‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 82 sur 106 · IT · texte numérisé non relu

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(3) D. l, 9, IV. 251.

(4) Vaugelas dit qu'elle a vieilli depuis quelque temps (I, 285.)

(5) EL M, av. 2, IV, 394.

bE LA rniiPosiTiON 479

De nn'^me :

Depuis l'heure qu'Amour devers vous m'adressa. « Je dirois à vous et non devers vous. » (1)

On peut voir dans Ilaase combien ce dernier sens de auprès de était donne souvent à devers. (2)

1" /:// = à. /i/Mic convient pas aprrs le verbe mèlc . Malherbe eût voulu sans doute à. car il a barré ce vers :

Ta destinée en la sienne est meslee. (3)

2° En = par. Desporles avait écrit :

Me priiit en trahison, siin et sans deffiance. Quelque étendu (jue fut alors le sens de en, il y avait sans doute là une confusion analogique avec la \ocn{\Qn prendre en traître. C'est lace que Malherbe a voulu noter. (4)

3" En = sur. La préposition prenaitfacilemenl ce sens au figure. De j)lus un grand nombre de verbes expriment une action qui peut (avec une légère nuance de sens) s'accomplir dans ou sur un objet régime. On règne en Erance, et sur la Erance. Ce vers de Uesportes n'a donc rien de surprenant :

Grande est la tyrannie Que si superbement tu exerces en moy.

Néanmoins nous approuverions l'observation de Malherbe : « J'eusse dit sur moi. » (o) L'idée de tyrannie est eu etfet marquée ainsi plus fortement.

A plus forte raison est-il d'accord avec notre usage quand il réprouve: tenir les yeux ^'//^^/e/^/ //'«//. C'est là, en etfet, un des derniers restes du latinisme xedet in eguo, conservé dans la vieille langue. (6)

(3) Cleon, 55, ms B. Nat. f^ 135 r°.

(4) Epit. de Jean des Jardins, IV, 465.

(5) Div. Am. comp. 2, IV, 433.

(6) Cleon. 19, IV, 333.

480 LA uoaui.Nr: dk mamikishk

Ces quelques observations tendent toutes, comme on le volt, à rcslreindre le nombre des acceptions et des emplois de la |)ré()Osilion en. On verra cependant, en se roporlant à ce (jne Malherbe dit de dans (v. p. 474), que ce n'est pas de cette éjxjqiu; (juc dale la grande décadence de en. Elle est postérieure de beaucoup, et Yaugelas est sur ce point beaucoup moins avancé encore que Bouhours. (d)

Es. Nous avons vu que Maupas recommande encore celte forme et en détermine l'emploi.

Malherbe, au contraire, la réprouve dans celte expression faire enceinte es devants. (2)

Il l'emploie il est vrai, lui-mrme, mais seulement dans la locution consacrée tomber es niaitis (3), préparant ainsi les sévérités de Vaugelas, qui condamnera celle loculion même. (4)

Fors. Malherbe admet implicitement trois consti'uctions de cette préposition par l'observation suivante :

Fors du mal qui t'afïlige, et l'ennuy de n'avoir... « Puisqu'il avoit dit fors du mal, il devoitdire : et de l'ennui; mais cela fût mal allé. Il devoil donc dire : fors le mal qui t'afflige, ou que le mal, etc. » (o)

Je ne comprends donc guère pourquoi il a barré dans son exemplaire :

Chacun, fors que moy seulement. (6)

Le mot ne lui parait certainement pas archaïque, car du temps de Vaugelas il >< passait encore pour noble » en poésie, contrairement à ce qu'on pourrait penser. C'est Bouhours et Thomas Corneille seulement qui le déclarent « bas et méchant. » (7)

(1) Vaug. II, 183-4.

(2) Cari et Masc. Masc. des chasseurs, st. aux dames, IV, 462.

(3) II, 11, IV, 152, n. 3.

(5) El. II, av. 2\ IV, .397.

(6) D. II, prière au som. f 44 v°.

(7) Vaug. I, 399. Furetière et Riclielet, contraiivment à Vaugelas, ne le veulent pas non plus recevoir en prose. L'Acadéinie déclare, sans s'expliquer autrement, qu'il vieillit.

iii: i.\ iMJi.i'itsi I ION 481

Pai')ni ne donne li.'ii (iiTà imk' nlis.'ivalioii, loulc lilU'-iain'. (Il'Ko préposilion est coiri^^ée en dissus dans le vers sui\ai)l : Il (le soleil) va luire à son \om' parini l'autre iieinispliere {{).

.N'était (jue df^st/s a vieilli, la correction est trrs Ijonnc et nous accepterions très l)ien sur.

Pour a été relevé par une note assez singulière :

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