‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 32 sur 106 · DES MOTS SALES ET BAS · texte numérisé non relu

DES MOTS SALES ET BAS

Racan nous a rapporte diiïc^rents trails qui montrent quollc était la liberté de langage du père Luxure, (t) Il se vantait, nous le savons, dans sa conversation ordinaire, des bonnes fortunes qu'il avait eiies -et aussi des mauvaises -à la suite desquelles il avait a.talNanles un voyage assez analogue à celui que fit Reg„ie, à Houen. ^2) Ses lettres sont parfois d une extrême grossièreté et renterment toute sorte d'obscénités. (3)

Mais il fréquentait à l'Ilùtel et il y avait appris, s'il ne l'avait même enseigné, que la décence du langage doit couvrir le libertinaoe de la pensée. Le son hardi des rimes cyniques l'etfraie ; il veut la muse, sinon chaste, au moins prude.

A cet égard Desportes était déjà fait pour les délicats. Il est souvent lascif, presque jamais inconvenant, (4) Vaugelas dit qu'il a le premier répandu le mot pudeur, (5) il ne s'est pas contenté de baptiser cette vertu, il l'a respectée et le plus souvent pratiquée. Henri Lstienne 1 en félicitait déjà et l'éloge est mérité (6)

Mais Malherbe est plus difficile. Précieux déjà un peu tartufe,

(2) Id. dans Malh. LXXVIII.

(3) V. Œtiv., III, -M, 108, et ailleurs.

J5) «««.„, 320. Ce mot se répand vite. Pu.U„.e et p»*.„. étaient déjà (C) Voir par ex. Div. Am. son. 10, (H dans léd. moderne)et Mail,. IV, 424.

2/{8 Kv iiociin.M'; im'; m ai. m: km i:

avant Arlli<'iii(;(', avant IJalzac, (i) il veut (indu lui cache la \ ne tic C'.'rtainf'.s choses (|n'il ne saurait soiitlVir, (2j qu'on m- lui peimelle pas même d y penser par une maladresse de si vie (|uelconque ou une rencontre fortuite de sons, car son imagination déver^iÇondée s'y porto aussitôt, exemple :

0 vent ! qui lais mouvoir caste divine plante, Te jouant, amoureux, pariny ses blanches fleurs.

« Sale, s'écrie-t-il, chacun sait assez ce que je veux dire. » (".) .

11 faut, quoiqu il en pense, réfléchir un instant pour trouver cette (' saleté » et il en est ainsi dans la plupart des cas.

On pense involontairement à la Précieuse ridicule du Rùlfi de ht prhentalion aux grands jours de l'Eloquence demandant qu'on sulistituàt partout penser à conception (4) ou au père Houhours condamnant la liible qui a osé écrire : Abraham genuit Isaac.

Le grand Arnaud a jugé ce système d'un mol : Les personnes sages et modestes ne font pas de ces sortes de riMlexion.

A coté de ces mots prétendus obscènes, Malherbe en trouve de (( malpropres » et ses susceptibilités en ce genre ne sont pas moins grandes : « Je ne dirois jamais être sfuts pouls à cause de l'iMjuivoque de ce nom de vermine. » (o)

Puis en général toutes les expressions médicales lui répugnent. ' D'abord barbier est un mot sale. (6)

(1) Œuv. II, 592. Di.ss. crit. XII. Voir ce qu'il dit de sa misère nue.

(2) Dcsportes eût bien voulu qu'il lui fût un peu permi.s de uiettre la main sur le sein de sa maîtresse : Il y eût puni l'ainour de ses peines cruelles. « Drôlerie * dit Malherbe. {D. IL 28, IV, 219.)

(3) Am. H. 48, IV, 313. Comp. Epit. du jeune Maugiron, IV, 467.

(4) Comparez Malh. avec observations de Ménage III, 176. Voyez aussi une très belle ol)servation de Vaugelas, A^ Rem. II, 409.

(5) Berg. et Masc. dial. 2, IV, 457. Le mot est en outre rayé dans lexemplaire original au sonnet 13 de D. I, au sonnet 50 de D. II. On trouve cependant dans le Tite Live : tàter le pouls aux villes (I, 423V Maynard a employé le mot (III, 82 et 216). Mais l'expression n'en a pas moins disparu.

