‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 35 sur 106 · S) II · texte numérisé non relu

S) II

(9) Furetiére trouve le mot vieux.

Parler se rencontre anciennement avec un régime dans des expressions comme parler choses vaines (funditare verba [Nicot]) ne ne pas parler un mot (id).

Desportes avait dit :

Je parlay dans mon cœur mainte chose inconnue.

Levers est souligné. {\)

Paroir est marqué d'un nota. (2)

C'était un vieux verbe encore usité au XVP siècle. Thierry, La Noue, Mellema le signalent, et après eux Nicot, Ilulsius, Cotgrave, Oudin, Monet, Van den Ende, Duez même et Pajot.

J'en trouve encore dans Manpas la conjugaison, où seul le futur perray est donné comme étant moins en usage que paroistray . (3)

Partir (4) est corrigé de la même façon. (5)

Il était à peu près] dans le même cas. On lit dans du Perron [OEiw ."i"^^) : Tant qu'il seraparly et divisé. Maupas le cite au sens de diviser. (6) Mais il a cédé à répartir qui ne se dit lui-même que dans un sens plus spécial.

Pers est « un épithète qui ne vaut rien, » (7)

Dans le vers où il se trouve il fait évidemment cheville :

Et ne voit tant de flots et tant de vagues perses Comme il roule en l'esprit d'affections diverses

Mais c'est sans doute au mot lui-même que Malherbe en a; le tour de sa phrase l'indique et aussi ce fait qu'il a encore rayé le mot ailleurs, où il n'est nullement superflu :

Un berger sur l'herbe se renverse Et descouvre à ses pieds, marqué de couleur perse. Un serpent (8)...

Ce vieil adjectif se rencontre assez souvent au XVI' siècle

(1) Am. H. son. 40. ms. B. N.

(3) Gram. 118 v°.

(4) V, Littré hist. du moifartir, et surtout Godefroy VI, 10.

(5) Im. de l'Ar. Roi. fur. IV. 398.

(6) Gram. 112 v*.

(7) El. I, 19, IV, 376.

(8) Ms. or. RoJ. f. î" Î20 r°.

i)K i/archaisme O"!

e„co,-e.(l) Thierry le InuluU pa,- carn.le.., Mellemu par ,ee,;sc,,, hnnek, hlmi. l'alsgrave l'in.liqHO (p 306)

Ap.-os Xicot, Ilulsias Canal, C. 0„.li„ , M„„ei, van don Ende et Pajol on ne le signala,! plus que comme vieux mot. {V. Furet et 1 Acad.) Racne s'en souvient cependant aussi bien que La Konlaine ■ « Comme d.so.ent nos vieux traducteurs : Minerve aux veux oers' c^st^entre le bleu et le vert. ,. (.) Mais cette formule ^rr.:;::

Plainu (3) est ,< mal „, „ pire encore que nme. „ (4) Il se rencontre souvent encore dans le XVI" siècle. Mais les gramma„.,ens ne le donnent pas tous. Paisgrave, Mellema, La Noue .otgraye et plus tard Van den Ende le connaissent. Thierry Horn kens, Nicot, Canal, C. Oudin et .Monet l'oublient

C est un des termes pour lesquels M- de Gournay a combattu a fiman que non seulement il était dans les auteurs mais qu' le « 1 a^a,t ou, d.re à deux Dames de la .cour pertinentes et relvé depuis un an. » (3) leietees

Le mot, suivant elle, n'était donc pas tombé en désuétude et il y avait lieu de le conserver ., puisqu'il ne pouvait être compe se o.aclemeiit par «•„, cla,neun. plaintes, doléances, ni par rien ou P- lui mesmes, si ce n'est avec la circonlocution qui s appel eu e souise en f-çais et en laliii partout où on peut s'en pass'e. o" sail ce qu il advint de ce plaidoyer.

Point est « mauvais. » (6)

il lÏt'ici" On rT-f r'"'"" " '^"'^ P"^ ^" ^«- «S»-«. -mme est .01. On sentait la ,< pointure „ du désir, de l'espérance, etc.

(1) V. Littré/u>^.

(2) VL 12. Rem. sur l'Ode

14) Div. Am. co.up. 4, IV, 443 • El I 14 iv q-i t O. I., eo™,,. <^330v.,Co„;.tf;elf Coi;^;:Uo" '"'"'' "^* """^

^Y2 tA DOCTIUM: Dtî MALHERlUi!

Cependant Mellema cite déjà l'expression pozWrWa conscience en la faisant précéder d'une croix. (1) Y avait-il donc hésilul.on ?

