DE L'ARTICLE
M Bockmann <1„ avec „„ ,„.„ dVmphnse (1) que „ les droits de l...t. Icont de reconnus et Oxés pa,- MalluMbc. „ La phrase n s,g,„l,o pas, ranteur prend soin <le l'indiquer - que Mlîherh n 0 serv. l'usage que nous suivons, elle veu't d,re sel™ n qS
Il es. vrai que plusieurs des gran.mairiens du XVI- siècle encore .ntluences par les longues hésitations de l'usage et u 1
de pa.t.e du discours ni en interdire l'ellipse. Dubois n'en -Zl poml parlé; Ra„,„s en lui consacrant un ehapi ,reo„ " s
^ (!) Etuae sur la langue cl la versification 4. M„ll,crl,e (Elberfeld, „t3l (2) Gramere. p. 79.
BRUNOT
nnS t\ nor.TuiNR ni: MALiiiCP.r.K
Mais Pillol fl cl r.iiKlaciciix Mclgrot (2) l'avaient rango au nombro dos « parties d'oraison >.■, et 11. Eslionne avait montré qu'il se faisait une idée très juste et très nette de l'importance de ce petit mot: « Entre autres avantages, dit la<( Conformité du langage françois avec le grec, » que nostre langue se pcull vanlci- d'avoir pardessus la latine, est l'usage des articles », et toute la suite du chapitre établit par des exemples habilement choisis quelle facilité l'article délini donne aux Français pour déterminer les objets dont ils parlent, et au besoin pour faire des substantifs comme le dedans, le dehors, etc. (3)
Ces idées, qu'éclairaient chez Estiennc une connaissance profonde du grec et un rare instinct philologique, ne lui étaient pourtant pas personnelles. Elles étaient apparues aussi aux poètes de la Pléiade, vagues, il est vrai, comme elles pouvaient venir à des poètes, mais assez fortes pour qu'ils aient pensé à les exprimer dans leurs manifestes, ce qui prouve une fois de plus, soit dit en passant, qu'ils étaient moins dépendants qu'on ne l'a cru des préjugés latins. Rien, suivant Ronsard, ne déligiire tant les vers que les articles délaissés, et il conseille de ne les oublier jamais. (4)
Cela ne veut pas dire que les poètes, même « les plus excellents en la langue » se soient considéi-és comme soumis à ce précepte. Vauquelin, Régnier, après le maître lui-même et comme lui, sont « retombés dans ce vice commun. » Une foule d'exemples le montrent.
L'ellipse de l'article était pour eux une licence peu recommandée, mais tolérée, comme bien d'autres. Le grammairien Duval le dit encore formellement on lOUl. Tout en comptant l'article (le défini seulement) parmi les parties du discours, il ajoute qu'on peut quelquefois « donner un champ libre à l'oraison sans l'astreindre de ces petits nœuds qui semblent retarder aucunement sa course et alentirpar ces entrecouppes de mots non significatifs la violence
(1) V. A. Loiseau, Et. hist. et pliil. sur Jean Pillot, p. 85.
(2) Ed. Fœrster, p. 26.
(3) p. 121 et sv.
(4) Œuv. VII, .329; comp. Du Bellay, Dcf. U, 9.
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Le substantif, sauf dans dos c-js m.h;. i-
outre, iinpliciLpnt ' '"""f' ^ «bscrval.ons et se trouver, en H <lu livre ''So .:::": ''": '™'ar,,ue relative à l'éi -,,.,
autrement il faut dire Ip f ^ ,' . ' ''"'" '"™'-'se, es
^^^^^ ^^^^^ '"/.(.) Ce,t ,nd,quer que le subslanlif ne s'en.ploi
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(1) L'Escholc fr. p. 143
'ion de 1618, la seule que nous !v"ont-„ f ""°"' '"""''•''•^ "'-^l''^ IMi-
P'"é tous les passages aux pass™ es "n ■" """",■ ^''"' """^ "^■""^ <=""'"
irMau'r'"^^'"^'''"^''"'^^^^^^ ia ... édition.
archaïsme? IV, 3G2. ' ' P^ut-etre condainne-t-il cet
4) LA DOCTRINK DP; MALUF.Rniî
Article défini
Remarque 1 . — Les noms abslj-aits, coinmo les aulros, sp font précéder de rarticle. On ne peut pas dire : fureur guide leur entreprise ; il faut la fai'eur (I) ; ni :
C'est qu'en despitdu Ciel, de Fortune et d'Envie...