(f)) Cloo)i. ;U, IV. :V3().

DliS MOIS SM.KS Kl 11 VS 2'AU

Aujoiir.rinii ili.ous éloni.o m. peu dans le sens ,1,. eliinii-i,.,, para' (jiir la .•liinii-oio et la nirdccine se sont ivconcilit.cs, lamlis que la mé.l(.ciiie cl la .< barbrric „ .livonainif , ,.| ,,,„. rares sonl

a.ij\..nui'ln,ileslinpitanxoùles|,n,u,.animes.l,.rinlr,Mialc(.mi)ortrnl oncove cmine à Lyon rhabilelé à manier Ir ra^.ir.

Mais au XVP siècle il eu allait tout aulrenient. Lopératiou, trop fré.iu.Mite, ,b> la saignée, était conliée aux barbiors. Ambroisr Paré n'était que cola et ni lui ni ses émules u'avaieiit renoncé à la barbarie, comme disaient par dérision leurs adversaires.

Malherbe le sait bien, lui (jui dit : « Il est arrivé qu'un (jui étoil aile pour tuer nu tyran, lui a percé une aposlume, où les barbiers Il a voient osé mettre la main. » (1)

Il y avait au reste chose jugée, sinon par l'Académie, au moins parle Parlement, puisque lordonnance du o février 1596 (proclamée en IbOO) mettant tin à de longues contestations, décidait délinitivement que « les barbiers pouvoient s'entremettre, si bon leur seml)loit, de curer et guérir clouds, bosses et plaves ouvertes >. (2) Le bobo de Cléonice, peu grave, (3) avait été opéré par un barbier. Mais Malherbe eût préféré néanmoins à ce nom juste et vilain quelque synonyme euphémique, comme le grand seigneur dont parle i^stienne, qui se réjouissait d'apprendre que les chirurgiens et les médecins allaient désormais s'appeler Athéniens et Lacédémoniens : (4)

^ Tous les autres termes relatifs aux choses du corps paraissent ega ement indignes à Malherbe d'entrer dans la haute poésie II n admet pas qu'un « ventre crie >,, (5) ni qu'un amant puisse prendre « le rhume >,, (6) qu'il appelle sa plaie . un ulcère >,, (7)

(1) Œnv. IL 33.

(2) Voir dans Pasquier I, <)63 et <M2, n.istoire curieuse de ce diirérend. i J ''^^ plaignant un coup peu dangereux ». Clcon, 21 f m v

(4) Conform. p. 26, ' ; *

(5) Im. Ar. Rod. IV, 407.

(6) Div. Am. contre une nuit trop claire IV 'i'^'o

2 M) LA bOCTIUNE Lie MALIIKKUE

qu'il se plaigne de ne la pouvoir guérir par des saignées, des lierbos, des onguents, (1) des jus et des racines. (2)

Oindre ne lui paraît pas plus recovable, fout onnoltli (jii'il est par l'emploi (ju'cn (jnl l'jiit les c'crivains religieux et liv-rilure. (3)

Enfin il d('clar(' (juc C(7(/</y;y' « ne vaut du tout l'ion » (4) Et comme il n'eut jamais voulu du vieux mot chfirorjne, (o) il ne fût donc resté que corps mort pour exprimer cette idée. Que fussent devenues avec cela les belles périodes de Hossuet: « même ce nom de cadavre ne lui demeurera pas longtemps, etc.? (6)

Mais Malherbe veut spiritualiser la poésie et la détacher de toutes ces choses « qui lui oiïensent le nez par leur senteur. » (7)

11 n'est pas jusqu'à poitrine qui ne lui paraisse bien matériel. Notez qu'il ne tolère ni pis (8) ni estomac. (9) N'importe 1 11 n'aime pas /îoZ/rmÉ'. Chapelain avait conté la chose aux grammairiens de son temps, (10) elle est exacte. Etait-ce pour cette raison, aussi injuste que ridicule, suivant Vaugelas, qu'on disait />o//;*me de veau? Il ne s'en est pas expliqué, mais le jugement — sans motifs — est tout au long dans le Commentaire : « Je serois bien aise que l'on n'usât point de ce mot ào. poitrine , que rarement, (11) il n'est guère bon en vers. » (12) Et il le souligne jusqu'à dix-sept fois dans son exemplaire. (13)

(i) Div. Am. 18, IV, 432. Comparez Balzac, II, 251 : «Les onguents offensent 'les sens et font Ijondir le cœur à ceux qui ont liraagination délicate », et Vaugelas, II, 2:30.

