DES MOTS SVI.KS ET HAS
Celait le cas de répéter le patrrr lo/rm .
En tous cas M'- de Goumay n'avait pas l'oul à faidoH, on le voit de secner: <- Où est donc ce vierge sermeni, ce serment que les nouveaux Poètes tympanisent si haut, de parl.r la langue toute pure. Est-elle pure, quand non seulement on iuv tronque la robbe
ademy,commeàquelquedrollesse,maisencore leviez etIesoreilles'> ou comment protestent ceux-cy, d'user purement d'un langage si fort mipur, qu'il faul biiïer la moitié de ses plus ordinaires civils H necessan-es mots et manières de parler, qui ne veut difTamerses ouvrages? » (I)
(1) Omb-x). 983.
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« Mes enfants, disait Ronsard, deiïendez vostre mcre de ceux ([iii veulent faire servante une Damoyselle de bonne maison. Il y a des vocables qui sont franrois naturels, qui sentent le vieux, mais le libre et le françois, comme dougé, tmui', empour, bouger... et autres de telle sorte. Je vous recommande par testament que vous ne laissiez point perdre ces vieux termes. » (1)
Avant de léguer ce précepte à ses successeurs, la Pléiade avait ^ essayé de l'imposer à ses contemporains: « Tu ne desdaio-neras les vieux mots, (2) qui s'enchâssent ainsi qu'une pierre précieuse et rare f3) » mais au contraire « tu les choisiras avecques meure et prudente élection » (4) et les remettras en honneur. (5) Et le conseil revient à chaque instant dans les manifestes de l'école. (61
Pelletier du Mans (7) et Pasquier (8l le reprennent à leur compte.
Aussi a-t-on pu relever dans les œuvres de la Pléiade une foule d'archaïsmes : beér, méhaigne, anc/ioison, caut, gorricr, lé, sot(f/\ mesnir, rescorre, rober, tol/u, etc.
(1) D'Aub. Avéré, des Trag.
(2) Rons. VII, 335.
(3) Du Bel. Def.U,G.
(4) Rons. VII, 320.
(5) Rons. III, 33.
(fi) On sait que Ronsard conseillait surtout d'en provigner quelques-uns. mais nous n'avons pas à nous occuper de cette question.
(7) Art. pont. p. ,39 (Lyon, 1.555).
(8) Pasquier /.?/■. 12, tome IL p. 47, ;i.