« Il faut deVEnvie, ipouv fortune, passe. » (2)
Ainsi les noms de personnilications seuls échappent à la règle. (3)
C'est la fin de l'usage qui avait permis jusque là de construire sans article les substantifs abstraits, comme on les trouve souvent encore jusqu'à la lin du XVI" siècle .(4)
Les grammairiens contemporains de Malherbe, sans s'expli(juer autrement, fournissent des exemples ([ui prouvent qu'ils pensaient comme lui. Masset écrit : la pesanteur de for (o), et Maupas : Les vices s't/ rampent aisément, qui ne les sarcle et arrache par la méditation. (6)
Le sentiment traditionnel de la vieille distinction entre les ditTérenles espèces dappellatifs sous ce rapport est donc perdu.
(1) Am. d'H. ch. 11, IV, 326.
(2) Am. d'H. G7, [V, 317. Comp. D. II, songe, V ÔO r :
Luy demander merci Et que mort ou pitié mist fin à ma tristesse. Malherbe a souligné comme nous l'indiquons.
(3j Mallierbe emploie souvent seuls des mots comme nature. I, 132 ; 1. 147.
(4) Voy. Vauq. Œuv. II, 516.
I^a Chasteté, la Courtoisie, Loin de Chagrin et Jalousie.
Comp. Régnier ; vertu n'est pas morte (sat. 2) ; si fortune s'en moeque (sat. 4), dès jeunesse (sat. 6).
(6) r3(), r\ Comp. 1" éd. p. 112 ; Es propos où n'y a point d'interest à les prendre défmis ou non, aussi pouvez-vous y employer articles définis ou non, et de tels y en a plusieurs, notamment des choses dont l'essence ne gist point en matière corporelle, ains en intellectuelle. Exemple : Noblesse ■provient de iwrta ou la Noblesse provient de la vertu.
ut; l'akticle 341
Hriiiiirtjiir '■J. — L ;i(lj(M'lir/o/// ne jh'iiI |t;is rire assimilT' aux dt^leriiiiiiatifs (jiii cnlraînont la suppression tic l'ailicle. Dans ce vers :
Que j'escry toute nuict ce que je n'ose dire. (1)
Malherbe a souligné toidr niiil.
Doimier nous donne le sens de celte note à propos d'un vers de Ronsard pris dans l'hymne de Calays cl de Zothés : « Pour quelque chose ({ui sciait ou ([ui conlinui' durant certain temps, on dit tousjours ainsi : touti' la nuict, tout le jour, t(n(te lasepmaine... » (2)
Maupas est plus précis encore : « L'adjectif tout^ dit-il, précède son substantif qui luy csl apposé au moyen des articles le, la, les, de cette sorte : tout le moude, de tout le inonde, à tout le monde.
« Ja-soil qu'au nombre plurier il semble estre indiffèrent : Tous hommes et tous les hommes sont sujets à tous les accidens de fortune. » (3)
C'est à peu près ainsi que Malherbe écrit lui-même. (4)
Article indéfini
Il est aussi indispensable que rarticlc défini, lorsque le sens rappelle, (jue le substantif soit sujet d'un verbe, ou régime, soit d'un verbe, soit d'une préposition. Ainsi ce vers est incorrect:
Si chaud désir m'aiguillonne et me presse.
Il faudrait tin si chmid désir. (5) Voici d'autres corrections analogues :
Lors comme un qui choisit lieu propre à sa vengeance . En note : nn lieii propre. (6)
Mais quand j'estois charmé d'obfet si désirable .
(1) Am.d'H.2, f-TSvo.
(2) Acad. p. 466.
(3) Gram. 37 r^ (1" éd. p. 72).
(4) V. Lai. V. Lex. art. tout et Introd. 'jr. p. 19.