(2) D. II, de la Jalousie, IV, 283. Ces mots sont rayés dans l'exemplaire original.

:3) Ib.

(4) Im. ylr.Rod. IV, 413.

(5) Je le trouve encore dans de Sponde, un contemporain : L'ame se départ de ceste orde charongne {Para, du pi. exe. poet. 1607, p. 141)

(6) Or. fun. d' Henriette d'Angleterre. Cadavre est du reste accepté par tout le XVII" siècle sans protestations.

(7) Gourn. Omb. 967.

(8) Il l'a rayédans l'exemplaire original. D. I, pi. 2. p. IG (éd. mod.).

(9) Epit. sur la mort de Diane.

(10) Vaug. Rem. l, 133 etsuiv.

(11) £/. II, Av. prera. IV, 386.

(12) ^m. //. ch. 2, IV, 303.

(13) El. 1, 16, f^ 185 v° ; dise, f 195 r° ; ib. Pyrom., f 208 v" ; D. I, 25, f 8 r° ; ib. 36, r 10 v°; ib. comp 1, t^ 20 v°; ib. I, Gontramour, T 37 v° ; Am. H. 2, P" 73 V; Ib. 48, rOO v" -. Epit. f" 335 v" ; ib. Quelus, 1* 328 V ; Berg. ode, P 307 v°, etc.

i)i:.s MOIS sAi.Ks i:r iias .^41

(:o.n„„.o„i,.v,.il |,„r le, ,v,„a,-.,uos m,-,,.,., la condamnai;,.,, " 0 », pas absolue. On non |„.il pa, ,„oi„s lexl,. pou,- pi-oscrire le "...l. (1,1 01 \ a,.gela,, loul on le .■og.-ellant,, en.ogisire la condam- '^

iialion.

II.M„-o„sc,nen ton,, le monde ne fnt pas a„«i ,lélica,. Chapelain ariM-ma,,n,l ialla,t se .nocp.e,- de ces .•aisonnemen.s e. emplove,iKu-d.men pctnne ap.ès ItonsanI, Desp„,-,es el dnl'cTon ; M na'^e ILomas Corneille e, rAca.lémie se pi-ononcèi-enl aussi e^ ce sen.'

l-.t los ec,.va,ns. co„,in„a„l l'usa,.. d„ XVI- siècle, f2) ne Pon. jamais abandonné. ' / '^ ^""t

ynoiqu'il en lï,, de ces dégoûts dignes des c-itiques alexandrins !"-,• des raisons générales bien connues, ils fini,.enl par s'imposer'

ne école semblable s'était déjà montrée au XVP siècle, (3)',: '-plut; celle-c, C-ouva pour la continuer les Précie^L È le

ouss.l, sibieu même qu'un jour vint où on ,-eleva des .. ordures „ ^V.n. les p,.opres œuvres de Malherbe, depuis son „ ponan, „ jusq.,,, verbe . puer .,, q„, parui peu „ odorant. >, (i) '

l^assons aux termes qui n'ont pas d'antre vice <,ne d'èlre ponu 'n.res ; en voici la liste par ordre alphabétique • ^ ^

Brandon « est un mauvais mot en ce lieu » : Plus un homme est grand et de gloire animé Plus chaud est le brandon qui le rend consmné. (5J -M- de Gournay confirmant ce témoignage, nous rapporte une l école ne vonla.t plus de Cupidon et de Wo. mais cfu^Jët

^^^^^:^^^l:'^:^ '' '- '"'^'"-^"'- ^-^ <I- cette partie du

c^i^^I '^r^^';;^ ^-^^'^-^« ("I, 27) une protestation an. en plus de quatre liLches de; )""'' ^^" '"' ' ^'^-^ ouy, depuis un cour. >. (Comp. il 958). Pertinentes et relevées de la

(3) V. eettehistoire dans H. Estienne. Conf. p ,9

(1) \ . Malherbe avec notes de i\léna<^e III ~ i-« r^ 241 ; III, 382. ^vienage Jll, /, 133. Rn outro. m. 219, m.

