EXPORTATION
Ainsi, en 1894-95, les Americains du Nord ont achete aux trois Ameriques pour 246 millions de dollars de produits et ils ne lui ont vendu que pour 435 millions; l'ecart estbien plus considerable encore si Ton retranche de ces chiffres le commerce Canadien qui se solde en faveur des fitats-Unis. Le commerce des ^tats-Unis se resume alors par 85 millions de ventes contre 208 millions (T achats, et quelques chiffres de vente n'ont ete atleints que parce que les transactions qui les ont amenes avaient ete conclues sous Tempire des traites de reciprocity ; une difference plus accentuee encore a du avoir lieu pour Texercice 95-96.
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Les Americains ne soot pas decourages; une societe privee « Tassociation nationale des maoufacluriers des Etals-Unis » essaie de reprendre les ten tali ves d'union douaniere, tout au moias d'oblenir la signature de npuveaux traites de reciprocite; elle a fonde a Philadelphie un musee commercial americain, dans lequel elle conserve les collections qui avaient ete reunies pour 1'Exposition Colombienne; son delegue, M. Fishback, decore du titre d'inspecteur des consulats americains, a fait tout recemment un voyage dans L'Amerique du Sud, engageant les Chambres de commerce a entrer en relations avec TAssociation, et k se faire re presenter a un Congres commercial americain convoque a Philadelphie pour le i er juin 1897.
Les efforts de l'association des manufacturiers ont ete encourages par le Gouvernement de i'Union. Le Gouvernement republicain, revenu aux affaires depuis le 4 mars, voulaiten effel modifier la politique economique du pays; il trouvait le bill Wilson insuffisant pour proteger les manufactures de TEst; d'aulre part, le deficit financier s'elevait chaque annee k 250 millions, et il comptait sur des tarifs fiscaux pour le combler. Mais en meme temps, dans son premier message, le President Mac-Kinley annonoait Tintention de reprendre Tceuvre des traites de reciprocite : <t La revision des traites de douane tendra a etendre le principe de reciprocite de la loi de 1890, dont le court essai justifie une nouvelle application. Des pouvoirs discretionnaires pour conclure des traites, pour ouvrir des marches nouveaux aux produits americains per-
mettront de faire des concessions pour les produits etrangers dont nous avonsbesoin ».
Un tarif propose par M. Dingley a ete vote et ratifie par le President; il est essentiellement protecteur, et dans plusieurs cas, les droits depassent ceux du bill Mac-Kinley; il amenera fatalement des represailles de la part de TEurope, les $tals-Unis devront plus que jamais essayer de trouver pour leurs produits des debouches dans les Etats du Sud et du Centre. Le Senat a autorise le President k negocier pour une dur£e qui n'excederait pas cinq annees des traites reduisant les droits sur les produits brulsou les laissant entrer en franchise. II n'est point douteux. que M. Mac-Kioley, qui vient d'inaugurer & Philadelphie le Congres des delegues Sud-Americains convoqu6 par TAssociationdes manufacturiers, ne cherche k conclure avec les Etats du Sud et du Centre des conventions de reciprocity com me celles qui avaient ete signees par 1'administration de M. Blaine et abandonnees sous M. Cleveland.
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