‹ La Doctrine De La GraceChapitre 39 sur 53 · V.t. XVI, p. 193. — (10) V. t XVIII, p · texte numérisé non relu

V.t. XVI, p. 193. — (10) V. t XVIII, p

meñt s'appuyer sur ce texte pour prouver; comme le fait saint Aügüstin, qué nul hominie n’est exempt du péché originel (11). Mäis cofnient ? C’est que, selon la logique du sens commun, supérieure en éela à la logique de l'Écolé (12); on ést souvent fondé à tirer üne conséquence géhérale d'une propôsition particulière, ét même singulière, passant de quelques-uns à tous pär analogie et par égalité dé raison (13). On conclut fort bien, pär exémplé, que Simon le magicien ayant été rejeté de Dieu par la bouche dé Pierre, tous ceux qui trafiquent comme lui dés chosés saintes le seront aussi (14). De la nième manière saint Augustin conclut de ce que Jésus-Christ, — comme l'avouaient lés pélägiens, et comme cela paraît par le baptême qu'ils recoiverit en la mort du Christ, — est mort pour les pêtits énfants aussi bien que pour les personnes âgées, que les pétits enfants qu’on baptise sorit donc chargés du péché orivinel, et qüé, par conséquent, les autres, qui ne reçoivent pas le baptême pour divérs motifs, le sont également (15). Pour qué ce raisotifeinent soit juste, il suffit que les paroles de saitit Paul comprennent les enfants qu'on baptise; il n’est poiit nécessaire qu'elles s'étendent à tous les Hommes sans en excépter üñ séul (16). Et qu’en elfet elles ne les concernent pas tou8, mais seulement ceux qui vivent dans le Christ, c'est-àdire les fidèles, t'est ce que montre; assez, — comme l’a bien rématqué, il y a plus de huit cents ans, par la première et la plus célèbre Église de France (17); — la suite même du texte

Gr V:t XVI, p. 193 suiv. — (12) V. t. XVILL, p. 227 et p. 229.

3) V.t: XVIII, p: 28. Pour Arnauld, cette induction se ramène en réalité à un syllogisme, puisque la conclusion suppose uné majeure sous-chteridué, ét qui est uhivérsellé : « Ces exemples fous font voir qué l'ôn peut, sans défaut de jugement, tirer uné conséquence générale d'une proposition particulière, lorsque ce qui est dit en particulier de quelques personnes seulement se peut étendre par analogie et par égalité de raison à tous lés autres qui sont compris dans la conséquence universelle. Et la raison est qu'alors cette conséquence ühiversélle ne sé tire pas Seulement de la proposition particulière, mäis aussi d'une autre proposition générale, que l'on sous-entend et que l’on ifexprime pas; paree qu’elle se voit assez d'elle-même, Comme lorsque jé conclus que Simon le magicien ayant été rejeté de Dieu par là bouche de saint Pierre; tous éeux qui trafiquent comme lui des choses saintes le seront aussi, je suppose cette proposition comme iñdübitable : Diéti traitéra dé la même sorte éeux quiseront coupables di même crimé: Of Simon ët lé reste. »

44 V.t. XVII, p: 238. — (15) Ibid:, pi 229-280. — (16) Ibid, p. 251. — (19) Il s’agit des sentiments exprimés, lots des constatations relatives

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