C^^El. 1,17, IV, 374.

BRUNOT

042 LA DornHlNK ni: MAMiKunt;

do //oni/jf'f/H ;{\)'Méi)îi^e, ainsi que Hichcld, cnrcoislro le mol comme vieux. Cela nempèclia ni le dimanche des brandons ni les danses du rtii^me nom. Mais au sens figuré brandon sorlil peu à peu de Tusaoc. Los brandons de discorde eux-mT-mos sont d'un aulre temps. Fldniljftni ([ui avait remplacé brandon s'en va à son lour. La nature ou l'industrie qui donnent tant de sources variées de chaleur et de lumière exposent en effet les mots dont le sens se rapporte à ces choses à une redoutable et perpétuelle concurrence. Aujourd'hui la mode est à l'étincelle.

Faire conte est « plébée. » (2) Cette expression se trouve non seulement dans Régnier, qui en use fort souvent, (3) mais dans Malherbe lui-même et dans le plus châtié de ses ouvrages : son ïite Liive. (4) Ses commentateurs eurent beau la trouver prosaïque, fo) Corneille, Molière et Racine hii-mème ont décidé qu'elle resterait au vocabulaire :

D'un vain songe peut-être elle fait trop de compte. (6)

Coups de fouet est « bas et plus que plébée. » (7) L'expression figure cependant avec honneur dans la belle description que fait Ronsard de l'Eglise de Jésus-Christ,

Qui fut jadis fondée en humblesse d'esprit,. . ,

Pauvre, nue, exilée, ayant jusques aux os

Les coitps de fouets sanglans imprimez sur le dos. (8)

A plus forte raison ici où il s'agit d'un chien qu'on a caressé et que la colère de son maître, même ainsi manifestée, ne peut chasser.

(1) Omb. 958.

{2) D. II, rimes tierces. IV, 2T2.

(3) Sut A, 14 et él. zé.lot.

(4) « Il avoit fait compte que cette ville lui seroit une citadelle » (I, 414) On le retrouve dans les Poésies (I, 37, 61, 85).

(5)Mén. dans l'édition de Malherbe, III, 335. Comp. Vaug. N. Rem. II, (G) Ath. V. 980. Comp. Littré, compte, n' 6.

(7) Div. Am. son. 22, IV. 435. Le texte de Desportes est très obscur.

(8) VII, 42. Qu'on compare la belle pièce d'Hugo A ?<n martyr (CluU.)

Tant pour les /^oups de fouet qu'il reçut à la porte, César...

Doucette est aussi un mol b;,. .n... no... ,■ ...

lù'/lacr-osi « peu courlisan. ., (i) CVlnl .,„ n, , l '•ont Mégnio,- n.i, un fVé,uon( n^^, ^ "" ""' ''" ""^^" '"---^ Ln contemporain de Afili,n..i. ir- i

Uossuet lomnlovorcnt lii T-\n,,i- • ,. ' • Corneille el

soit e„ti.,.e„K.n, ,.„„, ^2^,^^ fo^''" ^ "" f-""'' ''- qu'il

MaS"":;;'™ :i! f '■-"-■^-n-cses. pu.,.,,.., f„, ,

3 CM contente de Je son onm. in\ j i " m^il », (8) et « mn„vnî« n ^ ^«""ë"ei, (7) de le déclarer

, v"/ ^t « mauvais en son lien ». /q^ r.,„- -n mioux explique. ' ' ^ """' "'"""■^ 'I s^st

Voici à peu p,i.s eomu,o„t il en ,v..|e rorap|„i

vable. ., (,0) iT e't,"< u?;lr '" ™'-"-"c.io„, neU gaè,. Le-

« -n se,'. „ Ce -esl p^s .J îr " T'"""'''" ''""^ '"'^ "" "'""■■•"" ^'^ n est pas un tiliv a donner. (J2)

(2) V. par ex. Sat. VII.

