‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 94 sur 106 · I. OIMMISI IKjN a MAI.III.Itlli: ."(V · texte numérisé non relu

I. OIMMISI IKjN a MAI.III.Itlli: ."(V

(hi croil donc raiitciir acquis aux ancions mailros, (|uau<l Imif à c<)U|).au lieu de ces ^fauds moi'ls.ro sonl les clicrs ilc la " iioiiv. Ile bande » (ju'il invoque :

Mén'U'd, Gonibaut, liardy Mallierbe, saint Amants (.vicy (Ij

Ternis pour demi-Dieux cliez fous les Courtisans

Avec combien (relïorts d"une luysanle flame

Elancez-vous en haut, les mouvements de l'Ame ?

Les François, sans tlatler, le Framjois ont apris

Quand ils ont à loisir fueilletté vos escrits...

Votre muse est divine et vos vers immortels,

On leur doit comme aux dieux ériger des Autels,

Si le Ciel permettoit que vostre renommée

l'ut selon son mérite entièrement aimée

D'un prince vertueux ainsi qu'elle est de moy,

Votre destin seroit toujours avec le Roy

Commandant dans le Char d'une riche fortune.

<ies mauvais vers sont imités visiblement do Tbéopbile. mais riiomnuige n'en est pas moins formel. Dès lors comment b>ut accorder, sinon que nous sommes encore dans une période (li> transition où l'inlluence de Régnier et celle de Malherbe se conln-balancenf^

Même contradiction encore chez Dniorens, qui, de Ciiàteaunouf, s'appli(jue à remanier ses premiiu'es œuvres (\C)'2ï) et à remellre son stvle à la hauteur des progrès accomplis. Malgré ct^la la tradition est si forle (jiie les Saiires de ibi-0 se réclanuMit eiicdre i\o la libei'té. Sullit, dit rauteur,

comme entre amis tout simplement causer Sans monter sur Parnasse et là peindariser... Je suis si deffiant de mon infirmité, Que jamais je n'ay mis le droict de mon costé

(n Pcut-iHro l'aul-;! lire

Mciiard, (.iombaul, Hurcly, MalluMce qui ajouterait encore à la t-on fusion

Mi(S LE SL'CCKS ])!•: MALIIi:iU!l-:

Composé d'autre liumeiir que ces grands personnages,

Qu'on tient en droite ligne estre yssus des sept Sages,,

Et qui n'enfantent vers qu'ils ne trouvent si bon

Qu'il surpasse à leur goust ceux qu'enfanta Bourbon ;

Je n'entends parler deux qu'en toute révérence

Les ouvrages divins méritent recompence,

Si votre Majesté daignoit en prendre soin,

Sans les scandaliser ils en ont grand besoin ;

Leur chetif Appollon sert encore chez Admete,

Et pour tous revenus il n'a que sa houlette ;

En ce qu'ils font pourtant ils font briller tant d'art

Qu'afin de mieux les lire on ne lit plus Ronsard . . .

De moy qui n'entreprens qu'un médiocre ouvrage. . .

Tels que seront ces vers qui vont du coq à Tasne

Et ne sont que trop bons d'un Poêle à sotane,

Si par hasard l'un d'eux fmissoit par Hymen,

Je prendrois dans l'hébreu pour le rimer Amen,

Tant je suis libertin en ce genre d'écrire,

Qui s'excuse après tout sous le nom de Satyre,'

Un discours fort poly ne fut jamais son fait... (1)

Il suffit, en riant que je morde ou je pique

Sans qu'à me rendre net mon esprit s'alambique ;

Bon pour celui qui croit avoir seul en cet art

Ce qu'a voient Théophile et Malherbe et Ronsart... (2)

De (me) rendre poly je baille sous mon sein

Que jamais je n'en eu seulement le dessein.

Ce seroit mal parlé qui parleroit Malherbe,

Sur de petits sujets si mon sens est petit

Si n'est-il neantmoins sausse que d'appétit. (3)

Qu'on remarque toutefois l'expression qui se trouve dans un de ces derniers vers : parler Malherbe. Elle signifie parler purement. N'est-ce pas là un hommage qui eiïace loules les conlre-prolestalions ?

(1) Sat. XVllI, passim.

(2) s«/:. XX. p. ir)(;.

(3) Ib. p. 158.

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