qui, en aucun sens, n'est mort que pour eux (38).

(27) V. t. XIII, p. 142. — (28) V. t. XIII, p. 160, 213, 227 et suiv. C’est ce que veulent dire les réformés en disant que chez les infidèles les bonnes œuvres sont nécessaires non d’une nécessité de cause, mais d'une nécessilé de présence. (V. Ibid., p. 157-198, 213, etc.).

(29) V. t. XII, p. 127 et suiv. — (30) Ibid., p. 99-101; p. 105 ets., etc; p. 149 et suiv.; p. 159 et suiv. — (31) V. Ibid., p. 105. — (32) V. Ibid, p. 118. — (33) V. 1bid., p. 86 et suiv. — (34) Ibid., p. 117-119. — (35) Ibid., p. 882 et suiv. Cf., t. XV, p. 153. — (36) V. Ibid., p. 883. Cf. CALVIN, Ins. titut. chrét. Liv. IL, ch. IT, n°° 9 et 10. — (37) V. sur ce point t. XIV, p. 156.

(38) C'est la doctrine de Calvin et de ses disciples, exprimée notamment dans le chap. II, art. 8 du Synode de Dordrecht: Fuit hoc Dei Patris liberrimum consilium et gratiosissima voluntas atque intentio, ut mortis preliosissimcæ Filii sui vivifica et salvifica efficacia sese exerceret in

Mais ici encore, sous le contraste, se laisse discerner le trait commun: savoir, une égale méconnaissance de cette notion, que l'Écriture ramène toujours à propos du salutet de la perte des hommes, celle de la profondeur cachée des jugements de Diea, celle des jugements impénétrables du Très-Haut (1).

Pourquoi les uns sont sauvés et les autres périssent, ce n’est pas un grand secret dans la théologie moliniste : la grâce mise à La disposition de tous les hommes, chacun se sauve ou se perd soi-même, selon qu’il lui convient d’en user ou de n’en pas user. L'Esprit souffle partout; s'en nourrit qui veut. Où est l'énigme ? Où est l’abime insondable (2)? A peine peut-on dire qu’il ÿ ait là une question (3).

Mais, inversement, il n'y a pas non plus, nous l'avons vu, de question, dans l’économie du salut telle que l’entendent les .calvinistes. Dieu distribue à sa fantaisie la vie éternelle et la mort, sans autre règle que son bon plaisir (4). Et ce bon plaisir n'enferme aucune considération de sagesse ou de justice, étant le principe arbitraire de toute justice et de toute sagesse. C’est une volonté nue, qui ne suppose de raisons ni en l'homme, ni en Dieu même. Devant les jeux cruels (5) de cette volonté, on peut éprouver de l’effroi, non de l’étonnement. La conduite du Créateur à l'égard de ses créatures n’a point de dessous cachés ; elle ne comporte, à proprement parler, ni jugement, ni choix ; elle est pur caprice (6). Elle n’est pas incompréhensible, puisqu'elle n'offre rien à comprendre.

omnibus electis, ad eos solos fide justificante donandos, et per eam ad salulem infallibiliter perducendos. V. aussi t. XIX, p. 168-169, et tous les écrits concernant la V*° proposition de Jansénius.

(1) V. sur « ce principe de la Théologie de la Grâce » : t. XVI, p. 299 et p. 311-312; t. XVIII, p. 373 et suiv.; t. XXXIX, p. 489 etsuiv.; t. XXVIII, P- 471-472, etc. — (2) V. Ibid. Cf. t. XV, P. 292-293. — (3) V. p. 69, P. 396, etc. — (4) Calvin déclare: « Il faut toujours revenir au seul plaisir de Dieu ». Institut. chrét., liv. III, chap. 23, n° 4.

(5) Dieu, dit Luther, semble se plaire aux péchés des méchants et aux souffrances qu'ils entraînent. Vérité scandaleuse, ajoute-t:il, et qui m'a scandalisé jusqu'au désespoir, mais à laquelle il m'a pourtant fallu me rendre. (V. De Servo arbitrio, éd. de NVÉIMAT ME MISS D TI) (6) C’est le reproche que fait Malebranche à la doctrine traditionnelle de la prédestination et contre lequel Arnauld proteste. (V. plus bas, P-983}

Ainsi, par des routes inverses, protestants et molinistes, s'écartent pareillement de l'enseignement de saint Paul : « O profondeur des richesses de la sagesse et de la science de Dieu! : O altitudo divitiarum sapientiæ et scientiæ Dei! Quam inscrutabilia sunt judicide ejus, et investigabiles viæ ejus! >» (Rom. XI, 33) (7).

Toute la vraie doctrine catholique touchant la distribution de la grâce n'est qu'un perpétuel commentaire de cette maxime de l’apôtre.

(7) Ce texte de saint Paul est très fréquemment cité par Arnauld. P. ex. dans les passages visés plus haut, note (x).

LA VÉRITÉ CATHOLIQUE

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