(3) (Paris, J. Gesselin 1G03) (4)Corn. iîorf. II, l.Boss.^^s^. II i

5 Corn. s«,./?oûfo^. (cité par Lit.) (b) Voir sur l'utilité du mot I qfavp <r ')£^/. I, 12, 15, 18, (Ms. B. N)

o i'""- '^'"- ^'■''^'•«' IV, 301.

(12) //n. de /'.4r. Brad. IV. 413.

,,, , i.v IMMIUIM. l'i: MAl.llKIUli:

2» <),. ne ai.'a |.as n„„ ,,lu, ^luc des yeux r I<:U --h •" ' P' '■

es> serf A. ces veux, (.) ui même qu'on .,. ..-/-/ ««^ '''T .'^^

bien iu :.. je ---■f''"™-'"'^''»"' ■•"""•' ' ''

volonlio.-s: je suis serf de Madame. » (2)

3- Enfm les mêmes observations ne s'a|Mdi.|uenl pas a serve ^^ Celui-ci est un nom qui se po.-te seul et qu, es. ,dns .■eccvable

„ue le masculin. A. eonfai.-e il ne vaut nen en ép.thete e o, n i , pas ■ Qui scait si leur serve ,r.n,leur vous sero, agréable? ..1 ;'::mme,commeonlevoi,,..ilyal,i..udelad,seret,ona

user do ces mois. » (5)

Ga.,ner <,u pied est « bas et populaire. « (0) On ne le Irouve guère en effft au XVll' siècle que dans les comédies et le style burlesque .

El puis, comme devant les chiens

Gagne au pied le timide lièvre. (Scarr. Vn-g. tr. I, p. i-,

Hicbelet et Kuretierc n'enregistrent plus l'expression qu'en la faisiint précéder d'une croix. [1)

Fau.jalou. est „ plébée », (8) et U semble que "Y"'7„'"; ™ème ne plaise guère à Malherbe, en tant que ^f^'J^ souligné dans sou exemplaire ,9, On trouvera dansL.tt.eU p me ,ue L exclusions n'ont pas été ratiliées par les classiques. (10)

M„r,et est ,< b:,s et plébée. U peut avoir lieu aux satires ei comédies. .. (M) Kichelet et Furetière le trouvent un peu vieux,

(!) D. Il, e-, IV, igs; El. 1, 12 et « dans le ms. orig. (8) Im. de VAr. Comp. de Bratl. IV, 413. (3) D. II. 6i, IV, 292.

1*! D';p;é'M"de°Gouniay, (0.»K 603) la nouvelle école, .'encbéi-issanl encôi°nad,;êttaltplus même . quun poursuivant de mariage tut nomme

serviteur. »

'% ^>;Lfef a-Oudm lldl'n^l^t au ..ontraire sans observation.

(8) D. II, rimes tierces. IV, 280.

(9) D. 11, G8, f. TU r°

(10) Au motja/otixn" 3.

îll) Am. clH. ch. 11. IV, 326. Comp.: LL l, 13, IN , -309.

riKS «ipis sir.ts i;i iiis 21;;

.lernier ajout. ,|„'i| n'est ,.,, usago que dans lo. comiquo ot lo b,„l«q„e. Lest ,.„ oirct ce -,,„. monireni les exemples de Icu- temps. ^Ult>r Aon ordr. est., hleho et populaire. .. (1) Je ne sais do« Ma herhe a pns 1 ,dée de celle exigence ; mrUre hon onl„ est non seulement dans Régnier, (2) mais dans beaucoup de bons auteurs • '' •:»' "»'^emblable qu'il préférail donner or*e qui pavaû avoir été plus relevé.