(6) El. II, Av€nt. 1", IV, ;}SS.
LA DOCTniM;; DE M \LiiF.rini:
En note : d'iin objet . (d)
Me tenant nniserablc en fièvre continue Qui trouble mon cerveau. . .
En note : ce n'est pas bien dit: Je suis en fièvre qui me trouble, il dcvoit (lire en une fièvre. On ne dit pas : « Je suis en peine qui me travaille fort, » mais « en nne peine qui me travaille fort. » (2)
Article purtitif
L'ellipse du partitif est en génei-al interdite. Ex :
Les traits d'une jeune guerrière, Un port céleste, une lumière, Un esprit de gloire animé, Hauts discours, divines pensées.
Et mille vertus amassées Sont les sorciers qui m'ont charmé.
<( Quel langage est-ce, que hauts discours sont les sorciers qui m'ont charmé... Il falloit dire de hauts discours. » (3)
Toutefois je ne pense pas que Malherbe ait donné à celle règle l'extension que nous lui donnons aujourd'hui. Lui-même alors l'eût violée à chaque instant, et, quelque liberté qu'il prenne avec ses propres théories, les contradictions sont ici trop nombreuses pour n'obliger pas à y regarder de plus près.
{\)El. I, 7, IV, 361. Comp. Dh\ Am. Compl. 2, IV, 433; Cart. et Masc. cart. 1, IV, 4Gl,etc.
[2)D. II, 49, IV, 238 Si le mot "peine n'était pas ainsi déterminé et qu'il fût seulement suivi d'un adjectif, on n'aurait que faire d'article. Malherbe écrit : en si beaxi sujet de parler, (I, 107) à si beau dessein, (1, 176) à si belle entreprise, (I, 259) en âge si bas, (ib.) en si belle aventure. (I, 282) Ménage a même remarcjné qu'il « alTectoit ces façons de parler. » (p. 203 Deimier trouve qu'elles sont bonnes, mais qu'il y a meilleur: en ?<«. si beau) sujet, (p. 142) V. sur l'emploi de l'article avec le pronom autre Q.\\\ pronoms indéfinis.
(3) Am. d'H. c\\. I, IV, 302. Comp. Maupas, éd. 1°, H : « Le langage seroit baalllant, disant: Baillez movvin. J'ai acheté bois. »
m: L'AttTiCLK 34;j
D"ai.li(' iMi-l jr II.' saclic pas quil ail fait à Dcsportcs iino souIc aiilic lois le mriiK' ivprocho, ot coponriunt il on a trouvé l'occasion. Voici liiiil vers où le vieux poc((. moud',' (oiilr son iiidéprinJaiice (le laiigaj^fo :
Sont-ce dards ou regards que les traits élancez
De ces deux beaux Soleils, Koys des âmes plus fieres?
Hâ, ce sont des regars clairs d'ardentes lumières;
Non, ce sont dards cruels dont les cœurs sont percez.
Sont-ce charmes ou chants que les sons gracieux
Dont sa vermeille bouche est si bien animée?
Ce sont chants qui l'esprit peuvent ravir aux Cieux,
Ce sont enchanteniens dont j'ay l'ame charmée. (\)
Ces vers ont passé sous les yeux du critique, qui y a remarqué autre chose, mais sans souligner d'un trait les ind^'cisions de la syntaxe. C'est qu'il écrit lui-même:
Celles que la vertu produit, Sont roses qui n'ont point d'épines. (2) Grandeurs, richesses et l'amour Sont fleiin^ périssables et vaines. (3)
Il semble en résulter que ratiribut du verbe rlrr peut, d'après lui, se passer des particules partitives.
On pourrait montrer que Malherbe étend cette exception au régime du verbe avoir et d'autres verbes; il n'a donc rien fixé en cette matière.
Deimier est plus précis, (ij Suivant lui, 1° Quand le substantif est sujet, il faut considérer si la phrase est intei'rogalive ou positive. Dans le premier cas, on ne met pas le partitif, « le pronom ce occupant bien à propos le lieu de l'article ^/rs-, >, dans le second cas, il faut l'arlicle. «Au troisième vers de la shmce. la différence du sens faict varier la phrase. Car s'il estoit autremenl. il y auroit faule d'un
{\)Cleon. st. I, r 122 \\ (2) Œuv. 1. p. 301, v. 40.
