‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 83 sur 106 · I-:l tastent les endroits />o<</' se faire doininar/e · texte numérisé non relu

I-:l tastent les endroits />o<</' se faire doininar/e

•< Il l'alloit dire propre ou quelque autre chose. » ('I, Tout d'abord on peut entendre la préposilion autrement, et rapporter l'inlinilil' au vei'be ils talent.

Mais, même en admettant l'interprélalion de Malhei'he. il n'y a là qu'une légère irrégularité de syntaxe. On disait au commencement du XVll" siècle : c'est pour se nni/rr:= il y a de quoi se noyer. D'où l'i'iuiroit est pour se iioi/ev, d'où enlin, un endroit pour se noi/er=i ofi il y a de quoi se noyer.

L'exprassion complète, avec le verbe exprimé, n'ayant pas sur- V('"cu, l'expression elliptique avait des chances de disparaîtie, elle est cependant restée dans le langage populaire.

Pour ne peut pas se construire avec le verbe accuser, comme avec les verbes passer ou prendre. Ou dit bien prendre pniir un dit'u, mais non accuser pour un dieu. « C'est une phrase latine <|ui ne vaut rien en français. » [li)

Sans. Voici'un grand nombre de vers où Desportes avait emplové librement sans, suivant l'usage de la vieille langue (4) et où il en a été repris.

l" Sa/is avec un substanlil.

« (l'est mal parlé de dire : mes ennemis ont juré ma mort sans espérance. » (o)

(1» Epit. de Diane de Cessé, IV, 463.

(2) Im. del'Ar. .Moit de Hod., IV, 405.

(3) Epit. sur la mort de Quélus, IV, 4GG.

(4) Régnier dira de même : sans parler je t'enlends iSut 3^

BUUNOT .,,

i.S2 LA uoctkim: di: \iai.iii,hi'.i.

Ce vers même est mauvais :

La grandeur sans amour est chose misérable . « (ict amour se dcvoit cxpliqnor passivfMiient . » (1

2' Avec un verbe, mrmes nécessités. Le sujet de ce verbe ne peut ôtre autre que le sujet de la phrase. « Je n'approuve pas cette façon de parler : « il Ta tué sans l'avoir offensé. » Je dirois : « il Ta tué sans en avoir été offensé. » (2) De même : <( Le temps léger s'enfuit sans s'en apercevoir . Je dirois sans que je m'en aperçoive. » (3)

Les exigences de Malherbe sont ici justifiées, les deux phrases de Desportes étant équivoques. Maupas cite des exemples de sans construit librement. « sans cultiver et ensemencer, la terre ne produit que roiices et chardons . .. sans endoctriner les esprits, ils ne foisonnent qu'e?i vices. » (i) Mais on ne saurait faire aucun rapprochement entre ces phrases et celles que Malherbe a blâmées.

Quoiqu'il en soit, la liberté de construction de sam a été restreinte ; l'ancienne langue avait là un tour léger qu'elle a perdu tout comme la facilité de construire les gérondifs. (Voir au chapitre des participes).

Remarque. La locution sans égard ne se construit pas comme sans avoir éqard, on dit : sans avoir égard à cela, mais non : sans égard à cela. (îj)

(1) El. I, IT, IV, 374. Comp. Am. d'H. el. 2, IV, 308.

(2) Am. d'H. 81, IV, 322.

(3) Cleon. 21, IV, 334.

(4) Gram. {° 155 r°.

{h)Div. Am. pi. 2. IV, 443.

CIIAIMTUI': VIII

1)I^]S COX.lO.Xr.TKKNS

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