Tmtnmarre c.t un mot « do comédie ou de satire. » (3) Il n'appar-

.■nait pas en elTel au style élevé et c'est un des termes dont le père

tarasse reprochera bientôt à Pasquier de s'être occupé. . sans

av.urhunlt.d.. pui.erdans les égouts et lieux qui ne se nomment

que par des gadouars et personnes de néant. » (4)

Temp. divers est « du langage plébée. » On ne voit pas cependant en quoi ces vers s'en trouvent gâtés :

...Que le fier destin à son gré me promeine D'un et d'autre costé, par les temps plu, divers,.. Toujours de vostre amour mon ame sera pleine. (5) Avec les articles qui manquent, la phrase serait ton le moderne. Fausse tresse est « bas et populaire. >, (G) Si on en crovait Richelet q- prétend que tres.se n'est on usage que chez les n;niors et les l-miquiors, c est au mot lui-même que Malherbe en voudrait, -uais il I a employé aussi :

Et feront à sa tresse blonde Même outrage qu'à tes cheveux (7) lout comme les poètes du XVI» siècle. (8)

(1) El. II, 1. IV, 379.

(2) Sat. 10.

(3) Im. de VAr. Mort de Rod. IV, 404.

(4) V. Nisard. Glad da h'it^^o^ ii oqo n

logie du mot [Rech. Vin 52) """ '''"''^'^ ''^'■''"'-

(5) Div. Am. conip. 2, iv. 4,33.

(6) Div). Am. 26, IV, 437.

(7) Œuv. I, 243.

'8^ V. par ex. L. Labé, son. 23.

^.^i; i.s i.or.riu.M: dh m M-hkiuu-;

• . ;i ov,t vi-îii m;iis il v a tout Hou de Lu cliosc no prouve non, il ei't ^»'i'> "''"^ ' • ,•(••.

/ . • . .. 1m nrésence de l'adieclif faux qui lui fait

croire cependant .iiic c <'^l l.i pitsence ut j / i

trouver mauvais les vers de Desportes. Us sont en efkt ici réalisme vraiment ruile.

Celte vive couleur, qui ravil et qui blesse,...

ce u'est que blanc d'Espagne, et ces cbeveux frise.

Ne sont pas ses cheveux, oe.t une fausse tressa.

,our achever celte courte revue, il ^^^^'fT^^Z^^ Malherbe condamne .les tours comme .»»s e„ f,.su-z coW»»», 1) W t»-(2) (c'est la peur que j'ai) et quelques .mages qn, lu, p"nHsent vulgaires : haillonner ses mau., (3) , des tonneaux d amer- ^::;, (T) ^ l«ssi ««o». tanto,. en 6oucJ,e, „raUler le cœur, «;mili«-nésdans l'exemplaire original (o). . „ , ,, • .

Ïàtte, malgré tout, n'est pas très longue, ma.s d'autres alla.ent en f haro-or de la grossir. . ,

L s r fines du XVP siècle, qui trouvaient que certau,s mot senti; ,, sa boulie, sa rave, ou sa place Maubcrt „ avaient eu senidieu /J•^ rptfe fois leur heure élait venue.

'°tri r;u;.":u"Ho!: qu'eu. .. ^..^^^^ ^

tmiiviient rien d assez noble lui lepioouci^.

~ 1 „iens, (7) n', rien conna.re, (8) fatre la sourde

oreille, (9) etc.

(2) Ib. II, jalousie, IV, 283.

Isl T^t^:D. îr^i^ Jalousie. A joindre encore le verbe tr^.^on.ser noté(Be.i/..^M Chanson IV 450) ^^,^^ d'une discussion

(6) H. Est. Conform. p. 32. Voii le

ausujetdeptcça(P- 56). o~n t in 902

(7) I, 195. Voyez éd. Ch. M. 1,24., 3<9 et III, 202.

(8)I,204,èd.Ch. M. 111,229. ^^^^^ j^ Tite Live ;

, (9) 1, 240, éd. Ch. M^ , ^^ e ^f ^ ,^^^„,, 3,, i,s doùjts (Ib. 410)

montrer le ne^ hors des mui ailles [i, ^i ; „^„,v.s (76. 448) tenir en

lavait déjà fait un semblable catalogue [Rem. II, 4.b).

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