DES DIALECTES
Il n"a jamais été qncsiion au XVP siôcle, comme beaucoup l'oiil cru d'après quelques paroles d'apparence léméraire lancées j.ar l'.onsaid on H. Estienne, de détruire l'unité de la langue, et de rétablir, comme le dit M. Nisard, la féodalité dansle langage! alors qu'elle disparaissait peu à peu dans l'Etat. La centralisation était faite définitivement depuis François ]"'.
Il s'agissait seulement de savoir si l'on ne pouvait pas cnricbir la langue, qu'on cherchait de tontes manières à« amplifier >^ de quelques mois utiles venus des provinces, qu'on y ferait pénétrer pour les fondre dans le fonds commun.
^ Les textes mêmes le démontreul. M Konsard ni du Hellay, ui Estienne, n'ont jamais prétendu autre chose: « Aujourd'huy/dit Honsard, pour ce que nosfre France n'obéist qu'à un seul Hoy, nous sommes contraints, si nous voulons parvenir à quelque honneur, de parler son langage ; autrement nostre labeur, tant fust-il honorable et parfait, seroit estimé peu de chose. » (1) II. Estienne n'est pas
moins formel. Il veut seulement qu'on s'épargne daller trop loin aux emprunts, et, qu'avant de chercher che2 les étrangers, on cherche chez soi, en ayant soin eu outre « d'en faire tout ainsi que d'aucunes
l;Rons. Vil, .'^22.