(:î) Ib. 287, v. 36.
(1) La stance citée est celle de Desportos, ce qui rend cette observation particulièrement intéressante.
344 h\ DOCTRINK DR MALHERBE
article en ccstc îac^onjla! ce sont regards clairs d'ardantes lumières. C'est ainsi doncqucs qu'on affirmant une chose qui csl démontrée, il faut parler en ceste manière : Ce sont des hjons et des liotands ces soldats si valeureux. Ce sont des Dieux ces hommes si sages, n (1)
2» Quand le substantif est régime, on distingue s'il est abstrait ou concret : « C'est une chose qui est dicte bien à propos de parler
ainsi: Il donnoit, vir/ueicr, odeur, verdeur et autres mots qui
signifient des accidens ou des qualilez. (^est pourquoy on dit ordinairement ainsi : So/i courage estoit si grand, quil donnait vigueur à ses ô)'as, bien qu'ils fussent cruellejnent navrez. La réverbération de ce verre donnait verdeur à la campagne. Mais à bien parler ,on ne dira jamais: le soleil donnait fleurs ou fruicts aux jardins... mais bien en cette façon ; le soleil donnait des fleurs ou des fruicts aux jardins. » (2)
Expressions verbales. — Par exception, dans le cas où le substantif fait partie d'une expression verbale composée, comme envie dans la locution impersonnelle il m en prend envie, il ne faut pas d'arlicle. Dire comme Desportes il nien prendra l'envie pour éviter la cacophonie, c'est « faire un solécisme. » (3)
On dira de raQxna perdre temps, (4) faire grâce, (5) avoir foi (6).
Toutefois Malherbe ne règle pas tout à fait comme nous la syntaxe de ces expressions. Aujourd'hui elles sont pour nous des locutions toutes faites, qui ne changent plus, dans quelque phrase qu'on les place.
Je veux dire que la proposition peut devenir hypothétique ou négative, l'article n'y reparaîtra pas, encore que la soudure des éléments semble se rompre par l'introduction d'une particule négative. Ainsi on écrira la fête na pas lieu exactement comme la fête
(1) Acad. p. 115.
(2) Acad. 165.
(3) El. I, 6. Voir l'addition à la remarque, IV, 359.
(4) Malh. Œuv. I, 404 (trad. de T. L.)
(5) Ib. 144.
;6) El. II, .Vv. 2\ IV, 300.
DE L AKTICLE 3 i,;j
ar,f lien. Mallierbo cùl ,'.cril au coiilrairc A/ ff''tr n'a pns ,|,. /ion. Ex. : « Il fut arrêté quo 1 alliance avec les Homains n'auioil peint de lieu. » (1)
La règle aiïérente se trouve m»^me donnée nettement dans le Commentaire. Desportes ayant écrit: à qui plm désormais pcmrrai-je avoir àa foi, Malherbe ajoute : J'eusse dit avoir foi', négativement je dirois : je ne puis plus avoir de foi à ses paroles. '2)
De même, si le verbe est précédé d'un adverbe de quantilé comme que, combien, on ne peutpas écrire avec Desportes : « Oh ! qu'amour m'a fait tort'.W faut dire m'a fait de tort. On dirait bien: qu'Amour m'a fait, jrand tort, mais que se rapporte \\fjrand, comme (jui diroil : cov.ibien grandi 0^ dil que vous avez de tort et non que vous avez tort!>>{:i)
Qu'on rapproche de cette remarque certaines phrases de Malherbe lui-même, telles que celle-ci: faites-moi cjnke et vous l'aurez, où un relatif se rapporte au substantif ^;Y?ce, comme si celui-ci gardait dans la locution faire grâce sa valeur ordinaire de régime, on est amené à conclure que Malherbe décomposait encore ces locutions ou au moins quelques-unes d'entre elles.'
