‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 38 sur 106 · R LA DOCTRINK DE MALHERBE · texte numérisé non relu

R LA DOCTRINK DE MALHERBE

C'est rémancipadon dont nous avons parlé qui continue. Duval ne (lisait pas autre chose, quand il aflirni'ait que, sans les instances de quelques amis, il n'eût pas mis un mot de latin dans sa grammaire.

De r emprunt aux langues étrangères,

Parangonner est souligné [El. II, 5).

C'était un dérivé de parangon^ peut-être aussi un emj)iunt direct à l'italien ou à l'espagnol, paragonare ^ paragonar .

Quoiqu'il en soit, tout le XVI* siècle s'en était servi, etNicot, Monet le comptent encore comme un mol français, (t)

Mais il n'apparaît plus que très rarement après Malherbe et les lexicographes le donnent à la fin du XYIP siècle comme vieux et burlesque (Furet. Ac. Rich.) Pajot ne fait pas d'observation et le 1*. Labbe en cherche la définition et l'élymologie : Parangonnir proprement c'est mettre angle sur angle, costé sur cosié, coing sur coing, et en suite comparer, confronter, et mesurer une chose à une autre pour scavoir si elles sont pai'eilles. » (2)

Je ne connais dans tout le Commentaire (ju'une seule protestation contre l'influence de l'Espagne. Voici la phrase (}ui la motive :

Vous n'estimerez pohit, s'il vous plaist, que... Je vous vueille enchérir mon amoureux soucy. (3)

« Elle est, dit Malherbe, espagnole. »

(1) Il n'est pas dans Hulsius.

(2) Etym. p. 375.

(3) El. I, 5, IV, 358. On trouvera un passage plus cai-actéristlque dans Deimier, Acad. p. 36B. Noter que Malherbe emploie dans ses Lettres familières des expressions espagnoles, comme « donner le parabien, » (111,303)

CHAPITHb: Vin

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