\u XYir siècle en tous cas, et il commençait peut-être a en être de môme à la lin du XYl', le mot reste français, mais sans être bien usité, et La Bruyère constate que lusage lui a inéîéré pKjiier. (2)

Prwie « ne vaut rien. » (3)

Un rencontre encore cette forme au XVP siècle en dehors des expressions consacrées où elle s'est conservée jusqu'à nos jours : Estre le premier de la Grèce, c est facilement estre le prime du

monde. (4) ,, . , j *

Thierry, La Noue, Mellema, Nicot, Colgrave, Monet lœ donnent. Mais plus tard le mot na plus que les emplois qu'il a définitivement

gardés.

Remarque. Malherbe n'approuve pas le mot prune comme

épithète à cheveux dans ce vers :

Quel est de votre chef l'or prime et délié. C'est qu'il signifiait ici à peu près la même chose que délié. (V. Nicot : . prime id est tenuis. » C. Oudin dit la même chose). Prouesse est vieux (6), d'après une note ajoutée par la copie B. Nicot affirme, au contraire, qu'il traduit Yii^hen prodezza, 1 Espaonol proeza, et qu'il se prend pour un acte hardy et de grand cœur. Hulsius le rend par Mannheit, Tapferkeit, c'est-à-dire qu il ne lui connaît aucune valeur péjorative. ,,, , oQ^

Néanmoins on peut voir par une remarque de Yaugelas(ll, t2.i), que Malherbe avait dit juste, u Le mot,suivant les délicats de 1047, itait vieux, et n'entrait plus dans le beau style qu en raillerie » La Molhe le Vayer, lui-même, reconnut cette déchéance, puis Thomas Corneille et l'Académie. Prouesse ne s'en est jamais relevé.

(1) Pals-rave donne poindre comme équivalent à 7 pncke, Lanoue, Nicot, Pinal C "oudin, Monet citent pomdre sans observation.

^S) XIV Richelet dit de même: poindre pour o/Tenser, français, mais peu usité.' Pajot le cite avec cet exemple : ce discours^ me poind.

(3) Epit. Reg. fun. sur la mort de D. IX, IV, 4/0.

(4) Mont. II, 36 .

• (5)£:/. 1.4. IV, 35fi.

(6) EL II, av. 2'. p. 39-2. Copie B.

i»n i.",\n(:;i\rsMn 273

naimcoiix est moins l„„i ,|,„, ,-ummi,:t (().

U- XVI" siocla on,,,l„ya.l souvent eneoiv l„ vieille f„,„„, „•„„,. 'I l'in réservée à lu langue spéciale ,1e lard dure

I lii-rry, Mellema. Nicot et les autres eonservent;.«»,.,..«,ainsi m,e m« ; «rauncrau ,,„-a„eu„s escriveni par «, rainceau, co„,„,eaussi o" le prouonee, est le diminutif de ramea,,, fait selon le mol itali..» u^'ncello, c,u, est fait ,lu din.inutif latin nanu.culus (Nicot) „ lluls.us s.guale toutefois mim comme vieilli '

cS XVn"'''"T" ''■™'' "'" P'"*^ «»"-— >tp.-oscritIc mo,. l. est le XVII" siècle qui s en est chargé.

Jefraichir est corrigé en rafrc.ckh: (2) Littré rapporte, san. cacr .1 exemple, ,,ue l'ancienne langue disait souvent aLsi r.fj^:.

Les grammairiens du XVF siècle sont partagés. Thierry donne raf^csc. c^t non l'autre; Meliema, au contraL, ne <lonn I refresCur; Des .accords es, de l'avis de Thierry ainsi ,ue La Noie.

Nicot ne se prononce pas et donne deux articles assez hi^arrement eontrad.eto.res. .i rafr„i.,M,.. il cite des exemples sans aucune observation, à refr.sckir il répèie un ,1e ces exemples et fait,,

Colgrave a trouvé les deux formes et les reproduit ; Hulsius Canal et van den Eiide aussi.

Sauf, neseditguèrc seul, ondit: j'en échappai. «;«..W(3) „

xviS; " """*" """"'' *"""■"'■ ' '■'-s»=-''-i"..

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•le houve cependant l'a.ljeelif seul dans Meliema (behouden I lyen). Canal (salvo), Colgrave (safe, suve'^ ^^,„ ,|cn !• n,|e. Due"'

(1) El. I. 19, IV, 377.

(2) Dh\ Am. 15. IV, /l;31.

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