Pour nous, au contraire, elles sont des juxtaposés désormais indivisibles. Il est probable que quelques-unes étaient déjà {larvenues à cet état du temps de Malherbe, mais il faudrait, pour affirmer quelque chose sur ce point, des renseignements détaillés que ses œuvres ne fournissent pas.
De et des. — t» Devant les substantifs précédés d'un adjectif, il faut employer de et non des, et dire de hauts discours. (4) Quand l'adjectif suit, il faut des. (3)
(1) Œuv. I, 418. (T. L. 16)
(2) El. II, Av. 2«, IV, 393.
(3)A?n. H. El. 3, IV, 309
(4) Am. d'H. ch. 1, IV, 302. Malherbe n'avait pas toujours été fixé sur ce point. V. I, 68, v. 10.
(5) Div: Am. St. 2, IV, 439.
Ce n'est pas sans raison qu'où le donne des ailes. Un carquois plein de traits, et de flammes cruelles. « Note ceci ; car s'il veut dire ; un carquois plein de traits et de llammes,
ijtG LA doctium: de .malhckhc
La faute contre la seconde règle est plus grave ; néanmoins le premier principe, qu'on viola encore longtemps, paraît dès ce moment établi. .Maupas dit : « Si les adjectifs sont mis et construits dcviiiil l('iii-s siibsliintifs, au lieu des articles r/v, de /', dr A/, dcs^ il vaudra mieux metlre de. De bon vin, de fine soijc, de belle esto/fe. De 7)1(1 ff ni firjues rois, de sçavam docteurs. (1)
Et bientôt Vaugelas hésitera à faire une remarijue sur cette question que personne ne débattait plus, (2)
2° Après une négation, on emploie de et non des. Ex. : ce tyran sans merci qui pour ))ioi na jamais eu *îailes'^i non, comme av;iit dit Desportes, ce li/ran sans merci qui pour moi neuf jamais ih'^ ailes. {'S)
Ailleurs Malherbe étend timidement la règle plus luin encore. A propos de ces vers :
Ne semez poiul des fleurs sur la tumbe sacrée Du valeureux le Gast...
Il ajoute : « Ne sème point de fleurs » est mieux dit ; je ne blâme pas des fleurs. (4) C'est ici le démon de runiformité syntaxique qui le tente, car la suite de la phrase appelle au contraire des lAuiùl que de :
Ne semez point des fleurs,...
Mais des marques de guerre, escus, lances et dards :
Autre ornement funèbre à sa cendre n'agrée.
L'antithèse est incontestablement mieux marquée ainsi, que si le poète avait écrit, comme le voulait Malherbe, />o//i^ de fleurs. C'est là la forme usuelle, mais la langue moderne s'est gardée
la construction est bonne; mais c'est chose ridicule de dire un carquois plein de llammes, car le carquois n'est pas un lieu à mettre du feu. S'il veut dire : un carquois et de flammes, il faut ; car il doit dire : un carquois et des flammes, comme il a dit rfes ailes. »
(1) Gram. f> 25 r» (leéd.p. 6.3).
(2) Rem. II, G.
(3) Div. Am. c\\.\, IV, 426.
(4) Elût, du Gast, IV, 465.
nn l'auticle 347
avec raison, le droit de la cliaii^-er, pour maniiier une nuance j»arliculir're du sens. (I)
:J" Après ladverbe de (]uaii(i((' <iur^ on emploie (anfùl (lt\ (anfùl des. Ex. :
0 rigoureux Amour, que les feux que tu verses Font dedans nosespris de brûlures diverses !
« Xole que ce que veut dire combien de brûlures quoi incendia ; s'il se rapporlait à diverses, et qu'il voulût dire fjwmt dirersa, il eut fallu dire des brûlures. Que vous avez de maisons bien bâties 1 veut dire combien. Si vous diles : que vous avez des imnsons bien h'ities! il signifie : que vos maisons sont bien bâties! (2)
(1) Le pluriel dos pourrait aussi faire antithèse avec un singulier : Ces animaux n'ont pas des doigts, mais un sabot.
(2) El. I, 13,1V, 370.
<^IIAI>ITIU': Il