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(5) Gram, T 1U7, \\ Voy. Thurot. Pron. fr. II, 290.
(7) Ms. de la Bib. Nat. ¥A. av. 2% T 217 r^ ; Ib. Pyrom.. T 2(i8 v°. Il est vrai que la copie B. de l'Arsenal est plus explicite. De cette forme, dit-elle. « il faut user modestement. »
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D'micfîK.'oii-cMiôralclVmuoldcritilinilil'no doit pas disparaîliv, c est nue licence. On écril rarirm, ouhlieront, prirrois et non varira, oKÙlinml, jjrirois. (1) Dcimier ncst pas moins affirniatif. (2)
Remarque I. — La forme orra est l'objet d'un nota dans les stances i" de Cléonice. (8) Est-ce à dire que Mallierbe la veuille proscrire ?
Il écril lui-même laulôl orra lanlol aira. L'éditeur moderne de ses œuvres a supposé que oirra, oirez, pourraient être des fautes des anciennes éditions. (4) Je serais plutôt de l'avis contraire. On remarque en eiïel que les disciples de Malherbe écrivent oira, (5) et Ménage ajoute: Nous disons présentement on moira, rious 0 ira fis.
Remarr/a." II. — Dans l'original de la ]{. N.. Malherbe a souligné la forme rrcaeil/iray. (()) A l'é|)oquc Je verbe curi/lir hésitait entre les trois formes cueilUraij, cueil/leraij et cacadrai/. {!) Celte dernière élant toutefois peu usitée, on peut conclure (jne Malherbe opie pour le futur moderne.
Au XVIP siècle, caeillcraij et cueillirai/ restèi-enten usa-^e, et la quesliou de ce futur est longuement agitée par Yaugelas. (jui opte pour cucilliray, suivant l'usage de la Cour et des Autenrs.
Th. Coi-neille au contraire affirme que de son lemps ou disait cueillera et l'Académie ratifie cet arrêt. (8)
(1) Bevfj. et Masc. Yillanellc, IV, 158; Am. d'il, eoniu. 2, IV 316- £>. II. Jal., IV, 283.
(2) Acad. p. 137 et 138.
(3) Comp. D. I, p. 1. IV. -^Ol. Esprit Aul)crt reprend laflirniation n 889. col/:.
(4j Lex. p. 43.1.
(5) Racan, Œtir. I, 9.
(6) El. I, 5, 1^ 1G3 r°.
(7) Maupas, f"ll-'j, r" Quant à recueillirai/,nn le rencontre dans les textes du temps, ainsi dans la dédicace de l'oraison funchre de Ronsard par Du Perron : « Vous recueillircz le fruict de ce que j'ay appris en vostre conversation. » (Rons. Œuv. VllI, \S0' .
(8) Yixuii., Ram. 11,259.
412 LA DOCTHINE DK MALIIEUUE
Mais la discussion n'en fut pas close. Je trouve accueillh'ez dans Jean-Jacques (1) qui défend cette forme contre le prote, « attendu que c'est l'usage des gens qui parlent bien, et puis parce que l'analogie le demande... enfin parce que la pcMiultième syllabe de ce mot doit être appuyée par un accent cl (ju'un r muet n'en sauroit comporter. » (2)
Passé défini. — Desportes écrivait parfois la désinence du prétérit par un é: je donné, j'accuse, comme il la pronon(;ait. Malherbe l'en blàmo à plusieurs endroits. (3)
Mais riiistoire de celte question n'est plus à faire. On pourrait seulement ajouter à ce qu'en dit Tlniiol les deux observations de Malherbe qu'il n'a pas citées, malgré ses liabiludes de rigoureuse exactitude. (4)
Mode impératif. — Desportes ayant écrit « laisses en faire Amour... » Malherbe marque cette forme d'un nota, (y) Il enlcndait sans doute que les impératifs des verbes en cr ne devaient pas avoir d*^. C'était en effet une règle assez générale de son temps déjà.
Mais ici le cas est particulier, le verbe étant suivi de en. Or dès 1632, Martin accordait formellement que \'s devant ce mot ne pouvait être supprimée. (6)
Malherbe est-il d'un avis contraire, c'est douteux, car l'usage paraît avoir été en faveur de Vs; il est plus vraisemblable ([u'il n'a pas fait attention (ju'il se trouvait en présence d'un cas exceptionnel.
(1) Let. à d'Alcmb. [^ réf. éd. Fontaine, p. ll'i.
(2) Il ajoute que la faute est si choquante qu'il faudroit absolument faire un carton si la préface étoit tirée. Let à M. Rcjj éd. Bossclia i^Paris, Amsterdam 1858) p. 51, Comp. p, 56 où il revient sur ses recommandations.
(3) El. I, Disc, IV, 378; D. II, 17, IV, 277.
(4) Pron. fr. 1,305.,
(5) Cleon. 61. IV, 344,
(6) V. Tliurot, II, 49 et 50. Il dit par niégarde que cette régie se trouve pour la première fois dans Oudin, car il la cite lui-même dans Martin quelques lignes plus haut. Comp. Vaug. I, 319.