‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 42 sur 106 · DES MOTS TECHNIQUES · texte numérisé non relu

DES MOTS TECHNIQUES

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clnii iWscni /e?iitne7it ou Uniment , il laul lo leur laisser (1), avec tous leurs « appareils » (2), et les mots plus ou moins « sales » dont ils se servent el donl nous parlons ailleurs. A eux d' « entamer » les chairs, mais la llôche de l'Amour n'opère pas comme leur bistouri, et ce vilain mot ne peut servir aux choses du cœur. (3)

(( Idéal Q,?,i un mot d'école et qui ne se doit point dire en choses d'amour ». (4)jOn serait tenté de donner à Malherbe trois fois à copier le passage de Théoph. (laulier : 0 idéal, petite Heur bleue..., si la vérité scientifique n'obligeait à constater que le mot. pour devenir usuel comme il l'est, a dû perdre un peu de son sens primitif et abstrait^ et que l'Académie elle-même ne le considérait encore à la lin du XVIP siècle que comme dogmatique. (5)

Caler avait été pris par les écrivainsduXVP siècle aux mariniers, d'abord dans l'expression caler la voile ^ puis seul, au sens de céder. (G)

On le retrouve dans Desportes, mais Malherbe ne l'y a pas laissé passer. (7) Nicot, il est vrai, ne le donnait déjà plus comme usité qu'entre mariniers. Monet, Richelet, Furetière, l'Académie ont achevé de le proscrire de la langue littéraire.

(1) Sa rage accoisée au doux leniment d'une paix. « Langage de médecins » [D. Il.comp. 1, IV, 281). Du Vair dit à la marquise de Montluc qu'il n'y veut porter le leniment de sa main {Let. de Rosset p. 230).

(2) EL l, 16, IV, 373. Comp. ms. B. N. Am. d'H. 75.

(3) Il est vrai que Desportes, avec les poètes de son temps, abuse un peu du sens et fait souvent de entamer le synonyme ûeblesser [El. II, 5, et surtout D. I, 47, où il parle dentamer sans relâche, ce qui indigne Malherbe, IV, 257) ; mais quelquefois il emploie entamer dans son sens propre (V. D. \, rim. tierc. avec l'observation de Malherbe, IV, 272). Quoi qu'il en soi', Malherbe, qui avait d'abord usé de ce mot (1, 15), semble l'avoir totalement abandonné, et il le relève. [EL I, 15, IV, 371; Div. Am. comp. 4, \\,^A\;ib. son. 7, IV, 4-23; Epit. comp. 2, IV, 471.)

(4) Cleon. 20, IV, 334. Je ne sais si Desportes avait le premier emprunté ce mot, je n'en connais pas en tous cas d'exemple antérieur.

(5) V. chap. de la poésie.

(6) Peut-être linfluence de l'italien calare avait-elle contribué à le répandre ? V. pour les exemples l'histor. de Liltrè.

(7) ELI. 14, (lus. 0. N.). ,

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